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Venezuela : Qu'impliquerait la Charte Démocratique et contre qui est-elle dirigée ?

Publié le par Bolivar Infos

 

Par Basem Tejaldine

L'attaque contre le Venezuela jusqu'à présent a fait long feu à l'Organisation des Etats Américains (OEA). Le bâtard laquais en fonction dans cet organisme qui depuis ses débuts a été surnommé « ministère des colonies des Etats-Unis, » Luis Almagro, a à nouveau échoué mais nous devons reconnaître qu'il a très ben su gagner son salaire. « C'est un caniche sympathique et obéissant couché sur le tapis, » dirait Kuczynski.

 

Les Etats-Unis continuent à affronter la résistance de plusieurs pays amis du Venezuela dans la région qui refusent d’appliquer l’infâme « Charte Démocratique » au pays. Cependant, la stratégie des médias – discours anti-vénézuélien de ses laquais dans la région et de ses maîtres de l'Empire s'affine tous es jours mais a encore besoin de plus de soutien sur le continent.

 

Beaucoup sont conscients que ce qui est décrit comme un instrument formidable pour « sauver » le Venezuela d'une soi-disant « crise humanitaire » qu'il vit à cause de l'œuvre et par la grâce d'un bizarre dictateur caribéen issu de la classe ouvrière et non de l'armée, en réalité cache le poignard pour créer une vraie crise humanitaire qui serve à justifier l'intervention militaire états-unienne, ses missiles et ses bombes « humanitaires » avec la participation certaine de certains pays laquais comme la Colombie, d'Aruba1 et du Brésil.

 

Tous les médias de droite et leurs alliés internationaux continuent à dire que l'application de la « Charte Démocratique » est seulement une formalité diplomatique pour faire pression sur le Gouvernement Bolivarien et lui faire accepter une issue pacifique et électorale. Cet argument ridicule tombe facilement avec les propres déclarations du chef du Commando Sud des Etats-Unis de l'époque, le général John Kelly, qui reconnaissait dans une interview accordée à CNN en octobre 2015 que «les Etats-Unis sont prêts à intervenir au Venezuela si l'OEA ou l'ONU le demande. » Des mots qui complètent les révélations du document « Opération Venezuela Freedom-2 » de l'actuel chef du Commando Sud, le général Kurt Tidd, qui met en avant ce qui suit :

 

« Même si nous ne pouvons pas agir ouvertement sur le plan militaire, avec les forces spéciales présentes ici, il faut concrétiser ce qui a été planifié antérieurement pour la phase 2 (Tenaille) de l'opération. Les entraînements et les préparatifs d'opérations de ces derniers mois, avec la Force Opérationnelle Conjointe Bravo sur la base de Palmerola, à Comayagua –Honduras, la Force Opérationnelle Conjointe Renseignement Sud – permettent de mettre ces composantes en condition d'agir rapidement dans un arc géostratégique soutenu par les bases militaires de « contrôle et de vérification » sur les îles antillaises d'Aruba (Reina Beatriz) et Curazao (Hato Rey), à Arauca (Colombie), Larandia (Colombie), Tres Esquinas (Colombie), Puerto Leguízamo (Colombie), Florencia et Leticia en Colombie, tout cela en tant que Lieux d'Opérations Avancées (FOL) avec des projections sur la région centrale du Venezuela où est concentré le pouvoir politique et militaire. »

 

Personne ne peut cacher les véritable intentions aucunement « humanitaires » des hyènes impérialistes contre le Venezuela encore plus en sachant que ces mêmes arguments « humanitaires » et pour la « démocratie » prononcés par ces mêmes hyènes bellicistes ont conduit la Serbie, la Libye, l'Ukraine, l'Irak et la Syrie au chaos actuel. Mais avant, ils doivent préparer le terrain. Faire craquer ces économies avec des blocus et des sanctions pour faciliter le travail des envahisseurs.

 

Si quelqu’un a encore des doutes sur les véritables intentions de la « Charte Démocratique », alors,je leur conseille de lire un certain écrit de mes bons camarades de Mission Vérité qui explique mieux que personne contre qui est dirigée la « Charte Démocratique ». L'article dit :

 

« Application d'un recours clef de la guerre non conventionnelle contre le Venezuela : exploiter les vulnérabilités et les urgences de la population pour la faire se retourner contre ses autorités légitimes.

 

Par la voie de fait, ils arriveraient à rendre la situation économique plus aiguë pour provoquer plus de mal-être et d'irritation dans la population vénézuélienne, c'est le but de la guerre et de ces instruments. An résumé : la précarisation de l'économie de la population augmenterait. La « Charte Démocratique » est dirigée contre vous, contre votre porte-monnaie, votre tranquillité.

 

Etant donné que le Venezuela (pour le système inter-américain dominé par les yankees) serait, après l'application de la Charte, en dehors des canons de la « liberté » et de la « démocratie », un ensemble de pays de la région pourraient décider de sanctionner le Venezuela unilatéralement en s'accrochant à la « légalité » de la « Charte Démocratique », surtout ceux qui ont manifesté des positions hostiles au Venezuela (Brésil, Argentine, Pérou, Paraguay, etc.) qui font partie, plus ou moins, comme le Brésil et l'Argentine, des relations économiques internationales du Venezuela. Cela rendrait plus aigu et donnerait un caractère légal à l'élément le plus préjudiciable de la guerre économique : le blocus financier contre le Venezuela.

 

Ils pourraient, essentiellement, suspendre les relations commerciales ou restreindre les exportations vers le Venezuela en l'empêchant d'importer des produits et des matières premières nécessaires pour faire baisser la pression économique avec des plans comme les CLAP et la Grande Mission Approvisionnement Souverain qui dépendant en grande partie des importations de pays proches du Venezuela.

 

C'est bon ou faut-il être plus précis ? La seule chose démocratique qu'amènerait la « Charte Démocratique » dans le pays, ce serait qu'elle serait appliquée sans distinction à tous les Vénézuélien, partisans et adversaires, opposants et chavistes. Nous paierions tous les ambitions et la cupidité de quelques-uns.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

NOTE de la traductrice:

1Aruba est une île caribéenne néerlandaise, située au large des côtes du Venezuela, faisant partie des petites Antilles. L'île forme un État du Royaume des Pays-Bas à part entière depuis qu'elle s'est séparée des Antilles néerlandaises en 1986. En 2010, Aruba comptait 110 663 habitants, dont 29 998 vivaient à Oranjestad, capitale de l'île.

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Aruba)

Source en espagnol :

http://www.telesurtv.net/amp/news/Conozca-la-agenda-del-Comando-Sur-de-EE.UU.-contra-Venezuela–20160419-0028.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/03/venezuela-qu-impliquerait-la-charte-democratique-et-contre-qui-est-elle-dirigee.html