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Venezuela : Les manifestations sont destinées à prendre le contrôle du pétrole

Publié le par Bolivar Infos

 

Par Verónica Díaz Hung

 

Les transnationales pétrolières cherchent à amener le pays à une guerre civile parce qu'elles ont besoin de s'approprier les plus importantes réserves de brut du monde.

 

Depuis début avril, le Venezuela a été secoué par des manifestations violentes contre le Gouvernement du président Nicolás Maduro qui ont fait plus de 60 morts, de nombreux blessés et beaucoup de dégâts matériels. Pour Fernando Travieso, tout ce qui arrive dans le pays obéit à un plan des transnationales pétrolières qui ont besoin de s'approprier les plus importantes réserves de brut du monde qui se trouvent dans la Ceinture Pétrolifère de l'Orénoque Hugo Chávez Frías.

 

« Les seuls qui peuvent mobiliser l'appareil militaire nord-américain, c'est le lobby du pétrole. Ce lobby agit et l'attaque contre le Venezuela est exclusivement pour le pétrole mais quand l'Armée nord-américaine fait des plans d'intervention, elle prend en compte l'or, le coltan et les différents minerais qui seraient un supplément, » a déclaré l'expert en pétrole interviewé dans l'émission Dossier, de Venezolana de Televisión.

 

Il insiste sur le fait que le Venezuela affronte un conflit créé par les transnationales pétrolières qui ont un opérateur : le Gouvernement états-unien.

 

Et quand il parle de transnationales pétrolières, il évoque les familles les plus riches et les plus puissantes du monde.

 

Il raconte que depuis 1921, ces empires économiques recourent à ce qu'on appelle les think tanks où se structure la politique que suit le Gouvernement des Etats-Unis qui se proposent de contrôler les réserves de pétrole les plus importantes de al planète parce que ses grandes transnationales (Exxon Mobil, Conoco Phillips, etc...) sont en train d'épuiser les leurs.

 

Exxon Mobil est la corporation cotée à la Bourse de New York qui a le plus de réserves mais elle n'a que 4% des réserves que possède PDVSA, selon Petroleum Intelligence Weekly alors que la Security Exchange Commission (SEC) soutient que la valeur d'une entreprise pétrolière est déterminée par ses réserves.

 

« Etant donné que ces transnationales n’obtiennent pas de nouvelles réserves, leur stratégie est de contrôler les entreprises parolières d’État des pays qui ont de grandes réserves, » a déclaré Fernando Travieso.

 

Pour cette raison, les entreprises pétrolières d'Etat du Venezuela, d'Arabie Saoudite, d'Iran et d'Irak sont leur principal objectif, ce qui explique la privatisation de 5% des actions de Saudi Aranco que va mettre en œuvre la royaume d'Arabie Saoudite.

 

La loi qu'a approuvée le Congrès des Etats-Unis pour permettre à tous ceux qui auraient perdu un proche dans l'attaque des Tours Jumelles de porter plainte contre le Gouvernement d'Arabie Saoudite fait aussi partie de ce plan.

 

« Aux Etats-Unis, ce n'est pas (Donald) Trump qui commande, c'est Rex Tillerson, le secrétaire d'Etat qui représente le lobby du pétrole. »

 

Il considère que le véritable conflit se situe entre les transnationales pétrolières et un Gouvernement révolutionnaire dans lequel elles considèrent comme leur véritable ennemi les Forces Armées Nationales Bolivariennes à cause de leur capacité à défendre réellement la souveraineté nationale.

 

Il explique que depuis 1998, les think tanks ont conçu une stratégie en utilisant ce qu'on appelle la « méritocratie » créée en 1976 pour contrôler le pétrole vénézuélien. Ont été créés également des partis expérimentaux : Primero Justicia et ensuite Volonté Populaire qui ont remplace AD et le COPEI. Il s'agit de partis sans idéologie dont la fonction est de les amener au pouvoir pour contrôler les ressources naturelles du pays.

 

Il réaffirme que le problème crucial se trouve dans l'épuisement des ressources pétrolières quand il n'y a pas de produit de substitution de même qualité.

 

Le maître en Sciences Politiques soutient que les énergies alternatives, aussi appelées « énergies vertes » sont une création des entreprises pétrolières elles-mêmes pour occuper des niches de marché quand, à moyen terme, le déclin de la production arrivera.

 

Il soutient que le Venezuela possède les plus importantes réserves de pétrole du monde même en prenant seulement en compte 20% du pétrole qui se trouve sous terre dans la Ceinture Pétrolifère de l'Orénoque et qu'ils « vont aller chercher ces réserves là où elles sont. »

 

Il prévient que pour les transnationales, la relation que le Venezuela a conservé avec elles en tant que fournisseur fiable de brut n'est déjà plus suffisante. « Ils demandent la remise totale des réserves. Et c'est cette situation que nous vivons au Venezuela. »

 

Le professeur Fernando Travieso dénonce le fait que les transnationales pétrolières ont orchestré un plan pour déstabiliser, d'abord le Gouvernement du Commandant Chávez et maintenant celui du président Nicolás Maduro mais ne veulent pas apparaître comme les auteurs des violences qui ont endeuillé le Venezuela parce que leur plan est de s'approprier le pétrole après qu'ils aient détruit le pays, de façon à ne pas paraître impliquées.

 

Il considère que le peuple doit connaître le rôle des compagnies pétrolières dans le conflit vénézuélien parce que si les transnationales provoquent une guerre civile, les travailleurs et les travailleuses du pétrole ne vont jamais accepter que ces corporations assoiffées de sang et de pétrole fassent des affaires dans ce pays.

 

L'entreprise de la planète qui a le plus de valeur

 

« La plus grande honte que j'ai vue de la part d'un Vénézuélien, c'est qu'il dise que l'entreprise qui ales plus importantes réserves de pétrole certifiées du monde, c'est à dire PDVSA, est en faillite. » Il a rappelé que l'entreprise pétrolière d'Etat est la propriété des Vénézuéliens grâce au président Hugo Chávez Frías parce que la Constitution de 1999 dit dans son article 303 que 100% des actions de PDVSA doivent être dans les mains de l'Etat vénézuélien.

 

« PDVSA est l'entreprise qui a le plus de valeur au monde. Et je défie publiquement quelqu'un de me trouver une entreprise qui a plus de valeur. Mais nous avons un groupe de lumières qui dit que l'entreprise qui a le plus de valeur au monde est en faillite et un autre groupe de lumières qui dit, comme dans les années 90, que le pétrole va rester sous terre parce qu'il en sert à rien. »

 

Il s'agit des discours des think tanks au service des entreprises pétrolières qui cherchent à infiltrer PDVSA pour démoraliser ses travailleurs et démanteler le chavisme pour que les partis expérimentaux Primero Justicia et Volonté Populaire qui sont gérés par l'ambassade nord-américaine, prennent le pouvoir et ainsi contrôler les réserves de pétrole.

 

Il explique que le Commandant Chávez connaissait la voracité de ces corporations, c'est pourquoi il a mis en place une gestion stratégique à travers le Décret 5 200 par lequel il a nationalisé 60% des actions des compagnies sur la Ceinture Pétrolifère de l'Orénoque, laissant 40% de possibilités pour l'investissement étranger parce qu'il fallait avoir une dynamique géopolitique.

 

« Les Vénézuéliens doivent savoir que les compagnies transnationales pétrolières ne veulent nous utiliser comme chair à canons pour nous faire battre entre nous parce que ces manifestations sont pour le pétrole. »

 

Il a souligné qu'il y a 2 monstres transnationaux : Exxon Mobil et ConocoPhillips, qui ont décidé de ne pas attaquer le décret 5 200.

 

Mais le président Chávez a structuré un échiquier géopolitique complexe pour protéger les réserves de brut vénézuéliennes.

 

« Je suis allé vers la Rosneft de Russie, vers la China National Petroleum Corporation, vers l'entreprise de l'Inde, vers des entreprises d'Amérique Latine parce que plus d'entreeprises de différents pays, ce serait plus deprotection pour nos réserves. »

 

Pétrole bitumineux ou tromperie ?

 

A l'époque de la IV° République, les transnationales avaient plus de 60% du contrôle des entreprises de la Ceinture Pétrolifère qui s'appelait alors « Ceinture Bitumineuse » et le brut qui en était extrait se vendait au prix du charbon, très en-dessous de sa véritable valeur parce qu'on nous avait dit que « ce n'était pas du pétrole. »

 

En 1981, les découvertes de pétrole ont commencé à baisser, c'est à dire qu'on commençait à consommer plus de pétrole qu'on en découvrait.

 

« Mais eux, ils se sentaient bien parce qu'ils contrôlaient la Ceinture Pétrolifère de l'Orénoque qu'ils appelaient « bitumineuse » et ils ne la comptaient pas comme réserve parce qu'ils disaient que les 380 000 millions de barils de pétrole, la Ceinture « n'étaient pas du pétrole » mais une guimauve inutilisable qu'ils appelaient « bitumineuse ».»

 

Ensuite, le président Chávez a démontré que dans la Ceinture, il y avait du bon pétrole et a créé un cadre juridique pour le protéger. Alors, Chávez est devenu un « dictateur » pour les grands consortiums de médias.

 

« Aujourd'hui, ils disent que les énergies alternatives vont remplacer le pétrole, à cause de cela, vendez-le moi à n'importe quel prix parce qu'il ne va plus servir à rien, ce qui est faux puisque a planète dépend, pour assurer la qualité de vie actuelle et dépendra pendant de longues années de la ressource pétrolière de plus en plus rare.

 

Il explique que les énergies alternatives dépendent du pétrole pour les produire, c'est pourquoi si tu élimines le pétrole, la qualité des énergies alternatives baissera.

 

« Tout dépend du pétrole et du pétrole qui reste est au Venezuela. Nous, les Vénézuéliens, allons défendre la souveraineté nationale coûte que coûte à cause de ces réserves de pétrole qui sont à nous. »

 

Détruire l'Etat-Nation

 

Il a prévenu que les transnationales veulent détruire l'Etat-Nation et depuis l'époque du Libérateur Simón Bolívar, les Forces Armées et l'Etat-Nation, au Venezuela, c'est la même chose, c'est pourquoi les transnationales cherchent aussi à détruire nos Forces Armées Nationales Bolivariennes.

 

« Mais les pays qui ont abandonné leur souveraineté sont submergés par des guerres civiles. L'Irak a eu plus d'1 million de morts et depuis l'invasion de 2003, la guerre civile n'a pas cessé. Voulons-nous cela pour notre peuple ? Evidemment non. PDVSA est l'entreprise qui a le plus de valeur sur la planète Terre et à cause de cela, les puissances mondiales impliquées dans le conflit vénézuélien cherchent à se répartir notre pétrole sur le corps des milliers de morts qu'elles pensent sacrifier parce que ce sont des métis du tiers monde. Mais ils se trompent lourdement car le Venezuela n'est pas l'Irak et encore moins la Libye. »

 

Publié par Quatre F

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/06/10/las-manifestaciones-en-venezuela-son-por-petroleo/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/06/venezuela-les-manifestations-sont-destinees-a-prendre-le-controle-du-petrole.html