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Venezuela: Les audits: une vérification en profondeur du système de vote automatisé vénézuélien

1 Mai 2018, 17:44pm

Publié par Bolivar Infos

La République bolivarienne du Venezuela possède un système de vote automatisé

à tous les niveaux. Depuis la sélection des personnes qui participeront dans les

bureaux de votes et les commissions électorales jusqu’à l’émission des bulletins

contenant les résultats, toutes les activités du processus électoral se font à l’aide

de procédés technologiques réduisant l’intervention manuelle.

 

Dans le cas du système de vote, chaque composant est audité afin de garantir qu’il

soit programmé de façon à respecter les lois et que les résultats soient

l’expression fidèle de la volonté des électrices et des électeurs.

 

Etablis par la loi, les audits font partie du calendrier électoral de toutes les

élections.

 

Qu’est-ce qu’un audit du système électoral ?

 

C’est une révision exhaustive de tous les composants du système automatisé de

vote, au moyen d’essais qui permettent de constater le fonctionnement correct de

chacun d’entre eux. Une fois qu’il a été constaté qu’un composant donné

fonctionne comme il se doit, il est certifié.

 

Les audits du système électoral vénézuélien constituent un effort qui est effectué

de manière systématique depuis l’année 2004, quand l’automatisation du système

de vote a été mise en marche. Depuis, et grâce à la dynamique conjointe avec les

partis politiques, de nouvelles révisions ont été mises en places peu à peu jusqu`à

atteindre un ensemble d’audits concernant chacun des composants de la

plateforme automatisée.

 

Les objectifs poursuivis au moyen des audits sont les suivants :

Créer de la confiance et un sentiment de sécurité vis-à-vis du système

automatisé chez les électrices et les électeurs, les organisations politiques,

et chez toute la collectivité nationale et internationale ;

Montrer la transparence et la sûreté du système électoral dans chacune de

ses phases et procédés ;

Certifier le fonctionnement correct et efficace des composants, des

programmes, des processus et des équipements du système automatisé

pour le jour des élections ;

Démontrer l’inviolabilité et l’invulnérabilité du vote;

 

Garantir l’intégrité du vote.

 

Qui sont les intervenants

 

1. Des techniciens du Conseil national électoral (CNE)

2. Des techniciens représentants des partis politiques

3. Des auditeurs externes

 

Depuis l’année 2013, le CNE a décidé d’incorporer des observateurs nationaux

dans les processus d’audit, tels que des représentants des organisations de la

société civile, lesquels reçoivent une invitation à y participer de la part du Conseil

national électoral.

 

À ces observateurs nationaux s’ajoutent les accompagnants internationaux,

techniquement qualifiés, qui peuvent également être invités à observer ces

processus d’audit.

 

Quand les audits se font-ils

 


La vérification de chaque composant du système automatisé de vote se fait à

l’occasion de chaque élection. En 2017, le système automatisé de vote a été

audité et certifié avant et après chacune des trois élections qui ont eu lieu pendant

cette année.

 

Comment informe-t-on les électrices et les électeurs sur le déroulement des

audits

 

Depuis 2013, le CNE transmet en direct le déroulement de tous les audits à travers

sa chaine streaming, CNETV, laquelle est disponible depuis la page officielle

www.cne.gob.ve

 

A travers la chaine CNETV, tout le monde, au Venezuela ou n’importe où sur la

planète, peut suivre, en direct, ce qui se passe durant les audits et recevoir une

information détaillée sur le comment, quoi et pourquoi des activités qui sont en

train de se développer, grâce aux explications détaillées des techniciens et des

fonctionnaires électoraux.

 

Comment se fait chacun des audits

 

Audits pré-électoraux

 

1. Audit du logiciel de la machine à voter: le code source du programme est révisé,

pour confirmer que la machine reflète la volonté de l’électeur ou de l’électrice et

pour vérifier qu’il ne peut être changé afin de favoriser un candidat ou une

candidate. Les différents tests sur le programme permettent de certifier que la

machine à voter enregistre correctement le choix du votant, dépouille et transmet

de façon correcte les résultats.

 

2. Audit des fichiers des machines à voter: la configuration du dispositif

d’identification biométrique est révisée ainsi que le flux de travail en rapport avec la

machine à voter, afin de certifier les protocoles de sécurité de la machine à voter.

 

3. Audit des données des électeurs. Phase I: la qualité des empreintes digitales

des électrices et des électeurs est testée, on vérifie qu’elles correspondent aux

personnes qui sont inscrites sur le Registre électoral et qu’il n’y a pas d’empreintes

en double. De même, on s’assure qu’il n’existe pas une relation ni qu’un ordre se

génère entre la saisie de l’empreinte digitale et la séquence des votes.

 

4. Audit de production (programmation) des machines à voter : on vérifie que le

programme de vote, les fichiers et les données des électrices et des électeurs à

introduire dans chaque machine à voter sont ceux qui ont été audités

précédemment.

 

5. Audit de l’infrastructure technologique électorale: les moyens utilisés pour la

transmission entre la machine à voter et les centres de totalisation sont vérifiés,

c’est-à-dire les réseaux, le matériel technologique, les systèmes d’exploitation, le

système de gestion et de contrôle.

6. Audit de pré-scrutin (simulation de l’acte de voter): Durant cet audit une

simulation des processus de vote, de transmission et de totalisation est effectuée,

dans un environnement contrôlé, afin de vérifier aussi bien l’exactitude de

l’intention du vote de l’électrice ou électeur figurant sur le ticket de vote, que ce qui

a été enregistré sur les procès-verbaux du scrutin et dans le système de

totalisation. Cet audit sert à vérifier qu’il n’y ait aucune divergence entre l’intention

de vote de l’électeur ou électrice et l’enregistrement du vote dans la machine à

voter. Cet audit est connu aussi sous le nom de “zéro erreur”.

 

7. Audit du logiciel de totalisation: le code source est révisé ainsi que la base des

données du programme, afin de s’assurer le comptage de tous les votes transmis

depuis tous les bureaux de vote, conformément aux lois. Cette révision comprend

la réalisation de tests, tels que la transmission de procès-verbaux de scrutin et leur

totalisation afin de vérifier son fonctionnement.

 

8. Audit de mise à zéro des Centres nationaux de totalisation: un nettoyage

général de l’infrastructure, de la base de données et des applications des deux

Centres nationaux de totalisation du Conseil national électoral (CNE) est effectué.

Cet audit garantit qu’ils ne contiennent pas des données, des enregistrements ou

des fichiers quelconques avant les élections.

 

9. Audit des télécommunications phase I: Il s’agit de réviser la sécurité avec

laquelle les votes s’achemineront depuis la machine à voter jusqu’aux centres

nationaux de totalisation, ainsi que l’efficacité des voies et des moyens de transfert

des données. On vérifie également que les réseaux n’exécutent que la fonction de

transmettre les scrutins depuis des origines qualifiées et validées.

 

10. Vérification citoyenne phase I: Cet audit se fait le jour même des élections,

avec un échantillon de 54% des machines à voter et il a lieu à la fin de l’élection et

après la transmission des votes. Il est fait par les membres des bureaux de vote et

peut être observé par les témoins des partis politiques et par toute personne qui le

souhaite.

 

Dans ce cas-ci, il s’agit de corroborer qu’il n’y a pas de divergence entre les

données contenues dans le procès-verbal de scrutin imprimé par la machine à

voter et les tickets de vote contenus dans l’urne, afin de certifier le fonctionnement

correct de la machine à voter.

 

Audits postélectoraux

 

11. Audit des télécommunications phase II: Cet audit se fait le lendemain de

l’élection. Il sert à comparer la configuration des systèmes de transmission avec

celle qui a été auditée avant le scrutin, afin de vérifier que c’est celle-ci qui a été

employée.

 

12. Vérification citoyenne phase II: on vérifie que la procédure prévue par la

Vérification citoyenne phase I a été suivie, à partir d’un échantillon de 1% des

machines vérifiées le jour de l’élection.

 

13. Audit des données des électeurs phase II: Connue également comme audit de

double emploi des empreintes digitales, cette vérification certifie que les électrices

et les électeurs qui ont exercé le suffrage étaient inscrits sur le Registre électoral et

que personne n’a voté plus qu’une seule fois.

 

Comment est garanti que ce qui a été révisé par ceux qui font l’audit n’est

pas modifié par la suite

 

Une des activités les plus importantes réalisée durant le déroulement des audits

est la création de la signature électronique, dont l’objectif est de garantir qu’aucun

des composants révisés ne puisse être modifié après l’audit.

La signature électronique est créée à la fin de la révision des composants

suivants :

ü Logiciel de la machine à voter,

ü Logiciel de totalisation,

ü Données des électeurs (Phase I)

ü moyens de transmission (Phase I)

 

Une fois qu’un composant a été vérifié et que son fonctionnement correct est

certifié, les auditeurs créent une clé segmentée. Cette clé informatique est

composée de la somme des segments appartenant à chacun des participants à l’audit.

Ce processus a une importance technique décisive, puisque la seule façon d’effectuer une modification, après qu’un composant donné du processus a été audité, est que les différentes parties

prenantes introduisent le segment qu’elles possèdent de la clé informatique. De cette façon, tous les

intervenants à l’audit sont pleinement assurés qu’aucun de ces composants ne peut être modifié après l’audit ni à aucun autre moment, sans le concours de tous les intervenants.

 

Comment les électrices et électeurs vérifient-ils qu’un audit a certifié le bon

fonctionnement d’un composant

 

Le compte-rendu (ou récit écrit) est l’instrument par lequel les participants

exposent les événements ayant eu lieu durant chaque journée de l’audit. Au début

de la révision, un relevé des tests devant être effectués est établi. Celui-ci est

souscrit par tous les participants en signe d’assentiment. Le procès-verbal de

clôture de l’audit doit contenir les constatations faites et les résultats de la révision.

C’est ce document qui atteste le bon fonctionnement du composant et c’est ici que

peuvent être vérifiées les signatures de chaque auditeur.

 

Les procès-verbaux d’audit de chaque élection sont portés à la connaissance du

public, puisqu’ils sont diffusés à travers le site officiel du CNE : www.cne.gob.ve

 

Que se passe-il si les auditeurs détectent une défaillance ou une irrégularité

durant la réalisation d’un audit

 

Depuis 2004 et jusqu’à ce jour, les auditeurs n’ont pas détecté d’irrégularités dans

les composants du système automatisé de vote, durant la réalisation des audits qui

se font pour chaque élection, comme cela peut être constaté sur les procèsverbaux

publiés.

 

Lorsque durant les audits un des participants observe des faits suscitant son

intérêt, il peut demander que des essais additionnels soient effectués visant à

satisfaire ses inquiétudes.

 

Les lois vénézuéliennes établissent les mécanismes nécessaires pour faire

opposition à tout acte ou omission du Conseil national électoral, afin que le

procédé se fasse correctement.

Source: CNE

URL de cet article: 

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/05/venezuela-les-audits-une-verification-en-profondeur-du-systeme-de-vote-automatise-venezuelien.html