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Venezuela : La droite et le dialogue

3 Novembre 2016, 15:55pm

Publié par Bolivar Infos

 

par Dilbert Reyes Rodríguez, envoyé spécial de Granma, 2 novembre 2016

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Caracas – Alors que le gouvernement vénézuélien affirme constamment sa disposition à résoudre les conflits politiques avec l'opposition pacifiquement, plusieurs secteurs de droite manifestent leur intérêt à accepter le processus de dialogue installé lundi dernier avec la médiation du Vatican avec un accompagnement international et à s'y intégrer.

 

Lors de la dernière session de l'assemblée Nationale (AN) majoritairement d'opposition, les députés ont décidé de soutenir les négociations avec l'Exécutif et de stimuler une ambiance de paix qui favorise la compréhension. La première mesure visible de cette situation, annoncée depuis le Parlement, a été la suspension de al marche convoquée pour ce jeudi dont le but était d'aller jusqu'au palais présidentiel de Miraflores, dans le centre de Caracas, pour « communiquer » à Nicolás Maduro sa destitution.

 

Henry Ramos Allup lui-même, président de l'AN, a demandé aux porte-paroles et aux groupes qui insistent pour réaliser des actions violentes d'accepter le dialogue qu'il a qualifié, de façon inattendue, « d'unique alternative » « au-delà des extrémistes qui voient dans la poursuite du conflit la seule façon de soutenir leurs arguments... Puissions-nous nous libérer des extrémistes ! »

 

Il a déclaré que les secteurs opposés au Gouvernement sont disposés à payer « le prix politique minimum » qui est d'accepter le dialogue pour éviter que le conflit s'achève en confrontation violente.

 

Lors de la même session, le groupe de droite a proposé de suspendre temporairement la session immédiate qui aurait évalué la réalisation d'un procès politique contre le président Nicolás Maduro en alléguant un soi-disant « abandon de poste ».

 

Héctor Rodríguez, représentant du bloc parlementaire a reconnu le courage des secteurs qui voient dans le dialogue le moyen de résoudre les conflits mais il a affirmé que le chavisme refuserait toujours fermement toute tentative anticonstitutionnelle comme la prétention d'interpeler le Chef de l'Etat sans avoir la compétence pour cela et en invoquant une sanction qui n'est pas prévue par la Grande Charte.

 

Malgré les manifestations de conciliation des secteurs d’opposition, l'obstination de certains dirigeants de factions radicales dirigées parle parti Volonté Populaire qui refusent de s'asseoir à la table de conversations avec le Gouvernement, méprisant même la participation du Saint Siège, persiste.

 

María Corina Machado, par exemple, a affirmé mercredi que ne pas faire la marche et se rendre au dialogue était une erreur, que la seule voie est la sorite immédiate de Maduro et elle a appelé à se joindre aux factions du mouvement étudiant qui se rendront demain à Miraflores.

 

La coalition de droite, avec ses fragmentations internes et ses attitudes contradictoires a donné d'autres signes, ce mercredi, qui ont encouragé la méfiance envers ses positions ambivalentes face à l'assemblée en faisant connaître plusieurs messages, dont ceux de Ramos Allup et du secrétaire exécutif de la Table de l'Unité Démocratique (MUD), Jesús Torrealba, dans lesquels ils sollicitent une position plus active de la communauté internationale à propos du conflit vénézuélien en disant que le gouvernement ne veut pas un dialogue réel mais qu'il prépare les conditions pour se retirer et ensuite rendre l'opposition responsable de son échec.

 

(…)

 

Source en espagnol :

http://www.granma.cu/mundo/2016-11-02/sectores-de-derecha-manifiestan-interes-en-sumarse-al-dialogo-politico-02-11-2016-22-11-19

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2016/11/venezuela-la-droite-et-le-dialogue.html