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Venezuela-Etats-Unis : Utilisation et protection d'ex fonctionnaires corrompus contre le Venezuela

12 Mai 2016, 17:29pm

Publié par Bolivar Infos

Mission Verdad, 10 mai 2016

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Quand le président états-unien Barack Obama a précisé l'objectif de l'ordre exécutif qui déclare que le Venezuela est une menace, il a affirmé que celui-ci « était destiné à éviter les violations des droits de l'homme et la corruption au Venezuela ». Bien que sur le premier sujet, les droits de l'homme, il y ait assez d'informations sur le double critère états-unien, peu de gens se souviennent de la façon dont l'Administration Obama fait fonctionner un plan de protection des corrompus pour qu'ils agressent leur pays natal.

Cas par cas

Parmi les plus évidents, il y a le cas du major général Herbert García Plazaimputado par le Tribunal Métropolitain pour le délit de détournement des deniers publics dolosif pour les sur-prix dans l'achat de 3 ferrys lors de son passage au Ministère des Transports Aériens et Aquatiques. Pour ce délit, une alerte rouge d'Interpol a été lancée pour que García Plaza soit transporté au Venezuela où les Etats-Unis devraient l'extrader.

Cependant, il est de notoriété publique qu'en plus d'être corrompu, ce militaire est un traitre envers sa patrie pour avoir remis à Washington des informations stratégiques sur la situation d'armes sensibles des Forces Armées Nationales Bolivariennes (FANB). En plus de ses liens avec un avion que la CIA a utilisé pour transporter le terroriste cubain Luis Posada Carriles et de ses relations avec Martín Rodil, lié au renseignement israélien et à l'ineffable néoconservateur Roger Noriega, les indices montrent que celui qui a aussi été ministre de l'alimentation et chef de l'Etat Major pour la Guerre Economique pourrait avoir fait des actions délibérées pour saboter le gouvernement Bolivarien de l'intérieur et ensuite, après son procès, fuir aux Etats-Unis.

Mais ce n'est pas le seul voleur et traitre à la patrie que les Etats-Unis protègent parce qu'en plus du garde du corps Leamsy Salazar, les Etats-uniens ont dans la catégorie « témoin protégé » l'ex gouverneur d'Aragua, Rafael Isea, également poursuivi par la justice vénézuélienne pour corruption. Ce qui démontre que, pour favoriser sa stratégie d'intervention, Obama n'a aucun problème pour protéger des corrompus qui ont avoué mais qu'il participe activement à les cacher et même utilise l'extorsion délibérée pour chercher à trouver de nouveaux « délateurs » par l'imposition de sanctions et la diabolisation médiatique quand il sont près d'être inculpés pour corruption.

Ils pleurent devant les caméras et demandent la clémence pour attaquer le pays à l'intérieur et à l'étranger

Procureurs et juges achetés

Dans ce même groupe de traitres et de corrompus utiles se trouve le procureur de l'affaire Leopoldo López, Franklin Nieves à qui ils ont offert 850 000 dollars pour pouvoir utiliser sa soi-disant confession pour accuser le Justice du Venezuela d'être « manipulée par le régime » en agitant le phantasme de la division des pouvoirs dont nous savons comme il fonctionne bien aux Etats-Unis quand un pays souverain comme l'Argentine se trouve face à des criminels financiers comme les fonds vautours de Paul Singer.

Un autre fonctionnaire de la justice qui a été utilisé pour la même rengaine est le juge destitué du Tribunal Suprême de Justice et député du MBR-200, Luis Vélazquez Alvaray. Cette trahison envers la patrie est survenue précisément après qu'il y ait eu une enquête sur lui à cause des irrégularités dans les dépenses lors de la construction d'un palais de justice et qu'il ait fui au Costa Rica où il fut accueilli comme « réfugié politique » car en 2006, il était très difficile aux Etats-Unis d'agir avec tant d'effronterie.

Justement ce même pays, le Costa Rica a été chargé de recevoir aussi comme « réfugié du régime » l'ex président de la Cour Pénale du Tribunal Suprême de Justice Luis Eladio Aponte Aponte, en 2012, lorsque fut fixée son interpellation à l'Assemblée Nationale pour l'enquête qui le liait au trafiquant de drogues Walid Makled.

Aussi bien Aponte Aponte que Vélazquez Alvaray échappèrent, en même temps, à la destitution pour complicité avec le trafiquant de drogues, pour le premier, et corruption, pour le second et aussi bien Aponte Aponte que Vélazquez Alvaray se consacrèrent à raconter que dans la Justice vénézuélienne, existe la bande des « Nains » qui, machiavéliquement, contrôle le pouvoir judiciaire, qu'il existe un trafic de drogues généralisé. Dans le cas d' Aponte Aponte comme dans celui de Nieves, la révélation était centrée sur les affaires stratégiques pour les intérêts des Etats-Unis comme celle d'Iván Simonovis et Leopoldo López dans lesquelles il fallait faire « pression sur le régime ».

Evidemment, pour cela, ils ne manquaient pas de pleurer devant les caméras et de demander la clémence devant ceux qui veulent être les bourreaux de leur pays et ont pour eux un mépris total au point que, par exemple, Nieves a été abandonné à son sort dans un centre de lavage de voitures sur la base de la devise « utilisez-le et jetez-le ».

Ces opérations vont de pair avec les 12 recommandations du Commando Sud

Autres cas, même méthode

On pourrait continuer sur le double standard avec des cas comme celui de « l'exil » de voleurs comme les banquiers Eligio Cedeño, Nelson Mezerhane, l'ex gouverneur de Monagas José Gregorio "El Gato" Briceño, pour n'en citer que quelques-uns. Mais ce qui est important dans ce modus operandi est de comprendre la méthode et l'utilisation de ceux que les Etats-Unis considèrent comme des « témoins protégés ». Ils n'arrivent pas être autre chose que des mercenaires qui, étant découverts et étant incapables de prendre la responsabilité de leurs actes, décident de fuir.

Et cette méthode est reflétée dans l'une des 12 recommandations du chef du Commando Sud Kurt Tidd qui soutient qu' « on ne pas laisser de côté les efforts que nous avons faits pour lier le gouvernement de Maduro avec la corruption et le blanchiment d'argent (…) pour démontrer la relation des personnes du gouvernement (…) concernées par l'Ordre Exécutif (décret d'Obama). Il faut développer des campagnes médiatiques avec les témoins protégés qui collaborent dans l'application du décret du 9 mars 2015 ».

Et justement, au centre de cette ligne de « corruption et de blanchiment d'argent » se trouvent les paravents narratifs de la bande judiciaire des « Nains », les révélations des comptes à la Banque d'Andorre et, évidemment, le mythe du Cartel de Los Soles qui a même été utilisé pour produire des feuilletons télévisés pour vulgariser l'opération.

Cependant, sur la ligne diffuse entre corruption, infiltration et sabotage sur laquelle se trouvent ces cas qui révèlent aussi une mécanique de pouvoir commun dans laquelle leurs actions, leur opportunisme et leur fuite non seulement les définissent mais aussi marquent une ligne entre diriger ceux-ci pour contrôler l'appareil du pouvoir et les utiliser pour mettre sur la table la discussion d'une autre politique en échange de la coexistence avec la vieille politicaillerie anéantie aujourd'hui en voie d'extinction.

Parce qu'au-delà de l'indignation, ce qui est certain, c'est que la dispute pour l'appareil du pouvoir au Venezuela met complètement à nu l'hypocrisie discursive quand on parle de corruption et révèle aussi les motifs (qui font agir) quand la misère individuelle passe avant les intérêts d'un pays quand on parle de survie et d'escroquerie politique.

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/la-guerra-en-venezuela/uso-y-proteccion-de-exfuncionarios-corruptos-contra-venezuela

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/05/venezuela-etats-unis-utilisation-et-protection-d-ex-fonctionnaires-corrompus-contre-le-venezuela.html