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Coordination Française de Solidarité avec Cuba: Hommage de Solidarité Bolivarienne à Fidel Castro

Publié le par Bolivar Infos

 

par Françoise Lopez

 

Fidel est mort. On nous l'a annoncé si souvent, depuis le débarquement du Granma, il y a 60 ans, qu''il disait lui-même : « A force d'annoncer ma mort tous les jours, quand je mourrai, plus personne ne le croira. » Mais cette fois, c'est vrai. Après avoir échappé à plus de 600 attentats, Fidel est mort chez lui, à 90 ans.

 

Sans doute a-t-il été le dirigeant le plus controversé au monde mais le Che nous l'avait bien dit : « Lorsqu'un dirigeant est le plus attaqué, le plus décrié, il est sans doute le meilleur ! » Et sans conteste, Fidel a été le dirigeant les plus attaqué au monde, par les Etats-Unis d'abord, bien entendu, et leurs alliés, enfin par tous ceux que l'indépendance, la souveraineté et l'autodétermination des peuples terrifient parce qu'elles vont à l'encontre de leurs intérêts.

 

Parler de Fidel, ce n'est pas facile, il y aurait tant à dire qu'on ne sait par où commencer, aussi allons-nous faire des choix et évoquer ce qui nous semble le plus important dans cette vie si bien remplie...

 

Fidel n'a jamais défendu qu'une cause : celle de l'indépendance, de la souveraineté et de l'autodétermination des peuples. Il l'a défendue tout d'abord, alors qu'il était encore étudiant, en participant à l’expédition manquée contre le dictateur de Saint-Domingue Rafael Leonidas Trujillo puis, en 1948, après le meurtre du candidat aux élections présidentielles de Colombie Jorge Eliécer Gaitán, au Bogotazo,

 

Ensuite, le 26 juillet 1953, ce sera sa première tentative pour libérer Cuba du dictateur Fulgencio Batista en attaquant 2 casernes, la caserne Moncada à Santiago de Cuba et la caserne Carlos Manuel de Cespedès à Bayamo pour armer le peuple. Cette attaque sera un échec mais fixera les bases de la Révolution Cubaine avec la célèbre plaidoirie que Fidel prononce lui-même pour sa défense : « L'histoire m'acquittera » et unira autour de lui tous ceux qui souhaitent l'indépendance et autodétermination de leur pays. Emprisonné, exilé, Fidel reviendra à Cuba à bord du yacht « Granma » et avec une poignée d'hommes déterminés, libèrera son pays.

 

Mais la victoire pour lui-même et son pays ne lui suffit pas. Il sera le champion de toutes les causes justes du monde, l'artisan de la fin de l'apartheid en Afrique du Sud dont les forces cubaines vainquent l'armée raciste à Cuito Cuanavale et de la libération de l'Angola.

 

Au moment du triomphe de la Révolution, le taux d'analphabétisme est très important à Cuba. En 1 an seulement, ce fléau est pratiquement éradiqué par la Campagne d'Alphabétisation qu'il met en place mais Fidel ne s'en satisfait pas : il crée des brigades d'alphabétiseurs qui vont rendre « cultivés pour être libres » comme disait Marti des millions de personnes de par le monde. La méthode utilisée obtiendra la reconnaissance de l'UNESCO.

 

De 1979 à 1983, il est Secrétaire Général du Mouvement des Non-Alignés dont le but de est d'assurer : « l'indépendance nationale, la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité des pays non alignés dans leur lutte contre l'impérialisme, le colonialisme, le néocolonialisme, la ségrégation, le racisme, et toute forme d'agression étrangère, d'occupation, de domination, d'interférence ou d'hégémonie de la part de grandes puissances ou de blocs politiques » et de promouvoir la solidarité entre les peuples du tiers monde. Et il aurait dû l'être à nouveau de 2006 à 2010 si la maladie ne l'en avait empêché.

 

Face aux dégâts occasionnés en Amérique Latine par le cyclone Mitch en 1998, Fidel se rend compte que certains pays manquent cruellement de médecins et il crée l'Ecole Latino-américaine de Médecine qui forme des étudiants de tous les pays, même des Etats-Unis. Des médecins qui s'engagent, leurs études achevées, à rentrer dans leur pays pour soigner leurs concitoyens car Fidel veut aider les autres et non leur voler les talents qu'ils possèdent.

 

En 2005, lorsque l'Ouragan Katrina dévaste la Nouvelle Orléans, Fidel propose l'aide des médecins cubains. Une aide refusée mais qui sera l'occasion pour lui de créer la Brigade Henry Reeve, une brigade de médecins spécialisés dans les situations de catastrophes naturelles ou d'épidémies graves. Bref, dans le monde entier se déploie une « armée de blouses blanches » pour apporter les soins médicaux dans les régions les plus reculées et les plus déshéritées.

 

Mais ce qui le préoccupe le plus, c'est l'unité du continent latino-américain. Le 14 décembre 2004, il crée avec le Commandant Hugo Chavez l'ALBA (Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique) qui sera le premier pas vers un organisme d'intégration plus important créé par Hugo Chavez en 2011, la CELAC (Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens) qui, cette fois, réunit 33 pays.

 

Après avoir quitté le pouvoir en 2006, il s'intéresse à la survie de l'humanité et dans ses Réflexions publiées régulièrement par le journal « Granma », cherche des solutions face au réchauffement climatique et à tous les dangers qui menacent l'espèce humaine.

 

C'est toute cette solidarité envers les peuples les plus pauvres, les plus humbles qui restera à jamais dans l'esprit de tous et c'est pourquoi, depuis le 25 novembre, le monde entier pleure Fidel Castro.

 

Françoise Lopez

3 décembre 2016

Salon-de-Provence

Coordination Française de Solidarité avec Cuba: Hommage de Solidarité Bolivarienne à Fidel Castro
Coordination Française de Solidarité avec Cuba: Hommage de Solidarité Bolivarienne à Fidel Castro