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Cuba : Cuba face à la drogue, le combat de tous

Publié le par Bolivar Infos

Par L. Eduardo Domínguez, Oscar Figueredo Reinaldo, Roberto Garaycoa Martínez

Cubadebate 27 avril 2016

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Le combat contre la drogue est aujourd'hui un sujet qui inquiète au niveau international. Une augmentation importante de la production et de la consommation illicites, jointe à la violence liée à son trafic, ont été certains des sujets abordés mardi dernier à la Table Ronde à laquelle ont assisté la Ministre de la Justice María Esther Reus González, la ministre de l'Education Ena Elsa Velázquez, la première secrétaire de l'Union des Jeunes Communistes Yuniasky Crespo Baquero, le docteur Alfredo González Lorenzo, Vice-ministre de la Santé et le chef de la Direction Nationale anti-drogues du MININT, le colonelJuan Carlos Poey Guerra.

Panorama régional et national

Selon ce qu'a expliqué le chef de la Direction Nationale anti-drogues du MININT, le colonelJuan Carlos Poey Guerra, au jour le jour, on ferme les brèches qui permettent le transport des substances narcotiques dans une situation géographique – dans laquelle entre notre Ile – de plus en plus parquée par le trafic et la consommation de stupéfiants. Pendant son intervention, Juan Carlos a comenté que Cuba n'est pas loin des problématiques et des tendances observées dans le monde et en particulier dans la région des Amériques.

« Même si certains pays du Sud sont identifiés comme les principaux producteurs de cocaÏne, l'Amérique Centrale et les Caraïbes comme points de transit et le Nord comme principal consommateur, ce qui est sûr, c'est que la production d'autres drogues comme la marijuana, les amphétamines, l'héroïne et les Nouvelles substances Psychoactives se situe dans presque tus le spays du continent ».

Poey Guerra a averti que notre pays est concerné par ce trafic à cause de l'incidence des vedettes à moteur qui suivent la route du Paso de los Vientos en passant par le Vieux Canal des Bahamas à destination des Etats-Unis, essentiellement avec de la marijuana, de la cocaïne et du haschisch.

Ces trafiquants, bien qu'ils évitent les eaux cubaines, y pénètrent parfois pour éviter les services anti-drogues. Ils jettent la drogue à la mer qui arrive sur nos côtes à cause des courants marins. C'est qe que nos appelons « imbibitions de drogue ». es paquets s'éparpillent dans les eaux sur une large zone de la côte, même dans plusieurs provinces, ce qui exige une meilleure utilisation des forces et des moyens », a-t-il ajouté.

Le chef de la Direction Nationale anti-drogues du MININT a signalé qu'en 2015, 84 paquets ont été saisis, ce qui représente 906 15 kilogs de substances nocives et 72% de ce qui a été saisi dans le pays.

« 700.39 Kg. de marijuana, 181.76 Kg. de cocaïne et 24,0 Kg. d'huile de haschisch ».

Un autre élément qui rend la situation régionale plus complexe, a-t-il noté, c'est la relation, ces dernières années, de Cubains résidant à l'étranger qui essaient d'introduire de al drogue sur le marché intérieur en utilisant des vedettes rapides et qui, de plus, participent au trafic de personnes. Entre 2014 et 2015, on a travaillé sur une opération dans laquelle ont été arrêtés et sanctionnés des trafiquants parmi lesquels les organisateurs à l'étranger et ceux qui réceptionnaient la drogue à Cuba.

« Face à cette situation, le Système Ministériel d'Affrontement des Drogues du Ministère de l'Intérieur, en particulier les Troupes Garde-frontières exécute depuis 1991 l'Opération Aché destinée à poursuivre, harceler et arrêter les bateaux détectés. Cela a permis d'éloigner les trafiquants internationaux, de récupérer en mer un pourcentage élevé de paquets qui arrivent sur nos côtes et d'arrêter les trafiquants.

En 2015 ont été arrêtés par les garde-frontières 3 étrangers qui arrivaient à bord d'une vedette rapide dans nos eaux dans le cadre d'une opération destinée à un pays tiers dans laquelle on a traité plusieurs kilogs de marijuana.

« Dans cet affrontement, joue un rôle important la population résidant dans les zones côtières, organisée dans les Détachements « En regardant la mer » dans lesquels la participation décisive des jeunes augmente. Ils récupèrent les paquets de dogue et informent sur l'apparition de chose suspectes. »

Dans el cas des ports, on la trouve surtout dans les conteneurs de produits cubains importés ou exportés en transit ou en correspondance pour des pays de la région où la drogue est introduite par des organisations locales avec la complicité de travailleurs des ports, ce qui a provoqué des campagnes anti-cubaines.

« Les enquêtes réalisées dans toutes ces affaires ont démontré que les stupéfiants ne provenaient pas et n'étaient pas destinés à Cuba ».

Dans le cas des aéroports internationaux, a précisé le chef de la Direction Nationale anti-drogues, il est plus compliqué d'introduire la drogue par l'intermédiaire de Cubains résidant ou voyageant à l'étranger, en particulier la cocaïne, la marijuana et les dérivés synthétiques du cannabis.

« Il faut expliquer aux téléspectateurs que ce qu'on appelle les dérivés synthétiques du cannabis sont des substances élaborées à partir de produits chimiques qui cherchent à imiter les effets de la marijuana avec un haut niveau d'addiction et des dégâts pour les êtres humains, qui se répandent dans plusieurs pays comme de l'encens. »

De 2011 à aujourd'hui, on a détecté à Cuba 21 formes et 27 présentations différentes de ces substances à partir desquelles le laboratoire Central de Criminalistique a établi une procédure pour l'investigation d'expertise tandis que le Département National de Technique Canine prépare les chiens à la détection de ces substances.

Les trafiquants perfectionnent constamment leurs modes opératoires pour transporter la drogue. Certaines de ces techniques consistent à ingérer la marchandise (boules de latex, préservatifs ou morceaux de gants chirurgicaux) ou à l'introduire dans le vagin.

« Il y a un grand flux de voyageurs cubains qui se consacrent à l'introduction de la marchandise et des colis en échange d'argent, cachant la substance dans des articles divers », a-t-il souligné.

Juan Carlos Poey a souligné que dans le sports et les aéroports on continue à renforcer les capacités de détection par l'acquisition de matériel de contrôle des passagers et des bagages, avec des chiens et le travail conjoint des organes du MININT, des Douanes Générales de la République (AGR) et des administrations.

Ces organismes restent en communication avec leurs homologues dans la région par les mécanismes de l'Organisation Mondiale des Douanes et d'Interpol. L'action coordonnée de ces institutions a permis d'alerter sur les tendances observées et les conséquences que nous affrontons ainsi que sur le retour au pays pendant 2015 de 2 trafiquants qui agissaient de l'étranger dont l'un a été condamné à 20 ans de prison et l'autre attend son procès.

« Pour notre part, depuis 2004, on a remis 12 trafiquants trouvés à Cuba qui étaient recherchés par Interpol avec qui on contribue à agir au niveau international et on réaffirme la position de notre pays d ene pas donner refuge à des délinquants en fuite », a-t-il ajouté.

D'autre part, le directeur du MININT a alerté sur la culture de marijuana dans les provinces de Granma et de Santiago de Cuba où on trouve les plus forts indices d'incidence. Pendant ce temps, d'autres provinces non traditionnelles comme Camagüey, Las Tunas et Ciego de Ávila montrent une augmentation de la culture de ce psychotrope dans les maisons, essentiellement en pots.

« En 2015, on a traité 178 cas dans lesquels on a découvert 29 555 plantes et 250 420 semences. De plus, nous continuons à travailler avec le MINAGRI qui contrôle et inspecte les terres et applique le Décret 232 qui stipule la confiscation par l’administration des terres utilisées pour cultiver cette plante ».

Bien que la consommation illicite de drogues à Cuba n'ait pas d'impact sur la santé publique et sur la société, il a précisé qu'actuellement, on commercialise de la marijuana et des médicaments contrôlés. Alors que d'autres drogues comme la cocaïne, les dérivés synthétiques du cannabis et le crack circulent seulement dans la capitale. L'héroïne et les amphétamines ne sont pas consommées sur l'Ile.

« Le Système Ministériel d'Affrontement a réussi à éviter que la drogue arrive jusqu'à la population, ce qui est mis en évidence dans les volumes saisis en mer, sur la frontière aérienne et dans le trafic intérieur qui se monte à 1 266.59kg de stupéfiants. A cause cde cela, 1 363 personnes ont été arrêtées dont 44 étrangers qui ont été sévèrement condamnés conformément à la politique pénale approuvée ».

Le colonel Poey Guerra a indiqué que toute la drogue saisie passe par un processus de surveillance et de garde à partir duquel son transport vers les réserves. Ensuite, on procède à son incinération en présence d'une commission désignée à cet effet et de représentants des travailleurs du centre.

Travail inter-secteurs

Le docteur Alfredo González, vice-ministre de la Santé Publique a indiqué l'origine de la consommation de drogues depuis l'homme primitif, ce qui tout au long de l'histoire a eu des effets catastrophiques sur la conscience, la personnalité et le comportement de l'homme dans les sociétés.

Pour sa part, le vice-ministre du MINSAP, le Dr. Alfredo González Lorenzo a noté que la consommation prolongée de ces substances conduit à une addiction ou dépendance et que ses effets sont catastrophiques pour qui les consomme, sa famille et la société.

Dans le cas de l'alcool, le directeur a indiqué qu'il n'est toujours pas considéré comme une drogue.

« L'alcool rend esclaves plus de 200 millions de personnes dans le monde et produit des conséquences catastrophiques, non seulement pour les personnes qui deviennent alcooliques aussi pour ce qu'on appelle les buveurs sociaux qui, à un certain moment, passent à ce qu'on appelle la consommation à risque ou état d'ébriété. On calcule que pour chaque alcoolique, il y a 10 à 12 personnes qui ont une consommation nocive. On estime aussi que les personnes qui ont une consommation d'alcool à risque représentent 10 à 12% des personnes de 15 ans et plus.

Plus loin dans son intervention, il a signalé que Cuba possède un large programme de prévention et de contrôle de la consommation de drogues qui se base sur la participation inter-sectorielle pour résoudre les problèmes de la société, des différents organismes et des différentes organisations.

Il a ajouté que nous avons 135 départements de santé mentale dépendant des polycliniques, 32 services psychiatriques et 19 hôpitaux psychiatriques.

La ligne confidentielle anti-drogues (103) fonctionne également 24 heures sur 24. Elle est disponible pour toute consultation, demande d'information ou d'orientation concernant la consommation de drogue.

Le pays possède aussi le Centre National de Toxicologie qui remplit les fonctions d'identification des substances sur les personnes qui auraient consommé n'importe quelle substance et présenteraient un certain degré d'intoxication, ce qui permet de faire des recommandations dans ces cas.

Pour protéger les plus jeunes

L'école cubaine n'est pas en marge du combat contre les drogues qui sont aujourd'hui un sujet d'inquiétude. La ministre de cette branche, Ena Elsa Velázquez, a souligné que l'école est l'endroit idéal pour renforcer les facteurs protecteurs au détriment des facteurs de risques à partir du concept que le travail des éducateurs est de prévenir que ces choses arrivent et d'éviter que les étudiants en viennent à consommer de la drogue.

Un autre moment important de l'émission a été celui consacré aux caractéristiques du phénomène dans l'un des groupes les plus vulnérables : les jeunes et les adolescents.

A ce sujet, la Ministre de l'Education Ena Elsa Velázquez a souligné que ce problème est l'une des priorités essentielles puisque l'école, en tant que faisant partie de la communauté, est l'un des endroits dans lesquels se reflètent les expressions négatives de la conduite sociale.

« La consommation de boissons et de tabac commence aujourd'hui très tôt. Même s'il est certain que les chiffres à ce sujet ne sont pas importants, pour nous, l'attention portée à tout étudiant est décisive, plus encore si nos parlons d'un sujet aussi sensible que celui-ci ».

Elle a ajouté que des efforts sont engagés pour prévenir ce fléau et obtenir un rejet conscient de la part de nos étudiants. Pour cela, il faut qu'ils connaissent les effets et les conséquences nocives des drogues sur la santé physique, psychique et les dégâts sociaux, sur la famille et le travail.

Selon ce qu'a indiqué la ministre, dans des échanges avec des étudiants de différents niveaux, on a appris qu'ils en ont consommé par curiosité ou parce qu'ils y étaient entraînés, pour être en harmonie avec le groupe avec lequel ils faisaient la fête, sortaient la nuit, parmi d'autres arguments injustifiés. Nous savons qu'à cet âge, l'influence et les critiques de la collectivité sont déterminantes pour chacun de ses membres.

Velázquez a reconnu que malgré les actions développées, il existe de la consommation, la plupart du temps pendant les horaires et les jours où les étudiants ne sont pas à l'école.

En ce sens, il a expliqué que la province la plus concernée est La Havane (10 octobre, San Miguel del Padrón, Arroyo Naranjo et Boyeros). Il y a eu des cas à Camagüey et Holguín et dans une moindre mesure à Villa Clara, Ciego Ávila, Santiago de Cuba et Matanzas.

Les substances les plus utilisées sont les psychotropes: Nitrazepán, Carbamazepina et d'autres drogues comme la marijuana.

Pour cette raison, la Ministre cubaine de l'Education a dit qu'on s'engage plus dans les sorties au programme à travers la classe et dans l'utilisation de touts les endroits dont nous pouvons disposer dans l'école pour fomenter et renforcer avec des arguments suffisants le rejet des drogues.

« Pour nous, la relation étroite avec la famille est très importante. A partir des études réalisées, on a pu déterminer que les familles d'étudiants qui participent à des actions de ce type possèdent un niveau socio-économique entre moyen et haut. Dans beaucoup de cas, il existe des antécédents de consommation dans l'essentiel du binôme Tabac/Alcool. L'absence de perception du risque, le peu de contrôle sur les enfants, la permissivité ainsi que l'ignorance de l'endroit où ils sont et de ce qu'ils font sont d'autres causes qui peuvent induire la consommation. »

Dans le cadre de ces efforts, on travaille à l'élaboration d'un ensemble de ressources informatiques et audiovisuelles intitulées « Lumières pour la vie » qui, en plus d'être divertissantes et acceptées par les étudiants, donne tune bonne information non dans l'intention d'interdire mais pour offrir une option attractive et uen véritable information à ce sujet qui leur permette de discerner entre ce qui est nocif et ce qui approte quelque chose à leur formation, a-t-elle argumenté.

« Ces documents sont destinés aux enseignants et aux familles. On a aussi conçu des jeux, une revue digitale, etc.. ; »

Enfin, Velázquez a réaffirmé la disposition et l'engagement de tous les éducateurs cubains pour que l'école continue à être l'endroit où on anticipe les conduites d'addiction en préparant les enfants, les adolescents et les jeunes.

Yuniasky Crespo Baquero, membre du Comité Central et secrétaire de l'Union des Jeunes Communistes a évoqué le travail de prévention que fait son organisation et les organisations étudiantes concernant la consommation de drogues pour créer une culture de rejet chez les enfants et les adolescents dans toutes les situations envers le trafic et la consommation de drogues.

Elle a déclaré que l'affrontement de ce fléau comme tout autre sujet qui touche ou intéresse les enfants, les adolescents et les jeunes Cubains devient immédiatement une priorité pour l'UJC.

Elle a souligné que le phénomène de la drogue est à l'opposé des valeurs que défendent l'UJC, les Organisations Etudiantes et les Mouvements de Jeunes car il provoque des conduites éloignées de notre modèle social.

« Notre rôle a été et est d'être très actifs dans l'affrontement de ces conduites, nous avons travaillé étroitement avec le reste des organismes impliqués et au Bureau National, nous approuvons une stratégie qui comprend un plan d'action avec 33 tâches concrètes ».

Parmi les actions réalisées, elle met en avant la préparation des cadres, des dirigeants de base des pionniers, des étudiants et des jeunes sur le problème des drogues au niveau mondial et national et sur leurs effets nocifs pour la santé et leur impact social.

Elle a aussi souligné la réalisation d'activités éducatives dans les communautés les plus complexes et les plus vulnérables en ce qui concerne la consommation de drogues, mettant en avant les effets des drogues légales.

« Dans cette intention, nous avons inclus le sujet dans des situations qu'aujourd'hui, nous favorisons pour le débat avec les jeunes. A ce sujet, nous pouvons citer l'exemple de ‘La Pupila Asombrada’ que nous avons organisée sur e site connue comme la place de la Rue G, Dialogar Dialogar, Cuba en mi Mochila et Diálogo de Generaciones ».

Plus loin, elle a noté que même quand les données montrent que la plupart des jeunes cubains déclare ne pas consommer de substances toxiques, en particulier celles reconnues comme amphétamines et drogues dures, on reconnaît que l'alcool et le tabac sont plus présents dans toute la population cubaine étant donné l'influence des facteurs historiques et culturels.

« On apprécie la montée de la consommation des substances illégales de haute dangerosité par la rapide détérioration des consommateurs, par la transgression de la loiq ue suppose son trafic et par son étroite association avec de sérieux problèmes internationaux. Dans le cas du tabac, au contraire, on observe sa diminution dans la jeunesse cubaine ».

Crespo Vaquero a averti que l'âge de début de la consommation de ces substances se situe entre 14 et 15 ans.

« Cependant, il y a un groupe important qui commence à fumer ou à consommer des boissons alcooliques entre 11 et 13 ans, une période où peut aussi commencer la consommation des drogues dures », a-t-il conclu.

Une responsabilité commune

Pour sa part, la Ministre de la Justice Maria Esther Reus González a ajouté que ce problème ne se résoudra pas avec la militarisation des pays ni avec la légalisation de la drogue mais avec l'application cohérente du principe de responsabilité commune et la volonté politique des états pour l'affronter.

« La volonté politique de notre gouvernement est présente pour affronter ce problème, non seulement avec des stratégies mais avec l'assurance d'avoir les ressources nécessaires pour éviter que ce problème ne devienne un danger pour la Sécurité Nationale. On y a consacré des ressources malgré les limitations du blocus et d'autres limitations. De toute façon, la priorité est à la prévention », a-t-elle conclu.

Maria Esther a signalé que Cuba a des accords avec 46 pays et avec 96 nations, elle a des relations qui permettent de partager en temps réel de nombreuses informations.

Source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/noticias/2016/04/27/cuba-frente-a-las-drogas-una-batalla-de-todos-fotos-video-e-infografia/#.VyGwnYSGcRE

URL de cet article :

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