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Venezuela : Les Etats-Unis au Venezuela

Publié le par Bolivar Infos

 

par Silvina Romano et Aníbal García

Le Congrès états-unien vient de ocnsacrer d'importantes énergies et d'importantes ressources à « résoudre » le problème du Venezuela comme si celui-ci faisait partie du territoire états-unien. Seulement depuis le début de 2017  ont été approuvées : en janvier, une loi par laquelle on destine 7 milliosn de dollars à « la promotion de la démocratie et des droits de l'homme de la société civile du Venezuela », en avril, une proposition de loi pour les réfugiés vénézuéliens et une résolution pour appeler instamment le président Trump à imposer des sanctions, en mai, une autre proposition pour l'Assistance Humanitaire et la défense du gouvernement démocratique.

 

Sans aucun doute, leprojet de loi le plus « complet » est celui présenté oar un groupe bi-partite de 15 sénateurs états-uniens avec à sa tête Ben Cardin (Démocrate) et Marco Rubio (Républicain) début mai. Ce projet présente au moins 2 dimensions intéressantes et suggestives à ajouter aux analyses du conflit au Venezuela du point de cue des intérêtes des Etats-Unis : le texte du projet ui-même qui peut être compris comme une sorte de carte à suivre par le Gouvernement et le secteur privé des Etats-Unis au Venezuela et la relation avec le pétrole et la sécurité des Etats-Unis.

 

Orientations pour le retour du néolibéralisme au Venezuela.

 

La Loi Cardin « pour fournir de l'aide humanitaire au peuple du Venezuela, défendre le gouvernement démocratique et combattre l'expansion de la corruption publique au Venezuela » est présentée comme une feuille de route par les organismes du Gouvernement états-unien et par leurs fonctionnaires ainsi que par les organismes internationaux étant donné qu'ils sont certains qu'on arrivera finalement à une situation propice à appliquer les mesures proposées dont beaucoup ont été rejetées fermement par le Gouvernement vénézuélien. La façon d'arriver à ce scénario est associée aux stratégies de déstabilisation qui ont été appliquées systématiquement avec de plus en plus d'insistance et de virulence, un panorama dans lequel sont inclus les plans du Commandement Sud et l'Opération Freedom 2.

 

Les différents aspects de ce projet de loi sont : fournir de l'aide humanitaire, soutenir l'OEA dans l'application de la Charte Démocratique, soutenir des organismes internationaux pour le contrôle des élections, soutenir les pays des Caraïbes. Pour justifier ces mesures, on parle de la corruption et du trafic de drogues (en envisageant des sanctions concrètes contre des foncitonnaires vénézuéliens), des liens de PDVSA avec des entreprises russes et de la menace pour la sécurité des Etats-Unis.

 

Une série de données est fournie sur la crise alimentaire et l'accès aux médicaments au Venezuela, en alléguant de hauts indices de malnutrition, en particulier chez les enfants. Le fait que cette sorte d'aide soit uniquement destinée au Venezuela alors qu'il existe en Amérique Latine des pays comme le Guatemala où 1 enfant sur 2 entre 0 et 6 ans souffre de malnutrition ou comme le Mexique où plus de 50% de la population vit en-dessous du seuilde pauvreté, attire l'attention.

 

Dès le départ, le document suppose que le Gouvernement vénézuélien est un Gouvernement autoritaire et qu'il en représente pas le sintérêts ou les besoins des Vénézuéliens et à cause de cela, il faut que le Président Maduro accepte l'aide pour résoudre la « crise humanitaireé, rende les pouvoirs à l'Assemblée Nationale, permette de mener àbien des élections « selon les normes établies dans la Csontitution de la Républqiue Bolivarienne du Venezuela » (Sec.3). Cette dernière ésuggestion », en particulier montre un esprit interventionniste en mettant en doute la propre connaissance du Gouvernement du Venezuela sur ce qu'établit la Csontitution alors que le Gouvernement a déjà envisagé une solution : la convocation de l'Assemblée Nationale Constituante qui, parce qu'elle ne répond pas aux canons de la démocratie selon la communauté internationale et l'opposition, a été qualifiée « d'illégitime » (bien que ce soit une possibilité qui figure clairement dans la Constitution).

 

Mais l'intervnetionnisme s'exhibe encore plus clairment en ce qui concerne la mise ne place de « l'aide humanitaire » : elle sera répartie par l'Agence Etats-Unienne pour le Développement Intenrational (USAID) et des ONG qui, en plus de fournir les aliments et les médicaments « nécessaires,» gèreront « l'assistance technique pour garantir leur distribution en plus de procurer plus de transperence et de responsabilité aux institutions publiques du Venezuela” (Sec 4, paragraphes 3 et 4). De cette proposition découle le fait que les techniciens états-uniens et des ONG locales associés à l'USAID seraient chargés de réorganiser le bon fonctionnement des orgnaismes d'Etat. A cela s'ajoute l'action de l'ONU, de l'Orgnaisation Panaméricaine pour la Santé, de la BID et de la BM (Sec. 5, paragraphe 3). On envisage alors, sans ménagements, le débarquement des Institutions Fianncières et des Organismes Internationaux coordonnés par des officines du Gouvernement états-unien pour « réorienter » l'Etat vénézuélien. Une tranjectoire qui non seulement renvoie aux recettes néolibérales (qui ont prouvé avoir échoué au Venezuela) mais qui est un modus operandi après-coup d'Etat appliqué dans différentes expériences antérieures (en particulier dans le cas du Guatemala en 1954). Sans doute à cause de ces antécédents, ceprojet de loi considère que ces suggestions sont pratiquement un fait et demande l'assigantion d'un budget d'environ 10 millions de dollar pour leur mise en place (Sec. 7).

 

Comme moyen de pression comolémentaire dans la situation requise pour appliquer les grandes lignes envisagées, on propose de travailler en se concentrant plus sur les sanctions de fonctionnaires vénézuéliens « corrompus » en les rendant responsables de l'érosion de la démocratie (Sec 9 et 10). Une approche qui a réussi au Brésil avec l'Opération Lava Jato et la condamnation de Lula da Silva à 9 ans de prison, un montage destiné à résoudreles conflits politiques par la voie judiciaire pour éliminer les alternatives politiques éventuelles.

 

Mais il ne s'agit pas seulement de « nettoyer » la bureaucratie d'Etat vénézuélienne et de (re)construire un Etat conforme à l'image de la édémocratie néolibérale. » On propose d'asphyxier l'économie vénézuélienne pour y arriver. D'un côté, on met en avant la nécessité et l'urgence pour les Etats-Unis de se prapprocher des pays des Caraïbes liés au Venezuela par le pétrole – et qui osnt ceux qui ont bloqué dans une certaine mesure l'application de la Charte Démocratique au Venezuela lors des votes à l'OEA – On argue de la nécessité d'obtenir un meilleur accès aux sources d'énergie de ces pays et on y inclut le déveoppement de projets de financement des énergies alternatives par des moyens publics-privés (Sec. 8). On demande l'action conjointe du Département d'Etat, de l'USAID et de l'Overseas Private Investment Corpororation (tous ces orgnaismes ont été implqiués dans de processus de déstabilisation depuis la Guerre Froide jusqu'à maintenant). D'autre part, oncherche à fragiliser PDVSA en arguant qu'il s'agirait d'une entreprise qui met en danger la « sécurité nationale » des Etats-Unis.

 

CITGO, la « menace » pour la « Sécurité Nationale » des Etats-Unis.

 

Un des élements les plus importants de la Loi Cardin est qu'elle attiré l'attention sur PDVSA et uen de ses filiales aux Etats-Unis : PDVSA-CITGO. Selon le texte S.1018, CITGO a une importance capitale pour la Sécurité Nationale  des Etats-Unis avec des implications géopolitiques inquiétantes au-delà de l'instabilité économique et politique du Venezuela. Selon lespropres sources états-uniennes, PDVSA a obtenu un prêt de l'entreprise pétrolière Rosneft – contrôlée par le Gouvenrmeent russe – en utilisant comme garantie 49.9% de la filiale états-unienne de PDVSA, CITGO Petroleum Corporation et même ses actifs aux Etats-Unis. On allègue qu'il s'agit d'un sujet vital pour la sécurité nationale états-unienne en terme de stratégie car on estime estima que CITGO possède et ocntrôle des infrastructures dans 19 états des etats-Unis y compris des canalisations, des raffineries en Louisiane, dans l'Illinois et dans le Texas qui fournissent 749 000 barils par jour , plus de 6 000 postes à essence dans 27 états, surtout sur la Côte Est. La farrinerie CITGO en Louisiane est la 6° plus grande raffinerie des Etats-Unis. Même en prenant note de ces caractéristiques, CITGO ne peut être comparée aux grandes compagnies pétrolières des Etats-Unis comme Exxon qui est considérée comme l'entreprise d'hydrocarbures la plus importante du monde. De sorte que les sanctiosn demandées seraient destinées à provoquer un embargo qui diminue considérablement les fiances du Venezuela dans une situation debaisse des prix du pétrole au niveau mondial.

 

D'autre part, s'élève la voix de l'alarme qui assure qu'en cas de manque de respect de ses obligatiosn par l'Etat vénézuélien, » une filiale de PDVSA comme CITGO pourrait tomber dans le smains de l'entreprise russe Rosneft et on glisse que cela permettrait la « pénétration russe » aux Etats-Unis (Sec 11, inciso 5), ce qui est présenté comme une stragtégie éventuelle d'ingérence russo-vénézuélienne et est rapidement démonté par les faits : il ne s'agit pas de l'influence de CITGO mais de l'action des entreprises pétrolières dans la politique et l'économie états-uniennes en général (étant donné la façon dont opère le complot et la porte tournante dans cette démocratie : il suffit de rappeler que le secrétaire d'Etat actuel, Rex Tillerson, est un ancien CEO d'Exxon). Un exemple en est que CITGO intrigue depuis des mois à la Maison Blanche et a apporté 500.000 dollars dans la campagne de Trump, se joignant à des actions similaires de Chevron, Exxon, BP, etc... ainsi, il est peu probable que CITGO cosntitue une véritable menace pour un Gouvernement comme le Gouvernement états-unien , soutenu par les grandes entreprises pétrolières qui, loin de consacrer leur énergie à s'inquiéter d'une intervention russe, parient sur un plan d'expansion (America First Offshore Energy) qui prétend faire des Etats-Unis « le leader et le principal fournisseur d'énergie au niveau mondial et lui assurer les princiapux marchés de l'énergie du monde. »

 

Pour tout ce qui précède, il est primordial pour les Etats-Unis que d'une façon ou d'une autre, on « remplace » le Gouvernement actuel par un autre disposé à se subordonner politiquement et économiquement. Dansl 'immédiat, dans les prochaines semaines s'achèveront les délais concenrant les sanctions et les procès de fonctionnaires vénézuéliens, de sorte qu'il faudra être attentifs à de nouvelles manifestations de la tentative d'intervention des Etats-Unis en Amérique Latine. Nous verrons...

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

source en espagnol :

http://www.celag.org/estados-unidos-en-venezuela/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/07/venezuela-les-etats-unis-au-venezuela.html