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Venezuela : Le peuple vénézuélien tient bon face à l'escalade de la menace de guerre américaine

18 Mars 2019, 18:37pm

Publié par Bolivar Infos

 

par Margaret Villamizar -

 

Ces dix derniers jours, le peuple du Venezuela et son gouvernement bolivarien ont travaillé ensemble comme une force organisée pour combattre et éliminer les effets d'une attaque massive contre le réseau électrique du pays.

 

La « guerre de l'électricité »

 

La centrale hydroélectrique Simon Bolívar (barrage de Guri), située dans l'État de Bolivar, la quatrième plus grande installation du genre au monde, fournit entre 70 et 80 % de l'approvisionnement en électricité du Venezuela.

 

Le jeudi 7 mars à 17 heures, le réseau électrique du Venezuela a été paralysé dans la majeure partie du pays, provoquant une panne d'électricité dans 18 des 23 États. Les effets ont été généralisés, touchant tout ce qui est alimenté en électricité, y compris les installations de pompage d'eau, les métros et les trains, les moyens de paiement électroniques largement utilisés dans le pays et de nombreux autres aspects de la vie quotidienne. La panne s'est poursuivie pendant cinq jours, de nouvelles attaques ayant suivi, tandis que des réparations étaient en cours les deux premiers jours. Le gouvernement vénézuélien a déterminé que la panne avait été causée par un sabotage, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du pays.

 

Le gouvernement a immédiatement tracé un plan pour protéger le peuple des dommages et faciliter le rétablissement des services le plus rapidement possible. La priorité a été la surveillance des hôpitaux et des cliniques. Puis est venue la distribution d'eau potable et de gaz dans les quartiers et la continuation du programme du Comité d'approvisionnement et de production locaux (CLAP), qui fournit des denrées de base à environ six millions de foyers. Les endroits de travail ont été fermés, les travailleurs ont eu quatre jours de congé tandis que les écoles ont été fermées pendant un peu plus d'une semaine.

 

Selon l'enquête qu'il a pu mener jusqu'à maintenant, le gouvernement vénézuélien a rapporté que le sabotage est le résultat d'une série d'attaques cybernétiques, électromagnétiques et physiques. La première attaque cybernétique a visé le Système informatisé de supervision du contrôle et d'acquisition des données de la gigantesque centrale hydroélectrique Simon Bolívar (Barrage Guri) qui fournit environ entre 70 % et 80 % de l'électricité du pays. Moins de deux jours plus tard s'est produite une deuxième cyberattaque sur ce qui est considéré comme le « cerveau » du système de transmission à Caracas. Selon le gouvernement, ces attaques ont été lancées à partir des États-Unis.

 

Les attaques électromagnétiques semblent avoir été faites au moyen de dispositifs mobiles qui ont produit des impulsions à haute fréquence pour démolir les lignes principales de transmission dans certaines parties du pays. Un nombre de sous-stations électriques ont aussi été attaquées avec des explosifs et incendiées dans une autre tentative pour que le réseau s'effondre et que les dommages soient encore plus sérieux.

 

Dans ce qui n'était sûrement pas une coïncidence, il y a eu une explosion et un incendie le mercredi 13 mars dans deux réservoirs de pétrole appartenant à l'entreprise pétrolière d'État Pétroleos de Venezuela, SA (PDVSA) dans la région de la Ceinture de l'Orénoque.

 

Grâce aux efforts herculéens des travailleurs de l'électricité du pays et de ceux qui ont travaillé de manière organisée dans des conditions très difficiles pour faire en sorte que les besoins fondamentaux de la population soient comblés, et grâce au peuple vénézuélien lui-même qui a fait face à l'adversité avec patience et dans un esprit d'entraide mutuelle entre les gens, au lieu de se tourner contre son gouvernement comme lui demandaient de le faire des fantoches comme Juan Guaido et leurs maîtres de la Maison-Blanche, la tempête a été maîtrisée et une autre manoeuvre criminelle pour créer un prétexte pour une intervention humanitaire » a été déjouée.

 

Le 15 mars, le président Nicolas Maduro a annoncé que l'électricité était entièrement rétablie et que les systèmes de transport public et d'eau potable étaient en train d'être rétablis eux aussi.

 

Parlant de la situation qui prévaut depuis une semaine, Maduro a dit que le sabotage du réseau électrique du pays dans l'objectif de créer une agitation civile et d'utiliser l'occasion pour faire un assaut contre le pouvoir politique au pays porte un nom, soit le terrorisme. Il a dit qu'on a demandé à des experts internationaux d'aider différents ministères et institutions du gouvernement bolivarien à faire enquête sur cette attaque et sur comment elle a été menée, ajoutant que plusieurs pays et acteurs privés ont déjà offert d'aider au renforcement du réseau électrique et à son plein rétablissement.

 

Tandis que le gouvernement légitime du peuple vénézuélien a fait tout ce qu'il a pu pour corriger les dommages, rétablir les services et mettre en place des mesures pour minimiser les effets de la panne sur la santé et le bien-être de l'ensemble de population, non seulement de ses supporters, mais de tous ceux qui sont affectés, l'usurpateur Juan Guaido et ses maîtres de la Maison-Blanche ont sauté de joie à l'opportunité d'accuser « Maduro » d'avoir causé l'effondrement du réseau électrique et d'avoir aggravé la « crise humanitaire » qu'ils espèrent cyniquement utiliser pour une intervention militaire des États-Unis.

 

Le fantoche des États-Unis prétend avoir le contrôle tandis que ses maîtres aiguisent leurs sabres

 

Le lundi 11 mars, Guaido ait convoqué sa cour illégitime appelée Assemblée nationale qui, comme lui, ne reconnaît aucune autre autorité au pays sauf celle de Washington, pour obtenir l'approbation pour décréter « l'état d'urgence » en raison officiellement de la panne d'électricité. Cette mesure fait partie d'un plan qui consiste à se servir de l'article 187 de la constitution bolivarienne - qui n'a rien à voir avec cet objectif -, pour demander l'intervention militaire étrangère. Lundi, il a aussi émis un autre décret sans substance interdisant l'expédition de pétrole du Venezuela vers Cuba. Selon les médias, la prochaine étape sera de demander l'approbation de la cour pour des propositions touchant à la restructuration et la privatisation de PDVSA.

 

Après que Guaidó eut publié ses décrets, le conseiller à la Sécurité nationale de Trump, John Bolton, a pris les choses en main, avisant «les compagnies d’assurances et les transporteurs aériens» qu’il y aurait des conséquences si elles facilitaient l’envoi de brut vénézuélien à Cuba. Il a également averti l'Inde que si elle achete du pétrole du Venezuela, elle pourrait également être frappée de sanctions. Le 12 mars, Elliott Abrams a annoncé que de « nouvelles » sanctions importantes étaient prises contre le Venezuela et les institutions financières internationales. La veille, Donald Trump avait demandé au Congrès que le département d’État soit autorisé à transférer jusqu’à 500 millions de dollars d’autres fonds afin de « répondre à la crise » ou de « soutenir une transition démocratique » au Venezuela au cours de la prochaine année.

 

Le même jour, le secrétaire d’État Mike Pompeo a annoncé que tout le personnel diplomatique américain restant serait retiré du Venezuela. Bien que cela ait été ordonné par le Venezuela et que Pompeo ait tenu par le passé à souligner que les États-Unis ne reconnaissaient pas le gouvernement de Nicolás Maduro et n'agiraient que sous les ordres de sa marionnette Guaidó, cette fois il a tenu à préciser que la décision est venue des États-Unis à cause de « la détérioration de la situation » dans le pays et parce que le personnel diplomatique de l'ambassade était « devenu un obstacle pour la politique américaine », laissant le monde perplexe devant ce que cela pourrait vouloir dire. Cette semaine, le département d’État a également informé tous les citoyens américains résidant ou voyageant au Venezuela qu’ils « devraient quitte r» le pays.

 

Si on considère bien les choses, dont les précédents historiques de frappes des États-Unis et de l'OTAN et leur invasion, comme la Yougoslavie, l'Irak et la Libye, qui ont subi des attaques multilatérales semblables dont des sanctions pour mettre la population à l'épreuve, une guerre médiatique pour propager des mensonges et diaboliser ses dirigeants, et des opérations de sabotage contre son infrastructure nationale, on comprend que personne ne se laisse berner par cette « transition pacifique » des États-Unis et du Canada qui est en train d'échouer. L'intervention militaire n'a jamais disparue de l'ordre du jour, surtout en ce moment. Alors que la guerre civile s'exacerbe entre les factions rivales de l'oligarchie américaine et que plusieurs de leurs partenaires juniors au sein du Groupe de Lima s'enfoncent dans leur propre crise de légitimité, déclencher une guerre pour des idéaux « humanitaires » ou pour « protéger » la population civile pourrait être perçu par ces forces réactionnaires comme une façon de détourner l'attention de leurs propres problèmes.

 

Tous avec le peuple du Venezuela

 

Le moment est venu d'intensifier les actions de toutes sortes à la défense du peuple vénézuélien et de son droit de résoudre ses problèmes sans ingérence étrangère ni menaces, et de défendre sa souveraineté et son droit à l'autodétermination. Il faut exiger du gouvernement canadien qu'il cesse de se prêter aux machinations illégitimes et mensongères des bellicistes américains au sujet de « restaurer la démocratie et les droits humains » au Venezuela, y compris l'exigence que l'élection présidentielle de mai 2018 remportée par Nicolas Maduro soit reprise. Le véritable objectif des États-Unis et de ceux qui l'apaisent est la violation des droits du peuple vénézuélien et non pas leur défense. L'oligarchie mondiale veut s'emparer des vastes richesses du Venezuela en les enlevant au peuple et mettre fin à la révolution bolivarienne et aux gains économiques, sociaux et politiques obtenus qu'elle a apportés aux travailleurs. Le peuple vénézuélien serait à nouveau appauvri alors que ses avoirs publics et ses services seraient privatisés et des mesures d'austérité draconiennes lui seraient imposées, dictées par les lords de la finance internationale dirigée par le FMI, la Banque mondiale, la Banque de développement interaméricaine et d'autres institutions. Ce serait ouvrir la porte au désastre.

 

http://cpcml.ca/francais/Lmlq2019/Q49010.HTM#5