Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Honduras : Licenciement des “Cobras” qui ont refusé de réprimer le peuple

1 Janvier 2018, 18:23pm

Publié par Bolivar Infos

 

Vendredi 29 décembre – comme « cadeau de nouvel an » - 135 membres du corps spécial “COBRAS” de la Police Nationale ont été surpris lorsqu'on leur a notifié qu'ils étaient renvoyés de l'institution dans le cadre du processus d'épuration de la police sans montrer de preuves que les personnes touchées avaient commis des fautes qui justifient leur renvoi.

 

Des sources de ce corps “COBRAS” ont affirmé à ce journal que le licenciement est dû à des représailles du Gouvernement étant donné que les personnes licenciées appartiennent à un groupe d'agents qui, le 4 décembre, se sont déclarés en grève « les bras croisés » et ont refusé d'obéir à l'ordre du président Juan Hernández de réprimer les Honduriens qui protestaient contre la fraude électorale et sa réélection.

 

Tegucigalpa. Au milieu des festivités de find 'année, ce vendredi, le Gouvernement, par l'intermédiaire du Secrétariat à la Sécurité, a licencié 135 membres du corps d'élite anti-émeutes “COBRAS”, un licenciement qui, selon des sources policières, est dû au refus de ce corps de réprimer les fortes protestations sociales dans le pays après qu'il y ait eu des indices rationnels de fraude aux élections du 26 novembre.

 

Les “COBRAS” du Honduras sont des agents de police spécialisés dans les actions anti-émeutes et contre les troubles, les franc-tireurs et les opérations tactiques et spéciales. Ils ont été formés par les corps SWAT étasuniens. Ces policiers sont formés et assignés à l'unité du nom de Commando Spécialisé Cobra (COECO).

 

Des membres de ce corps spécial ont confié au « Libertador » que le Gouvernement a réalisé ce licenciement au moment où presque 50% des membres du Commando se trouvait en congés de fin d'année. Ils remettent en question leurs supérieurs pour leur absence de solidarité avec les troupes et pour l'indifférence avec laquelle ils voient la nécessité de la paix, de la démocratie et de la légalité que le peuple hondurien réclame dans les rues.

 

Les policiers se sont consignés dans les quartiers des forces Spéciales COBRAS, le 4 décembre. Ensuite, ils se sont assis avec des organismes des droits de l'homme et un officier qui a joué le rôle de médiateur pour surmonter le conflit. Après, on a assuré qu'il n'y aurait pas de représailles contre les agents qui ont désobéi à l'ordre de frapper la résistance civile soumise à un couvre-feu et à la suspension des garanties civiles, c'est à dire que les citoyens qui protestaient pouvaient être assassinés par les forces de sécurité du Gouvernement.

 

Mardi 5 décembre, les agents de la police sont revenus dans les rues, même les COBRAS, mais sous la condition qu'ils ne continueraient pas à réprimer le peuple et ils l'ont rendu public dans un communiqué destiné à la société hondurienne.

 

Un officier a dit à ce journal que « les soleils ne se laisseront jamais faire par l'échelle de base » donnant à penser que la direction se mettra toujours au-dessus des agents bien que le « soleil » de al Police Nationale commande symboliquement à ses hauts gradés d'avoir, entre autres vertus, la culture de la grandeur, de l'éternité et de la noblesse.

 

Ces qualités ne se sont pas manifestées ce vendredi envers les 135 COBRAS qui, avec leur discipline au service du peuple hondurien, ont démontré leur engagement à construire la Patrie et leur engagement dans la mission de toute véritable police : servir et travailler avec la société pour rejoindre les projets du peuple souhaités par la Nation.

 

Quand, le 5 décembre, les policiers sont arrivés à un accord avec le haut commandement, ils ont déclaré clairement que la seule chose qu'ils voulaient pour le pays, c'était la paix ; En outre, ils ont précisé que cette prise de position n'a pas été faite pour l'argent mais à cause de la tension politique qui existe actuellement au Honduras.

 

« Notre peuple est souverain et nous nous devons à lui. Par conséquent, nous ne pouvons pas l'affronter et réprimer ses droits, » a déclaré la Police Nationale, parce que déjà nous ne voulions pas continuer à maltraiter la résistance civile sur ordre du haut commandement. Et ils ont insisté sur le fait qu'ils ne voulaient pas d'affrontements avec les citoyens pour une raison politique qui ne les concernait pas. Et ils ont affirmé que « Nous, nous nous devons au peuple et nous sommes du peuple. » Certains de ceux qui ont dit cette vérité ont été licenciés par le Gouvernement d'Hernández.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/12/31/honduras-despiden-a-cobras-que-se-negaron-a-reprimir-al-pueblo/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/01/honduras-licenciement-des-cobras-qui-ont-refuse-de-reprimer-le-peuple.html