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Amérique Latine : Création de PROSUR, le déplorable projet de la droite

24 Mars 2019, 18:46pm

Publié par Bolivar Infos

 

Les chefs d'Etat de l'Argentine, du Brésil, du Chili, de la Colombie, de l'Equateur, du Paraguay et du Pérou, plus l'ambassadeur du Guyana au Chili, George Talbot, ont signé vendredi la déclaration de Santiago « pour la réforme et le renforcement de l'intégration de l'Amérique du Sud » qui met en marche le PROSUR.

 

Cette déclaration, signée au siège du Gouvernement du Chili, le palais de La Moneda, exprime une volonté de « construire et de renforcer un espace régional de coordination et de coopération sans exclusions pour avancer vers une intégration plus efficace » qui contribue à la « croissance, au progrès et au développement » des pays d'Amérique du Sud.

 

Cette volonté s'articule autour d'un « nouvel espace de dialogue et de collaboration, » le Forum pour le Progrès de l'Amérique du Sud (PROSUR) qui sera mis en place graduellement.

 

Les ministres des Affaires Etrangères des pays signataires ont reçu pour mandat d'approfondir le dialogue pour mettre en en place graduellement le PROSUR.

 

Les vice-chanceliers de la Bolivie, Carmen Almendras, et de l'Uruguay, Ariel Bergamino, et l'ambassadeur du Suriname à Cuba, Edgar Armaketo, n'ont pas signé car ils participaient à cette rencontre en qualité d'observateurs. Cependant,ils étaient présents dans toutes les instances proches du dialogue et pourront signer leur entrée dans ce mécanisme quand ils voudront.

 

Les prérequis énumérés dans cette déclaration pour pouvoir intégrer le PROSUR sont « que la démocratie, les ordres constitutionnels respectifs, le respect des principes de séparation des pouvoirs de l'Etat et la promotion, la protection, le respect et la garantie des Droits de l'Homme et des libertés fondamentales soient pleinement en vigueur. »

 

Dans ce document, on signale que PROSUR a « une structure flexible, légère, peu couteuse, avec des règles de fonctionnement claires et un mécanisme agile de prise de décisions qui permet de faire avancer l'Amérique du Sud dans des programmes d'intégration concrets. »

 

Les domaines des infrastructures, de l'énergie, de la santé, de la défense, de la sécurité et le combat contre le crime, la prévention et la gestion des désastres naturels ont été énumérés en tant que priorités.

 

Le Chili assume la première présidence « tournante » de ce nouvel organisme pour les 12 prochains mois après lesquels il passera la témoin au Paraguay.

 

« Le PROSUR va être un forum ouvert à tous les pays d'Amérique du Sud, un forum sans idéologie qui va respecter la diversité et les différences de chaque peuple qui décide de choisir son Gouvernement, un forum sans bureaucratie excessive et un forum pragmatique qui va chercher à obtenir des résultats, » a dit le président du Chili, Sebastián Piñera, après la signature de la déclaration de Santiago.

 

Il a également souligné que le PROSUR est un forum qui a « un engagement ferme et clair envers la démocratie et le respect des Droits de l'Homme de tous les habitants de l'Amérique du Sud. »

 

Stimulé par les présidents du Chili, Sebastián Piñera et de la Colombie, Iván Duque, ce nouveau forum surgit au milieu de l'essor des Gouvernements conservateurs dans la région et de l'inactivité dans laquelle est entrée l'Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) née il y a 10 ans, en plein âge d'or des Gouvernements de gauche dans la région.

 

Pour le président du Chili, ce qu'on cherche, c'est « que l'Amérique du Sud ait un forum, une instance où pouvoir nous réunir, dialoguer, collaborer, partager des idées, chercher des accords qui nous permettent d'accélérer les avancées dans tant de domaines et qui nous permette de faire entendre la voix de l'Amérique du Sud avec plus de force. »

 

Mais malgré les efforts initiaux pour en faire un forum « sans idéologie, » ce qui est certain, c'est que c'est la plupart des Gouvernements conservateurs de la région qui ont adhéré au PROSUR initialement, tous unis dans la critique du « régime de Nicolás Maduro » qu'ils qualifient « d'illégitime. »

 

L'Uruguay voit cette initiative avec prudence alors que la Bolivie continue à défendre l'existence de l'UNASUR. 

 

A son arrivée à Santiago jeudi soir, le président brésilien d'extrême-droite Jair Bolsonaro a dit qu'il chercherait, avec les autres présidents sud-américains, « à sceller la fin de l'UNASUR. »

 

« Toute l'Amérique Latine demande qu'on s'unisse pour la démocratie, la liberté et la prospérité, » a ajouté le président.

 

Initialement, ce nouveau forum a été conçu comme une structure plus légère, sans siège permanent ni secrétariat, une structure semblable à l’expérience commerciale réussie d'Alliance du Pacifique composée par le Chili, le Mexique, le Pérou et la Colombie.

 

Juan Guaidó, chef du Parlement vénézuélien et « président par interim » autoproclamé du Venezuela – reconnu par 50 pays – avait également été invité à cette réunion mais n'est pas venu.

 

Cette initiative régionale surgit 1 an après que l'Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Paraguay et le Pérou aient annoncé la suspension de leurs activités à l'UNASUR à cause du manque de consensus pour la nomination d'un nouveau secrétaire général.

 

La semaine dernière, l'Equateur a annoncé son retrait de l'organisation et a demandé la restitution de l'immeuble qui héberge le secrétariat général dans les environs de Quito. Par cette décision, de Quito, qui était composée de 12 pays, n'a comporte plus que 5 : La Bolivie, le Guyana, le Suriname, l'Uruguay et le Venezuela.

 

(Avec des informations de EFE et d'AFP)

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

source en espagnol :

http://www.cubadebate.cu/noticias/2019/03/23/siete-firman-creacion-de-prosur-el-infausto-proyecto-de-la-derecha-sudamericana/#.XJc34i17QRE

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/03/amerique-latine-creation-de-prosur-le-deplorable-projet-de-la-droite.html