Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Colombie : Intervention de Marche Patriotique à la Commission Inter-américaine des Droits de l'Homme

Publié le par Bolivar Infos

Washington, D.C., 21 mars 2017

 

Madame la Vice-présidente, Commissaires et Secrétaire Exécutif

 

Mesdames et messieurs de la délégation de l'Etat

 

Participants et assistants de la Société Civile,

 

Marche Patriotique est un mouvement politique et social né du conflit social armé qui cherche une solution politique à celui-ci, la démilitarisation et la démocratisation de la vie civile et de la politique colombienne. Il réunit plus de 1 500 orgnaisations paysannes, indigènes, afro-descendantes, de femmes, d'étudiants, de jeunes, d'ouvriers et de civils de différents secteurs. La recherche dela paix et l'exercice de la défense totale des droits de l'homme sont au centre de notre idéologie.

 

Pour notre idéologie et notre action politique, depuis notre apparition nous avons été l'objet d'attaques systématiques et généralisées de la part de groupes paramilitaires, de membres des services publics et de la Force Publique, ce qui nous a permis d'identifier les schémas de persécution suivants contre notre Mouvement :

 

a. Le langage de stigmatisation et l'utilisation de médias de masse pour cirminaliser notre processus d'organisation.

 

Des actions qui ont été exécutées par des personnes de l'establishment et de hauts fonctionnaires de l'Etat, ce qui est très grave parce que le but n'est rien d'autre que de causer des dommages à notre collectif. Plus grave encore avec ses conséquences, cela place la Marche en marge de la loi et prétend justifier et légitimer la violence.

 

b. Des homicides, des attentats, des ptortures et des disparitions forcées de dirigeants locaux et régionaux.

 

Entre le 8 septembre 2011 et le 5 mars 2017, 133 membres de Marche Patriotique ont été assassinés parmi lesquels 13 étaient des femmes et 120 des hommes.

 

Des faits qui ont ét éperéptrés par des groupes paramilitaires et des membres de la Force Publique, accomplissant ce qui est sans doute un plan national. Ces faits sont survenus dans des zones de conflit armé, dans des attaques sans disctinction, dans le cadre de la répression des protestations sociales sous la modalité mal nommée de « faux positifs » en simulant des affrontements avec la guérilla er ou dans le cadre d'arrestations préventives.

 

Il faut souligner qu'en 2016, ont eu lieu 116 homicides de dirigeants sociaux et de défenseurs des droits de l'homme en Colombie sur lesquels 23 étaient des membres de Marche Patriotique. En 2017, il y a eu 31 homicides sur lesquels 6 étaient des membres de Marche Patriotique. Sur les 37 attentats qui ont eu lieu en 2016, 9 ont été commis contre des membres de notre mouvementpolitique et social.

 

Le défensuer du du peuple a récemment signalé que « dans la période comprise entre le 1° janvier 2016 et le 20 février 2017, au moins 120 homidices ont été enregistrés, 33 attentats et 27 agressions. »

 

c.Une menace directe individuelle et collective de la part de groupes militaires et paramilitaires contre des dirigeants et des organisations.

 

En 2016, ily a eu 517 menaces individuelles et collectives de dirigeants sociaux et de défenseurs des droits de l'homme.

 

d.Perquisitions arbitraires, suivi et vol d'informations sensibles.

 

e.Arrestations arbitraires et judiciarisation de membres de Marche Patriotique.

 

Plusieurs modalités sont mises en œuvre : des captures avec ou sans ordre judiciaire, perquisitions des lieux de travail ou du logement dans le cadre de protestations sociales, d'opérations militaires et ou policières et de combats contre la rébellion armée, entre autres. Les accusations sont faites sous prétexte de la commission de délits de rébellion, de terrorisme et de délits connexes. Certains de nos camarades sont encore soumis à des processus judiciaires, détenus dans des centres pénitentiaires, assignés à résidence et ou en liberté conditionnelle et au moins 15 ont été acquités des charges qui eur ont été imputées après avoir passé des années entières derrière les barreaux.

 

f.Les tentatives des institutions pour en finir avec la vie politique de nos porte-paroles nationaux Huber Ballesteros, Carlos Lozano Guillen, David Flórez, Andrés Elías Gil Gutiérrez et Piedad Córdoba Ruiz grâce à des montages judiciaires et ou des processus diciplinaires biaisés.

 

Quelques aspects psycho-sociaux

 

  • L'étiquetage est lié à lapsychologie de la guerre et arrive à ce que des gens ou d'autres collectifs remettent en question leur appartenance à Marche Patriotique.

  • Les assassinats, les attaques armées et les menaces de mort contre des dirigeants affaiblissent la base sociale et provoquent des difficultés pour que d'autres membres veuillent assumer la direction ou amènent d'autres personnes qui assument la direction abandonnent leur responsabilité.

  • Les médias donnent souvent un impact négatif aux arrestations en montrant les personnes arrêtées comme d'importants responsables de la guérilla.

 

La réponse de l'Etat et sa responsabilité :

 

De la réponse du Procureur, il se détache que : les violations continuent sans qu'il n'y ait d'enquête systématiquement,

un seul assassinat (William Castillo Chima) a été lié à son activité de défenseur des droits de l'homme

que 92% des assassinats restent impunis.

 

Le Prucureur Général de la République, dans sa réponse, dit : « En conclusion, le bilan au niveau national prouve qu'il n'y a que Deux affaires en cours avec une enquête préliminaire concernant Marche Patriotique... »

 

A cause de tout ce qui précède, nous considérons que l'Etat est responsable :

 

a.Parce que les actions initales de stigmatisation ont été faites par de hauts fonctionnaires de l'Etat et même par le Président de la République et par le ministre de la Défense.

 

b.Parce que des agents de la Force Publique et du Bureau du Procureur ont participé à plusieurs crimes et répressions illégales et sans ofndement dont nous avons été l'objet.

 

c.Parce qu'étant au courant du terrible impact des assassinats et autres agressions, il n'a pas pris de mesures de prévention efficaces et que celles qui ont été adoptées n'ont pas été efficaces pour empêcher que cela continue.

 

d.Parce que même s'il a engagé des enquêtes, elles se déroulent comme des faits sans rapport les uns avec les autres, les caractéristiques de généralité et de systématisme ne que les persécutions revêtent ne sont pas reconnues, elles n'ont pas été efficaces et les responsables des délits n'ont pas été sanctionnés.

 

La Colombie, dans le cas de Marche Patriotique, viole complètement les droits protégés par la Convention, n'a pas rempli les obligations internationales qui en découlent et qui découlent d'autres traités internationaux.

 

Face à l'extermination en cours et considérant les recours internes comme épuisés, en bref, Marche Patriotique ira devant le Commission présenter une pétition écrite en respectant les formalités requises dans le cadre de ce que stipulent les articles 33, 41 inciso f) et 44 de la Convention.

 

Par conséquent et sous la protection de l'article 1 de la Convention et de l'article 25 du Règlement de la Commission, la déclaration urgente de mesures préventives de protection à notre égard traîne et à cause de cela, Marche Patriotique dépose devant Monsieur le Secrétaire Exécutif le document de demande correspondant.

 

Commission des Relations Internationales

 

Mouvement Politique et Social Marche Patriotique

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/03/23/colombia-expone-situacion-de-lideres-sociales-y-defensores-de-derechos-ante-cidhintervencion-de-marcha-patriotica/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/03/colombie-intervention-de-marche-patriotique-a-la-commission-inter-americaine-des-droits-de-l-homme.html