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Colombie : 5 questions sur le plébiscite pour la paix

Publié le par Bolivar Infos

Telesur, 29 septembre 2016

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

La Colombie soumettra à un referendum le 2 octobre l'accord de paix signé entre le gouvernement et les FARC-EP dont les négociations ont duré plus de 4 ans. Nous vous disons ce que vous devez savoir sur ce processus inédit dans le pays : on va voter pour choisir entre la paix et la guerre.

Combien de Colombiens ont le droit de vote pour ce plébiscite ?

34 985 000 Colombiens ont le droit de voter et d'approuver ou non la fin du conflit armé qui a duré plus d'un demi-siècle entre le Gouvernement et les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie – Armée du Peuple (FARC-EP).

Le contrôleur National de Colombia Juan Carlos Galindo a assuré que cette institution garantira aux Colombiens « un processus sûr et une remise des résultats très rapide et transparente » et qu'avec l’Organisation des Etats Américains et d'autres observateurs internationaux, ils apporteront une complète transparence à ce plébiscite.

Qui pourra voter ?

Pourront voter les jeunes qui ont eu 18 ans avant le 2 juin. Les Colombiens inscrits ou qui ont fait les démarches pour obtenir leur carte pour la première fois avant le 2 juin ou qui sont inscrits sur les listes électorales de 2014 pourront exercer leur droit de vote.

Sur le nombre total des citoyens ayant le droit de vote, 18 047 321 sont des femmes et 16 852 624 sont des hommes.

Combien de bureaux de vote y aura-t-il ?

Il y aura 81 925 bureaux de vote répartis en 11 034 points de vote sur tout le territoire national, selon le Service du Registre National.

Cette entité a indiqué sur son site web que 6 603 postes de vote seront situés dans des zones rurales, 4 151 dans des chefs-lieux de municipalités, 161 dans les prisons du pays et 119 dans les postes de recensement du territoire national.

A Bogotá, 5 547 172 Colombiens ont le droit de vote dans 12 075 bureaux installés dans 611 points de vote.

Les Colombiens décideront si on met en pratique ou non l'accord de paix signé entre Gouvernement et les FARC-EP.

Le vote de l'étranger

L'ambassade de Colombie en Espagne a informé dans un communiqué que 85 000 citoyens colombiens résidant dans ce pays pourront exercer leur droit de vote lors du plébiscite.

Les Colombiens, aussi bien sur le territoire national qu'à l'étranger, pourront exercer leur droit de vote de 8 H du matin à 16 H heure locale (de 06.00 à 14.00 GMT) selon l'ambassade de Colombie.

A l'étranger, il y aura 203 points de vote dans les consultas où seront installés 372 bureaux pour que les 599 026 Colombiens qui ont le droit de vote puissent voter, selon le Service du Registre National.

Parmi ceux qui ont le droit de vote à l'étranger, 313 598 sont des femmes et 285 428 sont des hommes.

Les personnes qui ont le droit de voter en Colombie doivent le faire à l'endroit où elles sont inscrites sur les listes électorales. Comme dans ce processus, il n'y a pas eu de période d'inscription sur les listes, cet endroit est celui où elles étaient inscrites aux élections locales du 25 octobre 2015.

Pour que l'endroit où les citoyens doivent voter le 2 octobre soit bien clair, ils peuvent consulter leur point de vote sur le site web du Service du Registre National : www.registraduria.gov.co en entrant leur numéro de carte d'identité et en cliquant sur « consulter ici son bureau de vote. »

Que se passera-t-il si le « oui » l'emporte ?

Pour l'analyste politique Juan Carlos Palou, si le « oui » l'emporte, une étape bénéfique à la Colombie débutera car des pas seraient faits pour surmonter un conflit armé qui a duré plus de 50 ans dans la région.

Le Gouvernement devra prendre les décisions pour mettre en application les accords de La Havane, a expliqué Palou et il a soutenu que l’un des sujets les plus compliqués est ce qui concerne le transfert des combattants des FARC-EP dans les zones vicinales.

Pour sa part, le sociologue et journaliste colombien Alfredo Molano, si le « oui » l'emporte, les FARC-EP devront accélérer le processus de transformation de leur organisation armée en parti politique et travailler sur les points de l'accord de paix.

Selon Molano, les insurgés doivent mettre sur pied un programme politique en faveur des besoins du peuple colombien et des principales raisons qui ont provoqué le conflit en Colombie.

Molano a souligné que les FARC-EP doivent veiller à ce que le Gouvernement respecte chacun des points du document de paix.

Et si le « non » l'emporte ?

Palou a soutenu que si le « non » l'emportait, ce serait la fin du processus de paix engagé entre le Gouvernement et les FARC-EP.

Le journaliste a indiqué que si cela arrivait, il n'y aurait aucune possibilité de renégocier les accords et de recommencer un processus de paix et il a ajouté que les conversations de paix à La Havane ont été très usantes pour les parties.

« Le « non » nous amènerait à finir le conflit colombien par la voie des armes er par la voie militaire », a déclaré l'analyste colombien.

Pour sa part, Alfredo Molano a souligné que si le « non » l'emportait, le processus de paix serait paralysé et la droite colombienne ferait pression sur le Gouvernement pour renégocier l'accord de paix sous d'autres conditions.

Pour Molano, la principale condition serait que les membres des FARC-EP qui ont commis des délits contre l'humanité soient emprisonnés et ne puissent pas briguer un mandat politique.

Source en espagnol :

http://www.telesurtv.net/news/Cinco-preguntas-sobre-el-plebiscito-por-la-paz-de-Colombia-20160929-0049.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/09/colombie-5-questions-sur-le-plebiscite-pour-la-paix.html