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Venezuela : Discours du Président Nicolas Maduro à la manifestation de solidarité avec le Venezuela, au Palais des Conventions, le 10 avril 2017

Publié le par Bolivar Infos

 

Cher camarade, grand frère, général d'Armée, Président du Conseil d'Etat et des Ministres de Cuba, Raúl Castro Ruz (Applaudissements).

 

Nous sommes très heureux d'être dans la patrie cubaine et de recevoir, comme toujours, toutes ces expressions de fraternité et d'amitié véritable parce que l'estime et l'affection entre Cubains et Vénézuéleins est le véritable amour, l'affection véritable et la solidarité partagée depuis la vérité de notre histoire.

 

Je remercie beaucoup la Présidente de la Fédération des Etudiants et le Secrétaire Général de la Centrale des Travailleurs de Cuba pour la force de leurs paroles, pour le soutien de la jeunesse et de la classe ouvrière cubaine (Aplaudissements). Nous avons reçu ce soutien comme un véritable renfort parce que ce sont les peuples, c'est la solidarité et l'amour des peuples, c'est la véritable diplomatie. La diplomatie de l'avenir est la diplomatie des peuples, des travailleurs, des étudiants, des maîtres, des professionnels, des militaires, de tous. Je remercie donc profondément pour ces expressions que, pendant toutes ces semaines de menaces, d'agressions contre le Venezuela au sein de l'OEA, depuis Washington, depuis ce tribunal de l'inquisition qu'est devenu le ministère des colonies grâce à eux, nous avons reçues du peuple cubain et de toutes ses organisations sociales qui sont l'expression d'une solidarité véritable de l'homme et de la femme de la rue.

 

Camarades de l' ALBA, secrétaire général de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique,David Choquehuanca, chanceliers des 13 pays qui participent à cette réunion du Conseil Politique de l'ALBA, camarade Cilia Flores, première combattante, ministres, amis et frères,

 

Ce Conseil Politique de l'ALBA marque un nouveau tournant. A nous dans la vie de la lutte pour la dignité, pour l'indépendance de notre peuple, on ne nous a fait cadeau de rien. La route que nous avons parcourue est longue, demain, nous serons dans le sud du Venezuela, dans l'Orénoque, sur le front de l'Orénoque, pour commémorer le 200° anniversaire de la première grande victoire, un 11 avril 1817, des troupes libératrices du sud sur les troupes du général Pablo Morillo à la Bataille de San Félix qui a marqué le début du cycle de victoires de la Révolution d'Indépendance du Venezuela et de l'Amérique du Sud au XIX° siècle.

 

Notre armée libératrice arrivait d'un terrible massacre à 400 kilomètres, dans les Caraïbes vénézuéliennes, dans la ville de Barcelona, quelques jours auparavant. Plus de 1 500 hommes et femmes, dont 700 soldats, 300 malades, vieux, enfants furent massacrés par la brutalité de l'armée de l'empire espagnol qui occupait alors nos pays.

 

Quelques jours plus tard, cette même armée de libération était capable, sur les cendres mêmes de la douleur et de la défaite, de lever les drapeaux tricolores de la victoire, un jour comme le 11 avril 1817.

 

Aujourd'hui, nous commémorons aussi un anniversaire de plus de la fondation en 1892 du Parti Révolutionnaire Cubain. José Martí a dû, après que la révolution indépendantiste du XIX° siècle soit passée par des aléas, des défaites, des divisions, José Martí a dû mettre en ordre la doctrine, la stratégie et de prendre la direction, de réunifier les forces, le commandement des forces patriotiques de Cuba de l'époque et un jour comme aujourd'hui, il a fondé le Parti Révolutionnaire Cubain. Un XIX° siècle de batailles, un XIX° siècle de recherches, un XIX° siècle de fondation, fondation dans l'idée de chercher la dignité, l'égalité, le droit à la vie, le droit à l'existence de nos peuples. Nos peuples jusqu'alors n'avaient connu que la vassalité coloniale. La domination des puissances des empires européens avait alors été absolue et hégémonique sur tout ce qui aujourd'hui est connu comme l'Amérique Latine et les Caraïbes. Sur toutes les terres américaines de notre hémisphère jusqu'au XIX° siècle, on n'a connu que le colonialisme, l'esclavage, le racisme, l'exploitation. 3 siècles de domination, de colonialisme, d'extermination absolue des populations aborigènes qui ont marqué notre histoire, notre sang. 3 siècles d'esclavage d'où sont venus nos grands-parents africains. C'est l'un des épisodes de notre histoire les plus terribles que nous ne devons pas oublier ni laisser les générations futures oublier jamais. Plus de 50 millions d'hommes et de femmes ont été enlevés des terres africaines et traînés, pire que des animaux, enchaînés, transformés en esclaves, de long en large sur ce continent, comme nous disions, à cause de l'Europe cultivée. C'est l'Europe cultivée qui nous a imposé l'esclavage, le racisme, l'exclusion, le pillage de continents entiers. Si bien que la lutte n'a pas été brève, cette lutte ne sera pas brève et surtout la jeunesse, avec cet esprit toujours à la recherche de quelque chose, cet exprit de créativité, de joie, de rébellion, doit comprendre que tout le chemin fait depuis lors, un chemin de revendication, de dignité, de tout l'héritage créé par les symboles fondateurs, par les dirigeants fondateurs de notre patrie au XIX° et au XX° siècles doit être considéré avec une responsabilité absolue et une conscience absolue des batailles que nous livrons aujourd'hui et des batailles qui sont encore à livrer par nos peuples et par notre Amérique.

 

Au XX° siècle, sans aucun doute, il y a eu un fait marquant. Si le XIX° siècle a eu un Bolívar, un Antonio José de Sucre, un Ayacucho qui sont devenus des mythes pour ceux qui aspiraient à la liberté, à l'indépendance, à l'égalité sur tout notre territoire, qui rêvaient de l'utopie d'exister en tant que république, qui rejetaient toutes les formes de soumission, de colonialisme que l'Europe a imposées sur nos terres de pillage, d'esclavage et Bolívar, un Sucre, un Ayacucho, un Martí, un Morazán, qui ont marqué un chemin de recherche, de combat marqué aussi par la trahison, qui ont proposé les rêves d'égalité, de démocratie, de république, le XX° sicèle qui s'est achevé il y a à peine quelques années, fut le siècle de l'irruption de l'impérialisme états-unien en tant que puissance dominante de notre Amérique et du monde. Nos pères le savaient bien, nos grands-pères et les générations qui nous ont précédés !

 

Un XX° siècle plein d'épisodes, d'intervnetions que nous rappelaient le Secrétaire Général de la Centrale des Travailleurs de Cuba, la politique des canonières, la politique de la carotte et du bâton, plus du bâton que de la carotte. Un XX° siècle qui a été le témoin de la façon dont les anciennes oligarchies de chacun de nos pays, très corrompues, ont été liées aux intérêts de domination économique, politique, géopolitique de notre région par une élite impérialiste qui a toujours dirigé le destin des Etats-Unis d'Amérique depuis leur fondation même.

 

L'OEA, l'Organisation des Etats Américains, qui s'appelle ainsi, est une organisation qui est née comme l'héritière, précisément, des Conférences Panaméricaines que José Martí dénonçait à la fin du XIX° siècle, de la Conférence de 1889. L'Organisation des Etats Américains, à sa naissance, a été l'expression de la politique hégémonique que les Etats-Unis avaient déjà réussi à concevoir pour notre continent.

 

La Conférence de Bogotá de 1948 a été l'étape fondatrice de l'organisation qui allait servir à l'élite de l'empire des Etats-Unis d'instrument pour rendre légitime leur domination politique, économique et militaire sur toute notre région latino-américaine et caribéenne.

 

En 1948... Un jour comme hier, on a commémoré dans toute l'Amérique, surtout en Colombie, le 69° anniversaire de l'assassinat de Jorge Eliécer Gaitán, un grand révolutionnaire colombien, un grand bolivarien de son époque. Un événement historique inoubliable toujours connu sous le nom de Bogotazo mais qui fut en réalité le « colombionazo », a été le début d'une période sinistre de l'histoire de la Colombie et de notre Amérique du Sud. Le 9 avril, avec l'assassinat de Jorge Eliécer Gaitán et de toutes les forces d'espoir, de direction, pour libérer les pauvres de notre sœur la Colombie, a commencé en Colombie le cycle le plus long de violence politique, d'intolérance idéologique, de répression qu'on ait jamais connu en Amérique Latine et dans aucun des pays présents ici.

 

Fidel était là, pendant ce Bogotazo, un jeune étudiant qui était venu participer au Congrès Latino-américain des Etudiants dans l'idée de fédérer toutes les organisations pour s'opposer déjà à la fondation de l'OEA, dans l'idée martienne1 de s'opposer au panaméricanisme en tant que négation du bolivarisme. Le panaméricanisme représentait les courrants attachés à la doctrine de Monroe qui se sont développés au début du XIX° siècle, le bolivarisme, les drapeaux reconnus par Marti au XIX° siècle et revendiqués par Fidel au XX° siècle, le Commandant Fidel Castro.

 

Comme disent les poètes, le cadavre de Jorge Eliécer Gaitán, le dirigeant du peuple colombien, lorsque la Conférence Panaméricaine de Bogotá a fondé l'Organisation des Etats Américains sur la répression la plus honteuse et le massacrele plus honteux qu'on ait connu dans l'histoire de la Colombie et de Notre Amérique, était encore chaud. L'Organisation des Etats Américains est née de cette confrontation, elle est née de la confrontation due à l'apparition toujours renouvelée de dirigeants et de projets de notre Amérique représentés par un Jorge Eliécer Gaitán, martyrisé un 9 avril 1948 et représentés aussi par l'alliance des oligarchies toujours subordonnées aux élites de l'empire des Etats-Unis qui, pêle-mêle, avec toute la force qu'elles ont réussi à avoir tout au long de l'histoire, se sont toujours imposées par le chantage, la coercition ou la violence directe.

 

Depuis la fondation de l'Organisation des Etats Américains, comme on en a bien discuté aujourd'hui au Conseil Politique de l'ALBA, 69 ans se sont écoulés et en 69 ans, l'histoire de l'OEA est l'histoire de la plus honteuse subordination des oligarchies locales de nos pays aux intérêts de l'empire, dans toutes les situations et à tout moment. Nous n'aurions pas assez de toute cette nuit, d'une matinée complète, de plusieurs jours, pour faire un parcours, une révision, un bilan, une évaluation de cette histoire. Nous n'aurions qu'à rappeler les symboles qui ont marqué cette histoire : Guatemala, 1954, la campagne contre le président Jacobo Arbenz et la révolution démocratique du Guatemala, l'invasion, résultat : 50 ans de dictature et après ces 50 ans, les Etats-Unis, le Département d'Etat, font des excuses au peuple du Guatemala parce qu'ils se sont trompés avec l'invasion parce qu'ils ont démontré 50 ans après que Jacobo Arbenz n'était pas communiste.

 

La République Dominicaine, 1966, une nouvelle expérience, un dirigeant, Juan Bosch, un Latino-américain extraordinaire, martien, bolivarien, un dirigeant brillant, venu du peuple qui a aussi donné naissance à Máximo Gómez, le peuple dominicain, notre bien-aimé peuple dominicain et l'OEA a aussi utilisé des porte-avions dans l'un des massacres, dans l'une des invasions les plus épouvantables qu'on ait connu dans les années 60. Avant la République Dominicaine, ça a été le tour du peuple cubain.

 

Nous avons discuté au Venezuela et depuis le Venezuela avec des Gouvernements amis, avec des mouvements sociaux, populaires, de tout le continent et avec notre peuple du caractère de cette Organisation des Etats Américains et nous nous sommes trouvés face à l'histoire que vous avez dû affronter, vous.

 

Bon, la grande majorité des Cubains et des Cubaines présents ici est née dans les années 60 par là, pas vrai ? Sauf d'honorables et prestigieuses exceptions (Rires) mais tous connaissent très bien leur histoire dans le puissant système d'éducation cubain.

 

Vous savez comment l'OEA dans les années 1959, 1960, 1961, 1962, a été le théâtre de la préparation de l'agression, de l'intervention et de l'occupation de Cuba.

 

Vous connaissez la bataille immense que les Cubains ont dû livrer avec Fidel, avec Raúl, avec le Che, en nageant presque à contre-courrant dans une combinaison de mouvements politiques, diplomatiques qui ont toujours été accompagnés par les peuples, par la solidarité des peuples de tout le continent de Caracas à Montevideo, de México à Buenos Aires mais qui avait la complicité criminelle de tous les Gouvernements, pour la plupart des dictatures, et du reste des Gouvernements qui, sous prétexte de démocratie bourgeoise représentative avaient essentiellement la domination sur les votes à l'OEA.

 

Cuba a dû livrer une bataille énorme. Il y a assez de documents déclassifiés de l'époque et on connaît aujourd'hui l'histoire qu'ont pu dénoncer au sein de l'OEA et au dehors les voix de la Révolution Cubaine de l'époque.

 

Les Etats-Unis, par derrière, avec une grande capacité de pression et pour imposer, ont organisé les différentes réunions et conférences de l'OEA. Dans les années 1960, ils ont utilisé l'Organisation des Etats Américains pour se rapprocher d'une agression grâce à des résolutions. La fameuse Charte Démocratique n'existait pas, cela leur importait peu, elle ne leur manquait pas, ils violaient la Charte de l'OEA aussi souvent qu'ils le voulaient et ils ont engagé un processus de harcèlement, de persécution contre la Révolution naissante de Cuba et contre le désir de dignité et l'effort de tout un peuple qui s'éveillait à peine à une nouvelle époque historique.

 

Avant 1961 – nous l'avons analysé avec des experts du MINREX, l'un d'entre eux était Rogelio Polanco – ils n'ont avancé que dans la campagne médiatique, politique, diplomatique et l'OEA leur a servi de mécanisme pour accumuler un ensemble d'actions, de condamnations, de harcèlements, de traques qui a amené le chancelier de l'époque, Raúl Roa, à qualifier l'OEA de « ministère des colonies » des Etats-Unis.

 

Certainement, beaucoup de jeunes aujourd'hui, au XXI° siècle, pourraient se demander ce qu'est ce ministère des colonies et ce serait une bonne question. Non, c'est qu'à l'époque des colonies, précisément, la façon de gouverner leurs territoires d'outre-mer était de le faire grâce à des ministères des colonies qui se chargeaient de gérer, de dominer et de gouverner les territoires d'outre-mer. On connaît le fameux ministère des colonies de l'Empire Britannique qui devait gouverner pratiquement le monde entier : l'Asie, l'Afrique et l'Amérique.

 

Ce « ministère des colonies » bien nommé par Cuba dans les années 60, à l'OEA a fonctionné comme un mécanisme pour légitimer ce que les Cubains ont vécu depuis qu'en avril, précisément avril 1961...

 

Cuba n'a pas été expulsée de l'OEA avant 1961 parce qu'avec l'invasion de Playa Giron, ils espéraient constituer une tête de pont, un gouvenrement pantin et après l'avoir établi dans tous les territoires de notre Cuba bien-aimée, tous les Gouvernements en sortiraient et l'OEA en sortiraient avec le poids historique qu'il y avait à ce moment-là à reconnaître la légitimité d'un Gouvernement pantin parallèle et ensuite à justifier l'appel à une intervention militaire massive des Etats-Unis contre le peuple cubain.

 

C'est pourquoi ils ont conservé à l'OEA Cuba harcelée par des déclarations, des discours, des réunions, et la parole de Cuba, malgré son apparente solitude, la parole de Cuba fut le référence morale, la voix, la force de rébellion dont l'Amérique avait besoin pour apprendre que oui, on pouvait affronter l'impérialisme, que oui, on pouvait vaincre l'impérialisme et qu'il existait un peuple plein de cette force : le peuple cubain, Fidel. (Applaudissements)

 

Une expérience extraordinaire après la victoire du peuple cubain, en 72 heures, extraordinaire, magique, qu'a représenté le première défaite de l'impérialisme encore naissant, l'impérialisme états-unien en terres américaines, la victoire héroïque qui a rendu gigantesque le prestige de Fidel, de la Révolution Cubaine, devant les peuples du monde. Là, oui, a commencé le processus pour imposer une politique d'isolement de Cuba. Là, oui, ont commencé les pressions pour la rupture des relations diplomatiques des pays de l'époque dans le cadre d'une campagne criminelle pour séparer et diviser nos peuples, pour nous remplir de haine. Et alors commença une politique que, sauf le Mexique qui a toujours représenté l'esprit immortel d'Emiliano Zapata, pas le Mexique de la trahison mais celui de la dignité, de Lázaro Cárdenas, d'Emiliano Zapata, tous les Gouvernements de l'époque se sont joints pour, dans un enchaînement d'événements, rompre les relations diplomatiques, politiques et se joindre au blocus de Cuba. Et ce fut alors et seulement alors que vint la fameuse réunion pour suspendre et expulser Cuba de l'Organisation des Etats Américains.

 

Aujourd'hui, nous pouvons raconter et rappeler ces témoignages du moment historique qu'ils ont dû affronter. Et je ne peux pas m'empêcher d'éprouver, en tant qu'être humain, en tant que révolutionnaire, une gigantesque admiration pour Fidel, pour Raúl et pour ce groupe d'hommes et de femmes qui ont dû affronter ces temps historiques avec dignité (Applaudissements), avec sagesse, avec fermeté, avec courage et n'ont laissé en aucune circonstance tomber le drapeau de la dignité de la Cuba révolutionnaire. Des temps héroïques ont vu naître la merveille de cette Révolution Cubaine. La Révolution Cubaine au XX° siècle a représenté le début d'une longue ère de transformations progressistes, révolutionnaires, de notre continent. La Révolution Cubaine a fixé la règle, l'ordre du jour, a marqué le temps historique de ce qui était possible et de ce qu'il était nécessaire de faire pour que ces pays auparavant colonisés, esclaves, pour que nous, les pays toujours sous-estimés par le Nord, toujours rejetés par le Nord, trouvions notre propre chemin, en des temps aucunement faciles. On ne nous a jamais fait cadeau de rien, jamais la dignité n'a été accordée au cours de l'histoire, elle a été arrachée.

 

Cuba a marqué une époque et des générations entières d'hommes et de femmes, en Amérique Latine, ont été éduquées avec l'exemple de Cuba. Cuba doit être fière de l'époque héroïque qu'elle a dû vivre, de l'exemple qui est venu d'elle et de la force spirituelle, morale et politique qu'elle a imprimée dans les peuples du monde, dans les peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes pour l'époque que nous vivons.

 

Après la Révolution Cubaine, l'histoire a été autre. Si la révolution de l'indépendance du

1Venant de José Marti

Sud a eu un Bolívar, un Sucre, un Gervasio Artigas, un José de San Martín, si la révolution d'indépendance d'Amérique Latine et d'Amérique Centrale a eu un Francisco Morazán et si le XX° siècle a été marqué pour toujours par cette force, ici, à Cuba, il y a eu un Antonio Maceo et un José Martí, la révolution de la dignité et l'indépendance du XX° siècle a eu un Fidel Castro Ruz (Applaudissements), un Ernesto Che Guevara (Applaudissements). Des hommes et des femmes synthèse de tous les temps parce que nous sommes une force qui a un parcours derrière elle, nous sommes une force avec des racines profondes et nous sommes une force qui fait qu'unis, nous représentons la plus merveilleuse énergie spirituelle qui se soit jamais levée dans cette région.

 

La force de l'ALBA avec l'union de nos peuples d'Amérique Centrale, des Caraïbes, d'Amérique du Sud, avec déjà 13 ans de réalisations pratiques du mot « solidarité », du mot « complémentarité », avec 13 ans déjà de démonstration des difficultés et des possibilités de la coopération, l'Alliance Bolivarienne qui est née comme une alternative au modèle de l'ALCA et du nouveau colonialisme économique qu'on voulait nous imposer du Nord, la force de l'ALBA, c'est la force de tous. L'ALBA a su affronter au cours de toutes ces années, depuis sa fondation sous l'autorité du Commandant Fidel Castro Ruz et du Commandant Hugo Chávez, la force de l'ALBA a su sortir de son propre chemin, a su inventer, dans le meilleur sens robinsonien, a su créer, avec la plus grande force d'invention, ses propres chemins.

 

Si l'OEA, pendant 69 ans, est marquée par la douleur, la mort, le sang des invasions, les coups d'Etat, si elle est marquée par l'esprit de division de Notre Amérique, de la subordination et de l'esclavage, l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, en à peine 13 ans, est marquée par la force merveilleuse de la solidarité, de l'union dans l'action, de l'union pratique.

 

L'ALBA peut montrer aux peuples de notre région, au-delà des Gouvernements et des pays qui l'ont fondée et la composent, bien au-delà, l'ALBA peut montrer une œuvre concrète dans le domaine de l'éducation. Sous l'étreinte et à l'ombre de l'ALBA ont été alphabétisé plus de 4 millions de Latino-américains et de Caribéens pendant ces 10 dernières années. Sous l'étreinte de l'ALBA et de la science médicale cubaine et albiste plus de 4 500 000 Latino-américains pauvres, des paysans, des humbles, ont été opérés et ont retrouvé la vue grâce à l'Opération Miracle créée par ces 2 chrétiens, Hugo Chávez et Fidel Castro. Sous l'étreinte de l'ALBA, de la science médicale cubaine et de la science médicale latino-américaine, plus de 50 000 médecins formés à l'Ecole Latino-américaine Salvador Allende se sont déployés dans les champs et les villes de toute l'Amérique Latine et des Caraïbes (Applaudissements).

 

Sous la force de l'ALBA a été créé PETROCARIBE. Je pourrais revoir des données ici que nous pourrions certainement diffuser dans les médias et sur les réseaux sociaux mais PETROCARIBE en tant que création merveilleuse de l'ALBA, qui protège 18 Etats des Caraïbes leur a assuré, en temps de paix, en temps de turbulences, en temps de crise, en temps de croissance économique, en temps de décroissance économique, ces 13 dernières années, la stabilité énergétique, fiscale et financière à tous les pays des Caraïbes qui sont entrés dans cette organisation née de l'esprit créateur de l'ALBA (Applaudissements). 18 Etats des Caraïbes appartiennent à notre organisation, à PETROCARIBE, au-delà de l'ALBA, PETROCARIBE est un instrument de l'ALBA.

 

Selon les données du PNUD et les données de la CEPAL, les organisations qui appartiennent à PETROCARIBE et qui participent à ses programmes de fourniture de combustible, de financement pour le développement, de soutien dans les calamités comme nos frères de Haïti, chers frères de Haïti à qui nous devons (beaucoup) dans les luttes de ces siècles, sont les pays qui ont les meilleurs indices de développement humain et de stabilité économique de la région pour ces 10 dernières années. Ce n'est pas un hasard, non : c'est une formule magique créée par la sagesse, par l'expérience, par le génie et surtout par l'amour, le désintéressement et la solidarité de 2 génies de notre Amérique, que cela plaise ou non au Nord : c'est le génie de Fidel Castro Ruz et d'Hugo Chávez Frías (Applaudissements) qui a créé ce mécanisme de stimulation, de soutien, de développement énergétique, économique (Applaudissements).

 

Certainement, il y a beaucoup de choses que nous n'avons pas encore faites ou beaucoup de choses que nous n'avons pas faites comme nous aurions pu les faire. J'ai ici un bilan, dans ce gros, gros livre, des projets économiques, des voies du développement économique. S'il est bien certain que nous avons de grandes tâches pour maintenir la stabilité de nos pays, l'indépendance, la paix, pour préserver la paix intérieure, la paix de la région, pour conserver le rythme de l'intégration, nous n'oublions pas une seconde, chers compatriotes, que la tâche la plus importante, la mission la plus importante de toutes les générations qui sommes à la tête de nos pays, de nos révolutions, c'est de faire face au développement économique soutenu par nos propres efforts et, en plus, en liaison en tant qu'intégration économique spéciale avec toute l'Amérique Latine et toutes les Caraïbes.

 

Personne ne peut penser, personne ne peut souhaiter, personne n'obtiendra le développement économique dans cette région qui fait à peine ses premiers pas toute seule en agissant pour elle-même, personne !

 

Moi, quand j'étais le chancelier du Commandant Chávez, il m'impressionnait toujours, dans les réunions privées et publiques, quand il écoutait ces concepts, quand il a découvert ces concepts mais surtout quand un homme comme Lula da Silva le disait en tant que président du grand Brésil. Le Brésil est un pays-continent, il a des forces de production puissantes, technologiques, c'est un pays-puissance et Lula soutenait toujours, avec une grande vision latino-américaniste, caribéenne, unioniste, géopolitiquement correcte à cette époque de formation de blocs dans lesquels ils voulaient avoir l'hégémonie sur toutes les régions de la planète, Lula, en tant que président du Brésil disait : Même le Brésil ne peut pas aspirer au développement économique, au développement social seul, pour lui seul. C'est pourquoi le Brésil a joué un rôle déterminant sous la direction du président Lula et de la présidente Dilma Rousseff dans la fondation et dans la création de la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens. C'est pourquoi le Brésil a joué un rôle fondamental dans la création de l'Union des Nations Sud-américaines, l'UNASUR, et dans tout ce processus qui, pendant les 10 dernières années, nous a amenés à un processus de rencontres et de re-rencontres d'une nouvelle Amérique d'espoir et de création collective.

 

Chers compatriotes, l'ALBA, depuis sa création – il y a là le camarade Alí Rodríguez Araque qui, en tant que chancelier du Commandant Chávez, a eu en charge la fondation de l'Alternative Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique et ensuite, il a été secrétaire général de l'Union des Nations Sud-américaines pendant 3 ans, le commandant Fausto, notre ambassadeur en République de Cuba. L'ALBA, depuis sa fondation, a été une création et une invention collective, elle a été la rencontre d'une relation de respect, de solidarité, de recherche. Au-delà des possibilités, l'ALBA n'est pas un écheveau de relations diplomatiques protocolaires, non, l'ALBA est née de la création réelle d'une rencontre de Gouvernements, de peuples et aujourd'hui, 13 ans plus tard, ce n'est pas par hasard que l'ALBA est une force pour nous rencontrer tous et pour dire à ceux qui veulent avoir l'hégémonie sur notre continent grâce à l'OEA, grâce aux menaces, grâce à l'agression : Vous n'avez rien pu contre nous et vous ne pourrez rien contre nous ! L'ALBA est là, debout, unie, infatiguable, qui travaille pour le développement commun !(Applaudissements).

 

Les pressions qu'il y a eu ces dernières semaines, à Washington et depuis Washington, n'ont pas eu d'exemple comparable ces dernières années.

 

Le Venezuela est le point de mire depuis longtemps, depuis l'arrivée de la Révolution Bolivarienne et l'apparition de ce personnage qui a tout changé dans notre patrie et qui a tout fait bouger et changer dans notre Amérique : notre Commandant Hugo Chávez.

 

Nous, nous avons 18 ans et nous allons arriver à l'âge mûr, à la force de l'âge. En 18 ans, nous avons supporté des attaques de toutes sortes. Demain, le 11 avril, non seulement on commémore le 200° anniversaire de la victoire de San Félix mais on commémore le 15° anniversaire du coup d'Etat de l'oligarchie, fasciste, dirigé de Washington contre le Commandant Chávez en 2002. Inoubliables, les images du scénario qu'on a installé dans le pays, de la campagne contre le Commandant Chávez, de la bataille que nous avons livrée, de l'embuscade avec les franc-tireurs pour assassiner leurs propres gens, de la trahison que le Commandant Chávez a subie et du coup d'Etat qui à la fin a échoué : le 11 avril.

 

Le Commandant Chávez, grâce au système électoral de la démocratie bourgeoise dont nous avons hérité, déjà en 2001, quand a commencé la conspiration et l'accumulation de forces pour déstabiliser le Venezuela, le Commandant Chávez avait gagné 8 élections de suite, y compris tout le processus populaire de constituante qui a donné naissance à la Constitution la plus démocratique et la plus populaire de toute l'histoire du Venezuela. Cette Constitution a été faite avec la parole, la lettre, l'esprit et la pensée du peuple du Venezuela pour la première fois dans l'histoire et a été approuvée par referendum par plus de 76% des voix du peuple.

 

A ces oligarchies, à ces empires peu importent les élections, peu leur importe la légitimité, peu leur importe la démocratie, ce qui leur importe, c'est le pouvoir et les richesses des pays. Que personne ne se fasse d'illusions ! Ici, il y a une gauche lâche qui a peur et qui tremble quand elle reçoit un appel en anglais d'un ambassadeur et qui ne tarde pas une seconde à se joindre à des faits inconnus pour condamner le Venezuela et dire : « Coup d'Etat au Venezuela ! » Oui, il y a eu un coup d'Etat au Venezuela il y a 15 ans contre le Commandant Chávez et l'oligarchie et les Gouvernements de droite de l'époque l'ont fait. Nous affrontons un coup d'Etat en ce moment au Venezuela et nous sommes en train de le vaincre ! C'est clair, oui, mais c'est la droite oligarchique, subordonnée aux intérêts des Etats-Unis, qui est en train de le faire. (Applaudissements).

 

Un miracle a sauvé le Commandant Chávez : aux mains des traîtres pleins de haine, il était sur le point d'être assassiné. Pendant ce temps, notre peuple, avec une force miraculeuse, a réussi une insurrection civique et militaire qui, le troisième jour, a sauvé le Commandant Chávez, sauvé la Constitution et sauvé la démocratie.

 

Je vous invite demain, à 8 heures du soir, heure du Venezuela, 8 heures du soir aussi, heure de Cuba, au Venezuela, sur la chaîne nationale de Radio et de Télévision où nous sommes en train de diffuser en ce moment et nos frères de Telesur nous ont dit qu'ils s'y joignent aussi, demain, à 8 heures du soir, nous passerons un documentaire historique unique sur la vérité sur le coup d'Etat du 11 avril 2002 qui s'intitule : « Puente Llaguno, clef d'un massacre » et qui explique très bien ce que fut le scénario qui a été monté et qui a justifié le coup d'Etat que le peuple a réussi à arrêter et à renverser. 18 ans à affronter différentes vicissitudes et circonstances.

 

Je peux dire, en vérité, chers frères des Caraïbes, d'Amérique Centrale, d'Amérique du Sud, camarade Raúl, camarade sevrétaire général de l'ALBA, David Choquehuanca, que de chaque situation, non seulement nous avons sorti de grands enseignements, de grandes leçons, non seulement notre peuple a élevé sa conscience, sa connaissance, son attitude, son engagement, sa morale, mais à partir de chaque situation, nous avons réussi à construire de nouvelles forces, de nouvelles forces morales, politiques, militaires, institutionnelles.

 

Je crois que de tous les coups que nous avons arrêtés, subis et surmontés,l e plus dur de tous a été la perte physique de notre Commandant Hugo Chávez. Il n'est pas facile de perdre le dirigeant, l'inspirateur, le chef, le père d'une révoution si jeune.

 

Récemment, nous sommes venus placer dans ce rocher éternel, à Santiago de Cuba, le père de la Révolution Cubaine, le père des révolutionnaires latino-américains mais déjà avec une œuvre, avec un peuple, avec un parti, avec une force armée, déjà avec un Raúl, après plusieurs décennies de tant de batailles et de tant de choses à faire aussi. Mais nous avons perdu notre Commandant très jeune, sans mettre en doute le poids du Commandant Hugo Chávez dans l'histoire de notre Venezuela du XXI° siècle, de la conduite de la Révolution et de la construction de la nouvelle Amérique, ce fut un poids décisif, déterminant, émouvant, nous pourrions dire. Il y en a qui n'ont pas compris cela, quand nous l'avons perdu, il y en a qui n'ont pas compris ce qu'a compris l'empire nord-américain.

 

Il y en a qui doutent encore que l'empire nord-américian existe et qui croient que c'est seulement une ressource oratoire ou réthorique du discours révoutionnaire pour chercher les applaudissements. Pour ceux qui doutent, il existe un empire avec des institutions puissantes, avec un projet de domination du monde, avec un Pentagone, avec un Département d'Etat, avec une CIA, avec une NSA, avec une idée folle, folle, folle, de domination du monde. Bon, folle pour nous, non ? Nous qui souhaitons un monde d'hommes et de femmes libres, égaux, heureux, simples. L'empire, oui, a compris qu'avec la perte Commandant Chávez, on avait perdu et était parti l'un des plus grands dirigeants, qui a donné une cohésion à un nouvel esprit latino-américain à partir de Bolívar, qui a su unir toute sa force à celle de Cuba, à la Cuba révoutionnaire. Dès le premier jour, il a su regarder vers Cuba, Fidel, et dès le premier jour, il a reçu aussi la vision et la main tendue par ce chef des révoutionnaires, le Commandant Fidel Castro (Applaudissements) et ils ont su construire cette nouvelle étape du chemin, ils ont su formuler et fermer les blessures, ils ont su mettre au point une doctrine latino-américaniste, caribéenne, ils ont brisé tous les blocus, les blocus en vérité, matériels et les blocus qu'on appelle ici spirituels. Ca a été le pire coup que nous avons reçu, pas seulement les Vénézuéliens, nous l'avons tous reçu mais c'est aussi la pire épreuve que nous avons assumée.

 

Le 14 avril prochain, il y aura 4 ans que le peuple vénézuélien, en exerçant sa souveraineté politique, m'a fait Président de la République Bolivarienne du Venezuela en tant que premier président chaviste de l'histoire après la perte physique de notre Commandant Hugo Chávez, 4 ans de cette victoire héroïque (Applaudissements). Déjà alors, ils utilisaient des techniques que nous n'avions pas détectées, qu'aujourd'hui, on appelle la technique du Big Data, je ne sais pas si vous l'avez étudiée, la technique de la psychométrie – il faut l'étudier, gamins – parce que par la voie du Big Data et de la psychométrie, ils se sont infiltrés ici (Il montre). Ils font une segmentation, une étude grâce au Big Data, aux réseaux sociaux, ils font une étude de toutes les personnalités, de leurs goûts, de leurs craintes.

 

Savez-vous où trouver un article sur ce sujet du Big Data et de la psychométrie ? Sur le site de Cubadebate. Je vous demande d'applaudir ce site, il est extraordinaire (Applaudissements). Et ensuite, nous l'avons étudié à fond et en regardant rétrospectivement et en étudiant l'expérience politique des élections, ils nous l'appliquaient déjà. Ils reccueillent les données sur les goûts grâce à Twitter, Facebook, Instagram, quelle musique tu aimes, quel artiste tu préfères, ils te font des enquêtes. Au dernières élections aux Etats-Unis, ils ont segmenté 32 secteurs du point de vue du profil psychologique, psychosocial, dans un grand Big Data, une grande source de données et aux 32 secteurs, des spécialistes ont envoyé des messages qui ont amené les résultats que nous connaissons. Ils se sont concentrés sur 17 états, les 17 états de ce système électoral médiéval qu'ont les Etats-Unis parce qu'ils nous accusent, nous, d'être des dictateurs et d'avoir une fausse démocratie mais ils ont un système médiéval, ils se sont concentrés sur 17 états et ils ont donné les résultats, à chaque secteur ils destinaient un message.

 

A ce moment-là, ils nous ont fait quelque chose que nous n'avons pas détecté et ils ont réussi à ce qu'un million de chavistes, de révolutionnaires, s'abstiennent par tristesse, par dépression. C'est ce qui a fait la différence et eux, déjà préparés, comme ils le font en Equateur, avec une petite différence électorale, ils ont mis leur plan en marche en croyant que nous, nous étions en sucre et qu'au premier jet d'eau, nous allions fondre (Rires). Ils nous ont sous-estimés, ils nous sous-estiment. Comment pourraient-ils ne pas nous sous-estimer si la base de la domination de l'empire est la sous-estimation des peuples ? Quelle est l'autre base, alors ? Le racisme a des racines idéologiques, les classes dominantes du monde nous voient, nous, comme des inférieurs et ne nous acceptent que comme esclaves, comme leurs serviteurs, comme leurs subordonnés.

 

4 ans ont passé et je peux dire qu'en 4 ans, nous avons traversé différentes situations. Dans le domaine international, nous avons toujours eu le soutien des peuples d'Amérique Latine et des Caraïbes, nous avons toujours eu le soutien ferme des Gouvernements et des peuples de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique et de la Cuba révolutionnaire toujours à leur tête et du peuple cubain toujours à leur tête (Applaudissements). Et nous avons surmonté les difficultés en renforçant l'Union civique et Militaire.

 

Sous l'ère Obama, pendant ses 4 dernières années, l'un des derniers ordres que m'a donné le Commandant Chávez à la fin de la campagne de 2012 quand je l'accompagnais pour ses traitements et que le dernier Gouvernement de Barack Obama a gagné, je crois que c'était en novembre 2012, j'étais chancelier. Il me dit : « Nicolás, vois si nous pouvons nous rapprocher ici de nouvelles relations » et nous avons essayé mais malheureusement, la vision qui s'est imposée au Département d'Etat, dans l'élite qui dirige, qui impose, qui gouverne les Etats-Unis d'Amérique du Nord et la politique de l'empire envers le monde et envers l'Amérique Latine, la vision qui s'est imposée sur le Venezuela a été de faire éclater le processus révolutionnaire avec toute la pression, de renverser le Gouvernement révolutionnaire et de prendre encore une fois les positions depuis le Venezuela, de reconquérir le Venezuela. S'est imposé le modèle de la diplomatie douce, ainsi nommée, avec un sourire, pas vrai ? Le sourire d'Obama, la diplomatie, et nous affrontons la défaite électorale, nous affrontons les guarimbas, appelées violence de rue. Dans des dizaines, des centaines d'endroits du pays, nous

affrontons les conspiratiosn politiques, militaires, diplomatiques et malheureusement, le 9 mars 2015, Barack Obama a fait un pas qui l'a marqué pour le reste de son histoire ou pour le reste de notre histoire quand il a signé l'infâme décret pour qualifier le Venezuela de menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité des Etats-Unis et ouvrir les portes à une aventure d'intervention de l'élite impérialiste à tout moment contre notre patrie. Nous l'avons vu au Panamá un mois après, le 11 avril 2015, encore une fois le 11 avril, et face au concert des Gouvernements latino-américians condamnant ce décret, il a dit que le Venezuela n'était pas une menace mais a laissé le décret en l'état.

 

Barack Obama s'en est allé et les méthodes politiques de Barack Obama qui fut dirigeant à Chicago et ensuite président à Washington, qui a remis en question à Chicago les lobbys et les groupes d'influence et ensuite a gouverné avec les lobbys et les groupes d'influence à Washington, s'en sont allées avec lui. Et aux Etats-Unis, en ce moment, nous pouvons dire qu'il y a une nouvelle situation plus dangereuse, plus périlleuse, plus menaçante pour la paix des peuples du monde, il y a une situation de rétablissement, de reconduite du pouvoir. Nous l'avons dit récemment, les organes principaux de prise de décision de l'appareil politique, industriel, militaire des Etats-Unis sont en ce moment aux mains des extrémistes. La récente décision de bombarder notre république Arabe sœur de Syrie en passant par-dessus les lois internationales du Conseil de Sécurité de l'ONU et avec des résultats désastreux qui n'ont profité qu'aux groupe terroristes sur le terrain militaire qui étaient en train d'être vaincus par l'armée syrienne, démontre comment aujourd'hui, on prend des décisions aux Etats-Unis qui doivent nous amener à réfléchir et aussi à être en alerte.

 

Les circonstances actuelles sont très dangereuses, très dangereuses, très menaçantes les circonstances qui se présentent dans la nouvelle adminsitration de Donald Trump. 8 semaines n'ont pas passé et déjà tout ce qu'un jour cet homme, qui n'est pas un dirigeant politique et ne représente les courants politiques d'aucun groupe du Parti Républicain mais qui est le Président des Etats-Unis a été rétracté... On l'a déjà vu. C'est pourquoi cette réunion de l'ALBA est très importante.

 

La récente attaque diplomatique, la récente aliénation d'un groupe de Gouvernements de droite, néolibéraux, qui ont beaucoup échoué, contre le Venezuela, la récente attaque intérieure de la droite vénézuélienne qui a pris le chemin de la violece, du coup d'Etat, de l'assaut contre le pouvoir, représentent les nouveaux courants extrémistes qui dirigent, gouvernent et prennent les décisions aux Etats-Unis. Nous pouvons déjà le dire aujourd'hui, nous l'avons vécu, il y a une radicalisation extrémiste des positions de la droite vénézuélienne à partir des nouveaux ordres du Département d'Etat et de ceux qui prennent les décisions et gouvernent aux Etats-Unis.

 

Nous devons être clairs là-dessus. Les pressions qu'ont subi de dignes gouvernants de notre Amérique n'ont pas d'exemple dans ces 16 dernières années ni pendant les 8 années de Bush ni pendant les 8 années de Barack Obama. Des menaces personnelles, des menaces envers les pays et malgré les menaces et malgré leur conduite honteuse, le Venezuela peut dire aujourd'hui qu'après toutes ces pressions, nous sommes sortis victorieux de l'Organisation des Etats Américains en défendant notre vérité (Applaudissements). Nous avons vaincu la coalition de pays et de Gouvernements qui ont voulu imposer une agression ouverte contre notre pays (Applaudissements).

 

C'est beaucoup dire. Comme Chávez et Fidel n'ont pas labouré la mer, en paraphrasant notre Simón Bolívar qui a senti quand déjà la vie le quittait qu'il avait labouré la mer, le Libérateur non plus n'a pas labouré la mer. Ils ont semé en profondeur, avec force. J'ai appelé au dialogue, notre cher chancelier Bruno Rodríguez Parrilla l'a dit et je continue à appeler au dialogue. Il n'y a pas d'autre façon d'obtenir la paix. La seule façon d'obtenir la paix, c'est par les mots, par le dialogue, le débat sincère, la recherche des raisons, la recherche des points communs.

 

Maintenant, je dois le dire aujourd'hui, je continue à maintenir mon appel au dialogue, je continue à remercier pour son soutien le Pape François, pour ses bénédictions, je continue à remercier pour leur soutien les présidents Rodríguez Zapatero, Leonel Fernández, Martín Torrijos mais la vérité vraie est qu'on a donné l'ordre de Washington de zéro dialogue au Venezuela et de faire éclater notre pays pour une intervention étrangère. Absolument infaisable, absolument déplacé, cela n'a pas de pertinence historique. Et je peux vous dire aussi que comme nous nous en sommes tirés grâce aussi au rôle de cette jeune femme vénézuélienne, notre chancelière Delcy Eloína Rodríguez Gómez (Applaudissements) qui est allé au front de cette bataille avec dignité, avec intelligence, avec courage, Delcy Eloína Rodríguez Gómez, le bourreau de Luis Almagro, Luis Almagro tremble, ses petites jambes se dérobent sous lui (Rires) quand il voit Delcy entrer dans le salon Simón Bolívar de l'OEA: la terreur de Luis Almagro (Rires).

 

Ces jours-ci, il parlait et se mettaint ainsi (il montre) le doigt dans le nez. Vous n'avez pas vu ? Traître des traîtres, ordure d'ordure. Ils passent ainsi dans l'histoire. Qui se souvient du nom du chancelier ou du président d'un Gouvernement qui a agressé Cuba et a expulsé Cuba de l'OEA à cette époque ? Qui s'en souvient ? Et qui se souvient du nom de Fidel Castro Ruz et de la Cuba révolutionnaire ? Le monde entier (Applaudissements prolongés). C'est notre histoire, c'est notre grandeur. Ainsi passera le temps et les Luis Almagro passeront dans les poubelles de l'histoire comme des déchets, ils passeront dans les poubelles de l'histoire et l'esprit, le sourire de ces géants s'étendra et nos peuples se dépasseront.

 

Ainsi, comme nous avons obtenu des victoires, nous devons continuer à avancer. Je vous le dis, ce scénario qu'ils nous appliquent avec des groupes violents, terroristes pour le magnifier et le multiplier sur les réseaux sociaux, dans les médias internationaux et pendant ces jours, vous savez que nos pays... Bon, ces jours-ci, on commémore la Semaine Sainte, hier, dimanche, c'était le dimanche des rameaux, le jour où Jésus de Nazaret, notre Jésus Christ, est arrivé à Jérusalem et la passion a commencé, la mort et la résurrection de Jésus et ils ont décidé comme l'antéchrist de détruire la paix de notre pays, de notre peuple, un véritable antéchrist, ils disent 666, non ? C'est le chiffre de l'antéchrist, 666 est le chiffre de la MUD, ils veulent lancer un appel, de la droite, un véritable antéchrist au sens historique universel, le mal, la perversité, la haine, la mort, parce que que représente l'antéchrist dans l'histoire biblique des chrétiens ? La mort, la trahison, la haine, le mal, le sang, la perversion, la négation de l'humain, bon mais ainsi que nous l'avons obtenu avec la vérité, avec la morale, avec la force de victoires internationales, ils sont sûrs que ces groupes, ces foyers de violence qui, à partir d'une municipalité de l'est de Caracas créent 2 ou 3 perturbations pour qu'elles soient multipliées dans le monde, ces foyers de violence et cette droite qui représentent l'antéchrist de notre époque, nous allons aussi les vaincre en ce moment historique avec l'Union Civique et Militaire et au Venezuela, la Révolution Bolivarienne va continuer et nous allons continuer à triompher pour la paix, pour l'indépendance, pour l'honneur d'un peuple (Applaudissements). Une bataille de tous les jours. Et nous disions : Oui, c'est bien sûr, nous défendre, les dénoncer, faire attention, avoir un œil ouvert et l'autre aussi (Rires). Il est sûr aussi que nous devons nous concerter en ce qui concerne les principales tâches, là-dessus, le peuple cubain et nos peuples de l'ALBA savent bien, ils savent bien que ces attaques contre nos régions qui trouvent certains à genoux, pillés et qui nous trouvent nous, debout, menacés, ne doivent pas nous détourner du cours principal, de la tâche principale, de notre vision principale pour atteindre le développement économique et social de nos pays.

 

Personne ne pense que ce développement économique et social, il va l'obtenir par sa propre voie. Nous devons beaucoup remercier les peuples de ce continent ou nous devons nous remercier mutuellement pour les premiers pas que nous avons faits pendant ces 13 ans. Nous, nous devons beaucoup remercier les collaborateurs cubains, la mission cubaine au Venezuela, les plus de 60 000 médecins qui sont passés par le Venezuela pour apporter la santé, donner la vie, sauver des vies, donner de l'amour à notre peuple et former des milliers de médecins à la médecine intégrale communautaire. Nous avons diplômé plus de 23 000 médecins grâce à l'Ecole Médicale Intégrale Communautaire de Cuba et nous en diplômerons 30 000 de plus ces prochaines années. Merci, Cuba! (Applaudissements).

 

Et l'alphabétisation, l'éducation, la culture, le sport, pour nommer seulement quelques domaines dans lequels nous, ce que nous devons dire, c'est merci et continuer à apprendre et dans lequels un élève pourrait dépasser le maître le plus avancé (Rires). Puisse cela être ! Comme dit Evo, Cuba est la championne du monde de la solidarité dans notre Amérique et dans le monde.

 

Nous devons faire un gros effort, nous pouvons le faire, nous sommes obligés de le faire, pour partager le développement dans tous les aspects de la vie industrielle, de la production agricole, du développement scientifique, technologique, du développement des nouvelles technologies, de la robotique et le développement économique, financier, fiscal, de nos pays.

 

Là, nous avons la Banque de l'ALBA qui est venue jouer un rôle important mais il manque aussi une grande distance pour croître et on ne doit pas croître peu à peu, non, on doit croître dans une accélération constante de projets, d'investissements. Nous devons avancer dans le développement d'une zone économique partagée, commerciale, vivante, active, avec beaucoup de mouvements commerciaux, de transports, de finances, nous devons prendre les rênes du développement intégral de notre région, de nos pays nous-mêmes. Je crois que c'est la tâche principale.

 

Toutes les autres batailles, nous allons continuer à les livrer mais la tâche du développement économique, de la création de richesses physique, matérielle, financière, l'idée du développement social intégral de nos pays, l'idée du bien-être et du bonheur partagé dont parlait Bolívar il y a 200 ans, c'est l'idée centrale qui doit nous faire agir, nous. Nous avons l'expérience, nous avons le projet, nous avons les connaissances, nous avons l'honnêteté et nous voulons le faire et il n'y a qu'un endroit pour le faire, je le crois, il est créé, ces 2 géants qui sourient depuis la vie, depuis l'histoire et nous donnent des forces nous l'ont laissé en héritage.

 

L'endroit pour obtenir le développement, ce n'est pas l'OEA, non, c'est l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique, c'est PETROCARIBE, ce sont les Caraïbes, c'est l'Amérique Centrale, c'est l'Amérique du Sud, c'est notre chemin, c'est notre espace, nous n'avons aucun doute sur cela (Applaudissements). C'est là que nous nous voyons comme des frères et que nous nous respectons et que nous nous traitons comme des frères. Ici, il n'y a ni grand ni petit, ici, personne ne veut dominer l'autre ou chercher un avantage pour le piller ou le voler. Au contraire, ici, ce que nous cherchons, c'est en quoi nous pouvons nous aider, en quoi moi, je peux t'aider, en quoi toi, tu peux m'aider. C'est le chemin tracé et éprouvé, c'est le succès partagé, ce qui nous manque souvent, c'est de nous secouer un peu et de nous bouger, de nous réveiller encore plus pour que les projets de développement économique soient vraiment mis en tête de l'effort quotidien, des préoccupations quotidiennes, des réussites quotidiennes. C'est le même discours que nous tenons, nous, à notre peuple.

 

Nous avons dépendu 100 ans d'un jet de pétrole, shhhhh!, il n'y avait presque rien à faire, placer un tube chucuchucuchú!, rum! Et le pétrole sortait et ensuite mettre la main ainsi pour que tombent les dollars. Cent ans ! C'est fini, c'est fini, nous étions nombreux et la grand-mère a accouché (Rires) : nous sommes harcelés par l'empire et le pétrole est tombé à 20 dollars. Bon, merci mon dieu, mainteant, nous réussissons plus que nous le voulons, que nous le pouvons, et maintenant, nous sommes dans l'ère de l'après-pétrole et nous construisons une économie pour la première fois diversifiée qui produise des richesses propres au Venezuela, nous avons notre propre puissance.

 

Nous avons défini 15 moteurs et je veux, comme nous le faisons avec le camarade Président Raúl, avec Cuba, tous les jours que nous accélérions, camarade Chancelière, que nous accélérions avec tous les pays de l'ALBA la rencontre des possibilités de cet Ordre du Jour Economique Bolivairen des 15 moteurs de développement, des nouveaux investissements, de la nouvelle économie, du nouveau commerce au niveau de tous les pays de l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique et que cet effort que nous devons faire, à peine commencé ce siècle de l'ère de l'après-pétrole, soit un effort également partagé et que ce qui naîtra de l'économie diversifiée naisse aussi intégré non seulement diversifié de l'intérieur mais intégré dans toute notre région dans un réseau d'investissements, de commerce, de développement technologique. C'est la tâche principale, c'est l'endroit, il n'y en a pas d'autre.

 

Ou bien l'Organisation des Etats américains va-t-elle venir résoudre les problèmes de nos pays ? Ou Luis Almagro va-t-il venir avec une baguette magique apporter le bonheur et le bien-être à nos peuples ? Ce n'est pas arrivé en 69 ans, ça ne va pas arriver. Subordonnés, nous n'accèderons jamais à un développement digne. Et je peux dire : Nos peuples, subordonnés aux intérêts bâtards d'un empire qui nous regarde avec dédain, avec mépris, n'accèderons à aucun développement.

 

Le Venezuela a la quantité de pétrole certifiée la plus importante du monde. Beaucoup disent que c'est pour cela qu'ils veulent nous coloniser à nouveau. Et je ne doute pas que ce soit pour cela. Oui, ils ont détruit l'Irak, la Libye pour leur prendre leur richesse pétrolière mais je crois qu'avec nous, en ce moment historique, et je remercie pour leur solidarité et leur soutien tout le peuple cubain et les peuples de l'ALBA, je crois qu'en plus du pétrole, il y a une richesse plus grande encore qu'ils veulent faire disparaître de la surface de la Terre et c'est la richesse de la morale bolivairenne qui a vécu la résurrection historique du projet historique que le Commandant Chávez a laissé : le Projet National Simón Bolívar de la Révolution Bolivarienne. C'est à cette richesse qu'ils veulent enlever ses racines, en finir avec elle, la détruire, l 'exemple venu d'un peuple qui a refusé de se remettre, de se rendre.

 

La semaine dernière, je suis allé dans 4 états. Ici, il y a beaucop de gens qui ont servi au Venezuela, pas vrai ? Levez la main, ceux qui sont allés au Venezuela (certains lèvent la main). Un certain nombre. Je suis allé à Apure, Guárico, Anzoátegui, Barcelona — mais la Barcelona de Venezuela, pas celle de Messi (Rires) et hier, je suis allé au monument à la divine Bergère, une vierge très miraculeuse de l'ouest du pays, dans l'état de Lara, à Barquisimeto et le peuple, dans les rues, dans les avenues, quand on a appris que nous étions arrivés, que j'étais venu dans un état, on m'a crié, un seul cri et je vous l'amène ici pour vous remercier de tant d'amour, de tant de solidartié, de tant de soutien, de tant de courage, frères des Caraïbes, de tant de courage, frères d'Amérique Centrale, le peuple me dit : « Maduro, ne te rends pas, nous, nous n'allons pas nous rendre. »

 

Le Venezuela ne va pas se rendre, le Venezuela va continuer le cours d'une révolution fondée par un géant, Hugo Chávez et cette révolution contiuera son chemin malgré les menaces, malgré les agressions (Applaudissements prolongés). Ce ne sera pas l'OEA et ce ne sera pas la droite pro-impérialiste qui brisera le cours victorieux d'une révolution qui est née de l'histoire et qui est appelée par l'histoire à un seul destin : la victoire, la victoire et la victoire ! (Applaudissements)

 

Merci beaucoup, Cuba ! (Applaudissements)

 

Merci beaucoup, l'ALBA ! (Applaudissements)

 

Vive l'Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique ! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Vive Cuba ! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Vive Fidel! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Vive Chávez! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Vive Raúl! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Vive la Révolution Bolivarienne ! (Applaudissements et exclamations de « vive ! »)

 

Jusqu'à la victoire, toujours, frères !

 

(Ovation)

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/especiales/2017/04/11/maduro-venezuela-no-se-va-a-rendir/#.WOyAolLpMRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/04/venezuela-discours-du-president-nicolas-maduro-a-la-manifestation-de-solidarite-avec-le-venezuela-au-palais-des-conventions-le-10-avril-2017.html