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Venezuela : Amnesty International du côté de la droite vénézuélienne

Publié le par Bolivar Infos

 

Rome, 23.05.2017

 

Monsieur Riccardo Noury, Porte-parole et responsable de la communication d'Amnesty International, Italie

 

C'est une grande consternation et une grande inquiétude de voir comment votre organisation s'est mise au service de la droite contre la République Bolivarienne du Venezuela. Dans un nouveau rapport intitulé « Réduits au silence par la force : arrestations arbitraires pour raisons politiques au Venezuela, » Amnesty International accuse les autorités du Venezuela « d'avoir intensifié les persécutions et la répression contre ceux qui pensent différemment dans un contexte de crise politique où les protestatiosn ont causé plusieurs morts et des centaines de blessés et d'arrestations. »

 

Il s'agit d'une reconstruction fausse, tendancieuse qui alimente le feu de la violence provoquée par ceux qui cherchent, pour la troisième fois (2002 et 2014) à éliminer un Gouvernement légitime par la violence et le terrorisme dans les rues. Les dirigeants de l'opposition vénézuélienne ont déchaîné une spirale de haine incontrôlée. Des groupes violents - fasciste et mercenaires avec un tarif précis – opèrent avec une organisation paramilitaire, provoquent des assassinats (qu'ensuite, les médias utilisent et transforment en « morts à cause de la brutale répression du régime »), despillages et des dévastations dans les rues, des barrages de rues et la destruction d'édifices publics.

 

Si la situation n'était pas si grave pour l'avenir du Venezuela, les paroles d'Erika Guevara Rosas, directrice d' Amnesty International pour les Amériques seraient presque drôles. En fait, elle parle d'uen « campagne de diffamation dans les médias contre les opposants politiques. » Cela va plus loin qu'une farce.

 

Quelle serait, selon vous, la réaction de n'importe quel Gouvernement occidental si les dirigeants de l'extrême-droite du pays sortaient dans les rues pour coordonner les actions des violents, souvent armés, comme l'a fait Freddy Guevara de Voluntad Popular? Le parti extrémiste et violent de Gilbert Caro et de Stelcy Escalona que vous mentionnez dans votre rapport. Chez le dirigeant et la militante du parti dirigé par le putschiste Leopoldo López, à leur retour de Colombie, on a trouvé un fusil FAL calibre 7,62 mm appartenant aux Forces Armées Nationales Bolivariennes avec le numéro de série effacé, un chargeur avec 20 cartouches et 3 charges d'explosif C4. Il nous semble très difficile de défendre celui qui est en possession d'un arsenal.

 

Quelle serait, selon vous, Monsieur Noury, la réaction de n'importe quel Gouvernement occidental si l'un des dirigeants de l'extrême-droite du pays, dans une interview accordée à la BBC, un média qu'on ne peut pas considérer comme favorable à l'actuel Gouvernement du Venezuela, invitait l'Armée et la police du pays à mener à bien un coup d'Etat en désobéissant aux ordres du Gouvernement ? C'est ce qu'a fait récemment Julio Borges, un autre dirigeant de la droite vénézéulienne.

 

Comme au Honduras, en Haïti, au Paraguay et au Brésil, au Venezuela, on est en train de mettre en œuvre une tentative de « coup d'Etat doux ». Et les médias se sont mis au service des grands intérêts économiques et politiques pour discréditer le Gouvernement vénézuélien grâce à de fausses informations quicherchent à provoquer la détérioration générale du pays. « Ce qui me fait le plus peur au Venezuela c'est l'opposition ou une grande partie de celle-ci. Je crois qu'il y a un cliamt de radicalisation qui est devenu irrationnel et qui, à long terme, finira par favoriser la droite. C'est très dangereux parce que Trump est aux Etats-Unis. Nous sommes déjà habitués à la réthorique de défense de la démocratie , des droits d el'homme, contre les armes de destruction massive. Et ensuite vient toujour sla terrible intervention armée des Etats-Unis. Le pire que nous puissions faire en tant que Latino-américains est de soutenir l'interventionnisme. La radicalisation et ce que fait Almagro à l'OEA sont un danger non seulement pour le Venezuela mais pour tout el continent. » Ce sont les paroles de Pepe Mujica, ex président de l'Uruguay.

 

Pourquoi, Monsieur Noury, votre organisation a-t-elle décidé d'agir aux côtés de l'intervnetionnisme ? » La prévention des guerres d'agression comme celles que l'Occident a faites pendant ces dernières décennies est une façon spure d'éviter des océans de douleur ainsi que la désintégration de pays entiers qui oblige à multiplier les organisations impliquées dans l'urgence humanitaire, l'urgence de guerre et d'après-guerre. Pour éviter les guerres, on doit aussi lutter contre les mensonges qui les encouragent parce qu'ils créent un prétexte. Quand – et seulement de temps en temps – on découvre les mensonges, il est déjà trop tard et un pays est détruit.

 

Nous le répétons, Monsieur Noury, pourquoi votre organisation a-t-elle décidé d'agir comme un comptoir de l'interventionnisme contre le Venezuela pour aider à créer le prétexte ? Après l'ex Yougoslavie, l'Afghanistan, l'Irak, la Libye, l'Ukraine, la Syrie… votre organisation n'a-t-elle pas vu assez de morts et de souffrances dans le monde par la faute de a furie aveugle de l'ingérence occidentale ? Et enfin, Monsieur Noury, n'éprouvez-vous pas de remords envers ces familles de victimes du Comité des Victimes des Guarimbas et du Coup d'Etat continuel que vous, par manque de temps, avez refusé de rencontrer l'année dernière quand elles étaient en Italie ? Monsieur Noury, vous devez savoir que ces personnes sont un témoignage de la violence terrotiste qui aujourd'hui, comme en 2014, se répète au Venezuela avec les mêmes outils et les mêmes acteurs.

 

Signataires :

 

Adolfo Pérez Esquivel – Prix Nobel de la paix 1980. Arrêté et torturé par la dictature argentine.

 

Gianni Vattimo – Philosophe

 

Frei Betto – Teologien de la libération brésilien

 

Pino Cacucci – Ecrivain

 

Gianni Minà – Journaliste et écrivain

 

Alessandra Riccio – Professeur d'université et journaliste

 

Maïté Pinero – Journaliste

 

Giorgio Cremaschi – Ex dirigeant du syndicat Fiom

 

Luciano Vasapollo – Professeur d'université . Groupe italien du Réseau des Intellectuels en Défense de l'humanité

 

Carlos Aznárez, Journaliste, Resumen Latinoamericano, Argentine

Vicente Zito Lema, poète, escrivain, Argentine

Norman Briski, acteur, dramaturge, Argentine

Héctor Carrica, secrétaire des Droits de l'Homme de l'Association des Trabavailleurs de l'Etat, Argentine

 

Envoyer les signatures à: geraldinacolotti@gmail.com

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/05/25/convocan-a-repudiar-a-amnesty-internacional-por-ponerse-del-lado-de-la-derecha-venezolana/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/05/venezuela-amnesty-international-du-cote-de-la-droite-venezuelienne.html