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Venezuela : Les ambassadeurs de l'OEA condamnent le Tribunal suprême de Justice parallèle

14 Octobre 2017, 16:08pm

Publié par Bolivar Infos

 

Le Tribunal Suprême nommé par le Parlement vénézuélien illégal en majorité d'opposition s'est « installé » vendredi au siège de l'Organisation des Etats Américains (OEA) à Washington et va commencer son « année judiciaire, » une action isans précédent condamnée par la plupart des ambassadeurs, selon la presse.

 

Cet « acte insolite » a provoqué « un grand malaise parmi les nombreux ambassadeurs de l'OEA, aussi bien chez ceux des pays alliés de Caracas que chez d'autres, plus critiques envers le Gouvernement de Nicolás Maduro, » selon ce qu'ont déclaré certains d'entre eux à EFE. Beaucoup n'ont pas assisté à cet événement, selon ce qu'ont confirmé aujourd'hui des sources de l'OEA à EFE.

 

Cet acte, qui a eu lieu au Salon des Amériques, a débuté en présence de Luis Almagro, secrétaire général de l'OEA, qui valide ainsi une nouvelle attaque contre la démocratie au Venezuela. Parmi les présents, en majorité vénézuéliens, il y a beaucoup d'individus qui fuient la justice vénézuélienne avec la protection du Département d'Etat.

 

Parmi eux se trouvent les ex-maires David Smolansky (El Hatillo) et Ramón Muchacho (Chacao), en fuite pour ne pas avoir affaire à la justice à cause de leur responsabilité dans la vague de violences d'avril à juillet de cette année et pendant ce que l'opposition a appelé la « Sortie » du président Nicolás Maduro. Smolansky a demandé l’intervention militaire des Etats-Unis au Venezuela.

 

Almagro a assuré que ce Tribunal parallèle de l'opposition à l'OEA « ouvre la voie au respect des institutions » dans le pays mais il n'a pas précisé de quelle façon il va travailler ni s'il va siéger dans les locaux de l'OEA, comme certains d'entre eux l'ont dit à la presse ces jours derniers.

 

Il a seulement dit que « le début de ses travaux ouvre la voie au respect des institutions vénézuéliennes » sans spécifier où et comment s'effectuera ce travail bien que les opposants aient déclaré qu'il tiendra ses sessions à l'Organisation des Etats Américains (OEA), en Colombie et dans un bureau privé à Washington.

 

Après son installation au Salon des Amériques, le TSJ parallèle a ouvert sa première session de travail au Salon Miranda du siège de cet organisme et la semaine prochaine, il aura une autre réunion en Colombie, dans un lieu à déterminer.

 

L'ex-procureure générale Luisa Ortega qui réside actuellement à Bogotá, était l'une des stars de cet événement mais n'a pas obtenu de visa des Etats-Unis soi-disant à cause de son passé chaviste et des plaintes pour corruption déposées contre elle. La fonctionnaire du consulat des Etats-Unis à Bogotá lui a indiqué, comme obstacle à son obtention de visa, le gel de tous ses comptes au Venezuela et qu'alors, « elle risquait de rester illégalement sur le sol états-unien comme ça arrive maintenant. »

 

L'OEA qui a pour secrétaire général Luis Almagro a déjà accueilli dans sa grande salle de cérémonies, le Salon des Amériques, des événements organisés par l'opposition vénézuélienne et lundi, il reprendra ses audiences publiques concernant les éventuels crimes contre l'humanité commis au Venezuela pour constituer un dossier à présenter devant la Cour Suprême de Justice (CIJ), de La Haye.

 

Ces sessions, également sans précédent, ont déjà été condamnées par de nombreux ambassadeurs qui n'ont assisté à aucune d'entre elles mais les sources diplomatiques consultées par EFE considèrent « encore plus grave » l'installation d'un pouvoir judiciaire dans un pays membre de l'organisation avec le refus du gouvernement de cette nation.

 

L'événement a débuté vendredi à 9.00 h heure locale (13.00 GMT) par un dépôt de gerbe au Libérateur Simón Bolívar et a cérémonie a commencé à 10.00 (14.00 GMT).

 

Cette initiative arrive à un moment de grande division à l'OEA sur le rôle que doit jouer cet organisme dans la crise politique et sociale vénézuélienne et reflète aussi les contradictions et les profondes divisions de l'opposition vénézuélienne. Alors qu'un groupe négocie avec le Gouvernement et accepte le ligne électorale, d'autres continuent à appeler au coup d'Etat, au Gouvernement parallèle et à la violence.

 

Un suivi des opérations de « Gouvernement parallèle » exécutées dans le monde montre que c'est une recette des Etats-Unis depuis des décennies qui perdure jusqu'à aujourd'hui et est généralement appliquée à des pays avec de grandes réserves de ressources naturelles. Au Congo, un Gouvernement parallèle soutenu par les Nations Unies a fini par l'assassinat de Patrice Lumumba et le terrible dictature de Mobutu Sese Seko.

 

En février 2011, un groupe de fonctionnaires de haut rang a décidé avec le soutien des Etats-Unis de ne pas reconnaître l'autorité du Gouvernement de Libye et de se joindre à l'insurrection en créant un Gouvernement parallèle qu'ils appelleraient Conseil National de Transition (CNT). Nous savons déjà comment a fini l'histoire : intervention militaire de l'OTAN, assassinat de Khadafi et le chaos dans le pays.

 

Les Etats-Unis et les monarchies du golfe ont installé un Gouvernement parallèle au sud Yemen après que les hutis chiites, alliés de l'Iran, aient pris le pouvoir aux portes de l' Arabie Saoudite et du stratégique Détroit de Bab el-Mandeb, très important pour le transport de l'énergie (pétrole).

 

Source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/noticias/2017/10/14/instalacion-de-apocrifo-tribunal-supremo-venezolano-en-la-oea-acto-insolito-que-rechazan-embajadores/#.WeHB_kzpMRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/10/venezuela-les-ambassadeurs-de-l-oea-condamnent-le-tribunal-supreme-de-justice-parallele.html