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Cuba-Etats-Unis : Trump sanctionné pour avoir violé le blocus ?

Publié le par Bolivar Infos

Cubadebate, 29 septembre 2016

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Pour rendre encore plus rocambolesque la lutte pour la Maison Blanche, Donald Trump est impliqué dans un nouveau scandale et menacé de sanctions pour avoir violé les lois du blocus de Cuba. La semaine dernière, le candidat à la présidence a promis de rompre les relations avec l'Ile rétablies il y a 1 an par l'administration de Barack Obama.

Selon ce que révèle aujourd'hui « Newsweek », des membres de la direction d’une compagnie contrôlée par Trump se sont rendus à Cuba en 1998 et y ont dépensé au moins 68 000 dollars à un moment où dépenser de l'argent dans ce pays était interdit aux Etats-uniens s'ils n'avaient pas une autorisation du Gouvernement des Etats-Unis.

Mais la compagnie n'a pas dépensé l'argent directement. Selon « Newsweek », avec l'accord de Trump, l'argent du voyage à Cuba a été canalisé à travers un cabinet-conseil états-unien du nom de Seven Arrows Investment and Development Corporation.

Une fois que les conseillers en affaires se sont rendus sur l'île, Seven Arrows a donné des instructions aux membres les plus haut placés de la direction de la compagnie de Trump, qui s'appelait alors Trump Hotels & Casino Resorts, pour qu'ils fassent apparaître les dépenses comme des dépenses légales en les reliant à un geste de « charité » en faveur du peuple cubain.

Les paiements réalisés par Trump Hotels ont eu lieu peu avant que le magnat new-yorkais lance sa première campagne pour la Maison Blanche comme candidat du Parti Réformiste. Lors de son premier jour de campagne, il s'est rendu à Miami où il a parlé avec un groupe de Cubano-américains de la ligne dure, un bloc décisif d'électeurs dans un Etat clef. Il a déjeuné avec les dirigeants de la Fondation Nationale Cubano-Américaine (FNCA) dont l'aile militaire a été impliquée dans des dizaines d'attentats terroristes contre Cuba.

A Miami, Trump a changé son fusil d'épaule. Il s'est engagé à maintenir le blocus et à ne jamais dépenser d'argent à lui ou à ses entreprises à Cuba tant que ne se serait pas produit le « changement de régime », une obsession des gouvernements des Etats-Unis depuis 1959.

Mais il n'a pas révélé que 7 mois auparavant, Trump Hotels avait déjà remboursé à ses conseillers l'argent qu'ils ont dépensé lors de leur voyage d'affaires à La Havane, affirme Newsweek.

A ce moment-là, les Etats-Uniens qui se rendaient à Cuba devaient avoir une autorisation du Gouvernement des Etats-Unis, autorisation qui n'était accordée qu'à un petit nombre de propositions comme les actions « humanitaires » qui ont souvent servi à déguiser des projets subversifs contre l'Ile.

Ni un Etats-unien ni une entreprise ayant son siège aux Etats-Unis ne pouvait dépenser de l'argent à Cuba. Par contre, une entité étrangère ou un autre sponsor similaire engagé dans les projets d changement de régime devait payer toutes les dépenses, même celles du voyage.

Les dépenses de Trump Hotels, faute d'une licence du Bureau de Contrôle des Actifs Etrangers (OFAC), sont considérées comme une sérieuse violation de la loi fédérale.

En janvier 2015, le Département du Trésor a fait une exception plus large pour « recherches professionnelles » qui, selon l'interprétation des experts, protège maintenant toute sorte d'activités en relation avec des investissements potentiels sauf la signature d'accords. Pour mener à terme un investissement à Cuba, il faut une licence particulière de l'OFAC.

Les fonctionnaires de la campagne de Trump n'ont pas répondu aux courriers électroniques de « Newsweek » leur demandant de s'exprimer sur le voyage à Cuba. Seven Arrows n'a pas répondu non plus aux questions à ce sujet.

Selon « The Miami Herald », le plus fervent partisan de Trump en Floride et féroce opposant à la levée du blocus, le sénateur Marco Rubio, a qualifié le rapport de « Newsweek » « d'inquiétant ». « L'article contient quelques accusations très graves et très inquiétantes, » a-t-il dit lors d'une déclaration de campagne. « Je vais réserver mon jugement jusqu'à ce que nous connaissions tous es faits et Donald lui a donné l'occasion de répondre. »

Les amendes contre des entreprises qui violent le blocus sont habituellement scandaleuses au point que même quand le Président Barack Obama a ordonné l'utilisation du dollar dans les transactions internationales de Cuba, aucune transaction n'a encore pu êtrepetre faite jusqu'à présent à cause de la terreur des banques et parce que les sanctions continuent à tomber sur ceux qui violent le blocus.

Sous le Gouvernement d' Obama, 49 amendes ont été données à des entités états-uniennes et étrangères. La valeur cumulée de ces amendes atteint 14 397 416 827 dollars , un chiffre sans précédent dans l'histoire de l'application du blocus contre notre pays.

Depuis les annonces du 17 décembre 2014, 8 entités ont été sanctionnées (5 états-uniennes et 3 étrangères) pour une valeur cumulée de 2 836 681 581 dollars avec un caractère extra-territorial marqué et un effet intimidant pour les banques et les entreprises.

Depuis le 17 décembre 2014, ont été sanctionnées :

Commerzbank, Allemagne: $1.710.000.000,00

PayPal, USA.: $7658300

Navigators Insurance Company (“Navigators”), USA : $271815

Crédit Agricole, France: $1116893585

Gil Tours Travel, Inc., USA: $43875

WATG Holdings, Inc. (WATG), USA.: $140.400,00

CGG Services S.A., France: $614250

Halliburton, USA.: $304706

Source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/noticias/2016/09/29/trump-podria-ser-sancionado-por-violar-leyes-del-bloqueo-a-cuba/#.V-4PEoSGcRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2016/09/cuba-etats-unis-trump-sanctionne-pour-avoir-viole-le-blocus.html