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Venezuela : Tenter d'assassiner le Président du Venezuela, oui, c'est possible !

24 Septembre 2017, 15:19pm

Publié par Bolivar Infos

 

Ce que le Président Maduro a dit sur le fait que sa vie est en danger n'est pas du « bla-bla », ce n'est pas une banalité et encore oins une exagération ou un mensonge. Tout cela est possible dans les scénarios éventuels prévus dans le cadre de la « Guerre Non Conventionnelle » que le Venezuela a vécus et vit encore en ce moment.

 

Le Président Constitutionnel de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros a fait une très importante dénonciation dans 2 de ses allocutions au pays les 19 et 20 de ce mois-ci : « Il sont donné l'ordre d'assassiner le Président du Venezuela. » Il a rendu responsables de ce qui pourrait arriver le Président des Etats-Unis, Donald Trump et le Président de l'Assemblée Nationale du Venezuela à majorité d'opposition et dans l'illégalité, Julio Borges à qui il a envoyé ce message : « Je te tiens comme responsable, Julio Borges, de tout attentat contre ma vie, je sais ce que je dis. »

 

Pour beaucoup de gens, les déclarations du Président Maduro ne sont que de simples déclarations alarmistes motivées par les raisons qu'ils ont envie de lui attribuer ou simplement, comme dirait une personne de la rue, « des paroles en l'air. » Malheureusement, ce n'est pas le cas.

 

Assemblée Constituante et démocratie

 

Cette semaine, aux Nations Unies, le Président Donald Trump a renouvelé son appel à durcir les pressions sur le Venezuela pour obtenir « le rétablissement complet » de la démocratie dans le pays. Pour l’establishment états-unien, l'élection d'une Assemblée Nationale Constituante a été « un saut dans la dictature » au lieu d'être un exercice total et pur de démocratie comme pour leurs comparses de présidents de droite d'Amérique Latine, « chiens couchés sympathiques » qui remuent la queue devant les ordres de l'empire décadent uniquement pour sauvegarder les intérêts des bourgeoisies sud-américaines qui se sont maintenues au pouvoir pendant des décennies à cause du soutien des Etats-Unis et de leurs mécanismes de renseignement et en particulier l’oligarchie colombienne.

 

Pourquoi l'élection de l'Assemblée Constituante au Venezuela leur a-t-elle fait mal ? Parce qu'ils la considèrent comme une incitation des masses populaires opprimées à la rébellion populaire contre les oligarchies qui les gouvernent dans chaque pays. Ces oligarchies, grâce à la manipulation de l'éducation publique, à l’utilisation des médias, à l'assassinat sélectif de dirigeants populaires, aux renversements de Gouvernements de type populaire ou nationaliste, à la corruption de personnalités politiques et à d'autres tactiques ont réussi à soutenir le pouvoir pendant des décennies dans la région pour préserver leurs intérêts.

 

Les Etats-Unis ne sont pas l'exception. La création et l'utilisation d'une longue liste d'organismes de « renseignement » - au delà des façades internationales - a pour but de développer des plans pour aliéner leur population qui cherche à survivre jour après jour au capitalisme néolibéral sauvage qui est mis en avant aux Etats-Unis depuis les années 80 du siècle dernier et que leurs élites stimulent fréquemment par nostalgie de l'époque du début de l'accumulation de leurs grandes fortunes, au XX° siècle, à l'époque du libéralisme.

 

Les Etats-Unis d'Amérique ne sont plus la première économie du monde. UN rival inattendu dans les années 90 du XX° siècle « gronde dans la grotte. » La croissance de la République de Chine pendant ces 10 dernières années et un peu plus est impressionnante au point que des revues comme "The Economist" ont publié récemment que l'économie chinoise est la première du monde en estimant son Produit Intérieur Brut (PIB) en pouvoir d'achat (PPP) mais aussi en estimant que pour 2018, l 'économie chinoise aura atteint l'économie états-unienne si on évalue son PIB en parité de monnaies.

 

D'autre part, les Etats-Unis ont une dette extérieure qui dépasse les 20,1billions (millions de millions) de dollars états-uniens que beaucoup d'analystes économiques internationaux considèrent comme une dette impossible à payer. Les pays qui ont le plus d'actifs financiers des Etats-Unis sont la Chine et le Japon et ils ont plus de 2,1 billions de dollars en leur pouvoir.

 

En complément, les capacités de récupération de l'économie états-unienne sont directement liées à 2 éléments, entre autres : le maintien du dollar comme principale monnaie de réserve mondiale et le retour de ses moyens de production en territoire états-unien, ce pour quoi il faut des matières premières proches du territoire des Etats-Unis. Sans ces facteurs en sa faveur, Donald Trump ne pourra pas appliquer son principal slogan de campagne : "make America great again", c'est à dire faire à nouveau des Etats-Unis une grande puissance.

 

Monnaies et pétrole

 

La République Populaire de Chine a annoncé récemment la vente du pétrole en yuans dans ses « marchés de l'avenir » à la Bourse de Shanghai. De même, le Gouvernement de la Fédération de Russie (le plus important producteur du onde en ce moment) a annoncé la vente de son pétrole en roubles à la Bourse de Saint Pétersbourg (SPIMEX).

 

Depuis les années 70 du siècle dernier, les Etats-Unis ont abandonné l'étalon or, leur président de l'époque Richard Nixon déclarant que le dollar serait soutenu par la dynamisme de leur économie. Dans la pratique, le dollar a été soutenu par le commerce mondial du pétrole en dollars qui est la condition sine qua non pour les Etats-Unis et leurs intérêts géo-économiques.

 

Toute tentative pour changer cette situation, c'est à dire, toute tentative dans le monde pour chercher des alternatives au dollar pour le commerce mondial du pétrole et au-delà a été vue par l'élite états-unienne comme un problème de « Sécurité de l'Etat » et comme une attaque de son hégémonie sur la planète. Nous en avons la preuve dans divers incidents qui ont coûté la présidence ou la vie à ces présidents qui ont osé envisager des alternatives à ce sujet.

 

On a dit que le départ du pouvoir du Président Charles de Gaulle (France 1958-1969) a été influencé par sa tentative de faire dépendre la monnaie française – le franc français – de l'étalon or et non du dollar états-unien.

 

Le renversement du dictateur irakien Saddam Hussein (Irak 1979 – 2003) a été directement lié à l'offre faite par ce président à divers pays d'Europe de payer le pétrole irakien en euros étant donné qu'à ce moment-là, les Etats-Unis n'étaient pas encore les alliés de son régime. L'Irak a été l'objet de 2 guerres , les « Guerres du Golfe » (1990-1991, 2003-2011) et Saddam Husein a été pendu.

 

Il est arrivé la même chose avec Muhamar Al Khadafi (Libye 1969 - 2011) dont le pays a été détruit par les forces de l'OTAN et envahi par des mercenaires qui le tuèrent après qu'il ait proposé le "Dinar Or" comme monnaie africaine pour vendre les matières premières de cette région et en particulier le pétrole.

 

Pour les Etats-Unis d'Amérique et les intérêts de ses élites, le maintien du dollar comme première monnaie d'échange et de réserve du monde est un problème de Sécurité Nationale, ce qui justifie n'importe quelle action des mesures financières à la guerre.

 

Les sanctions des Etats-Unis contre le Venezuela

 

Le 8 mars 2015, l’administration Obama a émis un Ordre Exécutif (décret) où il indiquait que la République Bolivarienne du Venezuela (RBV) « constitue une menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et la politique étrangère des Etats-Unis. » A partir de là, les agressions ouvertes des Etats-Unis contre le Venezuela n'ont pas cessé. Des sanctions contre des fonctionnaires vénézuéliens de haut niveau comme le Président et le vice-président du Venezuela ont été manifestes jusqu'à l'ordre exécutif émis par le Président Donald Trump le 25 août dernier dans lequel il met en place, dans la pratique, un blocus financier contre l'Etat vénézuélien, pas seulement contre PDVSA, dans le domaine du dollar états-unien.

 

A la suite de cette dernière sanction, le Venezuela a offert son pétrole dans un « panel de monnaies » qui comprend le yuan chinois, le rouble russe, la roupie indienne et continue à vendre aux Etats-Unis le pétrole vénézuélien en dollars malgré l'impact des sanctions. Dans l'état dans lequel se trouve l'économie états-unienne en ce moment, une action comme celle-là n'est pas acceptable pour l’establishment de ce pays et encore moins en ce moment. Avec les sanctions (agressions financières) prises récemment, l’administration Trump espérait que le Gouvernement vénézuélien démissionnerait et ouvrirait la voie à l'opposition, ils n'attendaient pas du tout cette riposte. C'est pourquoi la campagne d'intimidation continue des déclarations du Président Trump à l'ONU à celles de sa représentante devant cet organisme, Nikki Haley, hier.

 

La Colombie et les alliés régionaux des Etats-Unis

 

A tout ce qui précède nous devons ajouter le tentatives de Luis Almagro à l'OEA pour intervenir au Venezuela qui ont eu le soutien de certains présidents sud-américains corrompus, « des caniches sympathiques couchés sur le tapis » parmi lesquels figurent Michel Temer (Brésil), Mauricio Macri (Argentine), Pedro Pablo Kuczynski (Pérou) et Juan Manuel Santos (Colombie).

 

Juan Manuel Santos, président emblématique de la Colombie vient d'une oligarchie qui a massacré par milliers son propre peuple pour se maintenir au pouvoir pendant 200 ans. Actuellement, il est l'ennemi le plus acharné du Processus Bolivarien du Venezuela. D'abord pour le « mauvais exemple » que celui-ci représente pour que l'oligarchie colombienne puisse garder le pouvoir dans son pays. Deuxièmement, parce que cette oligarchie et ses alliés ont conçu et appliqué une opération monétaire et financière pour absorber la production du Venezuela pour satisfaire la demande de différents produits dans les départements limitrophes du Venezuela sans pratiquement payer pour cela.

 

La contrebande d'extraction de combustible, de produits de première nécessité et autres est montée sur un processus de dévaluation de la monnaie vénézuélienne stimulé depuis la Colombie dans lequel ont impliqués des agents liés au trafic de drogues et différents secteurs de l'oligarchie colombienne présents au Gouvernement.

 

La Colombie possède moins de 6 ans de réserves de brut qui fait pâle figure à côté des immenses réserves que possède le Venezuela sur tout son territoire, de l'état de Zulia à la Ceinture Pétrolifère de l'Orénoque "Hugo Chávez". Sa capacité de raffinage est faible, et de là découle toute l'opération développée pour amener l'essence du Venezuela dont une partie finit par être commercialisée par des entreprises colombiennes en Amérique Centrale.

 

D'où l'intérêt de Santos et de cette oligarchie à s'approprier une partie du territoire vénézuélien pour avoir le bénéfice d'une bonne partie des réserves d'hydrocarbures et d'autres matières premières vénézuéliennes importantes. Dans un monde dont le centre de gravité géo-économique et géopolitique tourne autour de l'Océan Pacifique, l'oligarchie colombienne, maintenant plus que jamais, est intéressée par une partie de nos réserves d'hydrocarbures et d'autres matières premières et si pour cela, ses paramilitaires ou peut-être ses propres militaires (nous ne savons pas encore) doivent éliminer le Président Nicolás Maduro Moros, soyez-en sûrs, mon cher lecteur, ils essaieront.

 

Conclusion

 

Malgré l'aide payée à des individus comme la direction de l'opposition réunie dans la MUD, les opérations Freedom 1 et 2 du Commandement Sud, les blocus financiers voilés et maintenant ouverts sur les opérations d'acquisition d'aliments et de médicaments du Gouvernement vénézuélien sur les marchés mondiaux, l'insolente et incessante campagne médiatique locale et internationale contre notre pays et l'incapacité d'un Etat horriblement bureaucratique et inefficace et, en lus, les menaces explicites de l'actuel président des Etats-Unis Donald Trump... Malgré tout cela et beaucoup plus, le Gouvernement du Président Nicolás Maduro n'est pas tombé, donnant tout son sens au mot que Mr le Président Maduro aime tant : « indestructible ! »

 

Par conséquent, ce qu'a dit le Président Maduro sur le fait que sa vie est en danger n'est pas du « bla-bla », ce n'est pas une banalité et encore moins une exagération ou un mensonge. Tout cela est possible dans les scénarios éventuels prévus dans le cadre de la « Guerre Non Conventionnelle » que le Venezuela a vécus et vit encore en ce moment et qui peut même en venir à être une « Guerre Conventionnelle ». Dieu ne le veut pas.

 

Nous vivrons et nous vaincrons !

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/opinion/Un-intento-de-magnicidio-en-Venezuela--SI-ES-un-escenario-posible.-20170922-0080.html

URL de cet article :

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