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Venezuela : Ramos Allup, le grand perdant de 2016

Publié le par Bolivar Infos

 

par Miguel Leonardo Rodríguez (Mission Vérité, 29 décembre 2016)

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

A quelques jours de la fin de cette année difficile pour tout le monde, il est impossible de ne pas se souvenir de Ramos Allup qui, dès le 5 janvier considérait le chavisme comme liquidé. Il disait, à la tribune de l'Assemblée Nationale, qu'en moins de 6 mois, ils trouveraient le moyen de faire tomber le président Maduro. Il se croyait aussi près du pouvoir que le palais législatif l'est de Miraflores. La myopie d'AD est aussi politique et il n'y a pas de lunettes qui corrigent ce défaut.

 

A partir de là, la direction de l'anti-chavisme s'est chargée de dilapider son capital politique avec des promesses non tenues et de fausses attentes, remplissant son bref parcours au pouvoir législatif de défaites d'échecs et surtout provoquant une grande déception chez ceux qui leur avaient fait confiance.

 

On peut facilement considérer celle-ci comme la première des erreurs qui a ouvert la voie aux autres. Même en occupant un pouvoir de l'Etat qui leur donnait l'opportunité de stimuler des lois et des politiques publiques pour améliorer la situation économique critique du Vénézuélien ordinaire, ils ont opté pour aller plus loin dans le sabotage, les demandes d'intervention étrangère et la guerre politique contre le reste de l'Etat comme voie rapide pour prendre le pouvoir politique sans tenir compte de ses coûts humains et sociaux. Cela a mis encore une fois en évidence leur mépris pour les humbles de ce pays.

 

La guerre économique contre notre peuple, plus qu'une méthode de l'anti-chavisme pour atteindre des positions de pouvoir est ce qu'ils entendent par exercice de la politique. En ce sens, il est naturel que cette pratique, ils la transfèrent à l'Assemblée Nationale et la convertissent en ordre du jour législatif.

 

Ils ont eu le pain et le couteau pour gagner une légitimité parmi les gens, pour démontrer qu'ils utiliseraient ce pied qu'ils avaient dans le pouvoir public pour coordonner leurs efforts avec le Gouvernement Bolivarien pour résoudre l'urgence de cette crise économique induite et qui ne cesse toujours pas. Selon l'institut de sondages Hinterlaces, plus de 70% des Vénézuéliens soutiennent le dialogue entre le chavisme et la MUD. Ils ont aussi sous-estimé cet aspect des choses et ont quitté brusquement la table comme des enfants mal élevés.

 

Le peuple, au-delà de ceux qui ont voté et de ceux qui n’ont pas voté, de ceux qui se sont abstenus pour des raisons légitimes et de ceux qui ont voté fidèlement pour la Révolution, des gagnants et des perdants de cette journée, attendait un geste d'effort conjoint. La balle était dans leur camp et ils ont préféré bloquer le jeu.

 

Cela n'est jamais arrivé, au contraire, ils l'ont refusée comme méthode nécessaire pour la compréhension même quand le Gouvernement Bolivarien leur a tendu la main à nouveau pour discuter au mois de janvier. Ils ont alors aggravé l'attaque politique, la non reconnaissance de l'Etat en tant qu'institution et du chavisme en tant que force politique et ils ont à nouveau exploré, avec encore plus de force qu'en 2002-2003, la voie du coup d'Etat pour attaquer le pouvoir.

 

Leur intention continue d'être de détruire la nation vénézuélienne pour la revendre et bénéficier de ses énormes ressources énergétiques et minières. Un pays ruiné et avili, c'est pourquoi ils conspirent sans repos...

 

Et c'est ainsi qu'au mois de février, ils ont organisé de façon insolente et vile un lobby international avec Luis Almagro et la droite de la région pour faire pression pour l'application de la Charte Démocratique de l'OEA. Ce qui n'était rien d'autre que le front international de demande illégale du referendum révocatoire a aussi fini par échouer. Le chavisme a réussi à démanteler cette opération internationale. Second échec qui s'ajoute au palmarès anti-chaviste de 2016.

 

Le troisième, qui n'est pas le moins important, concerne les 4 occasions auxquelles ils ont tenté de rejeter et de rendre sans effet les Décrets d'Etat d'Exception et d'Urgence Economique pris par le président Nicolás Maduro pour résoudre certains problèmes particuliers et généraux de la situation économique du pays affectée non seulement par le sabotage intérieur mais aussi par des coups extérieurs comme la chute des prix du pétrole et le blocus financier. Ils n'ont même pas pu empêcher leur entrée en vigueur et que les mesures et les plans comme la Grande Mission Approvisionnement Souverain et le retrait de la circulation du billet de 100 bolivars à partir du 2 janvier ne puissent pas s'appliquer. Troisième échec.

 

Dans le cadre du refus de reconnaître l'Etat vénézuélien et ses pouvoirs dont nous avons déjà parlé, la nouvelle Assemblée Nationale a mis son point d'honneur à remplacer illégalement le Tribunal Suprême de Justice et le Conseil National Electoral par des magistrats alliés à ses intérêts politiques. Ils n'y ont pas réussi non plus. Le TSJ continue à remplir ses fonctions constitutionnelles et étant donné la désobéissance de l'Assemblée Nationale, une situation qui existe toujours après qu'elle n'ait pas expulsé officiellement 3 députés élus suspectés de fraude dans l'état d'Amazonas, a nommé 2 recteurs du CNE dont le mandat était fini.

 

Le 4° échec concerne l'ouverture attendue avec impatience d'un « canal humanitaire » pour ouvrir définitivement la voie à une intervention dosée dans notre pays. Cela a été une des exigences les plus importantes de l'Assemblée Nationale tandis que le lobby de Luis Almagro de l'OEA et la campagne sur la « crise humanitaire » augmentaient son développement. Bien qu'ils aient tenté de montrer comme une victoire politique le fait que le Gouvernement Bolivarien déclenche des mécanismes de l'ONU et de l'OMS auxquels il avait adhéré depuis longtemps pour améliorer l'approvisionnement en médicaments, l'année étant presque terminée, l'absence de « canal humanitaire » est un autre échec qui s'ajoute à la liste.

 

Les lois d’amnistie, d'escroquerie immobilière, sur les télécommunications, le secteur de l'électricité et tant d'autres qui sont restées coincées cherchaient, entre autres choses, à rendre aux entrepreneurs privés les secteurs stratégiques de l'économie du pays et à auto-pardonner aux criminels responsables de la mort de Vénézuéliens pour des raisons politiques. Toutes ont échoué parce qu'elles n'étaient pas conformes à la Constitution. Et elles n'ont pas seulement échoué pour cela : comme aucune ne cherchait à résoudre les problèmes économiques quotidiens du Vénézuélien ordinaire, elles n'ont eu aucun soutien et n'ont suscité aucun intérêt de la part de la population. Elles étaient aussi loin que leur chance de prendre le pouvoir politique en 2016. Avec ces soi-disant lois, ils ont aussi découvert leurs intentions réelles dans l'hypothèse où ils arriveraient à gouverner à nouveau le pays.

 

Et peut-être le pire de leurs échecs, il l'a provoqué en continuant à dire qu'au Venezuela, les institutions représentatives indiquaient le rythme politique. Que le cœur politique du pays se situait, dès le début de cette année, dans ce palais où siège l'Assemblée Nationale, dans le centre de Caracas.

 

La démocratie participative et agissante est venue pour rester et dans notre Amazonas, par exemple, elle est vivante, florissante et elle se construit pas à pas sur la base de l'héritage du Commandant Hugo Chávez et sous la direction du président Nicolás Maduro. Et nous le disons sans autre prétention que de dire la vérité sur ce qui se passe. Malgré les difficultés que nous avons dû vivre à cause de l'éloignement et du fait que nous sommes un état frontalier, nous sentons la décision de ce bon peuple originaire de cette terre de résister et de créer pour construire l'Amazonas du futur dans le cadre de cette belle patrie bolivarienne.

 

C'est là qu'est né le pouvoir de la Révolution Bolivarienne, son espoir en l'avenir, où Henry Ramos Allup continue à être le député d'AD qui a toujours parlé pour la télévision.

 

Source en espagnol :

http://misionverdad.com/columnistas/ramos-allup-el-gran-perdedor-de-2016

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/01/venezuela-ramos-allup-le-grand-perdant-de-2016.html