Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Venezuela : Pour la paix du Venezuela, nous irions en enfer parler avec Satan

5 Août 2019, 16:19pm

Publié par Bolivar Infos

Jorge Arreaza Monserrat, le chancelier de la République Bolivarienne du Venezuela, est né le 6 juin 1973. C'est un diplomate de carrière. Les journalistes accrédités au Forum de Sao Paulo l'ont rencontré.

 

Angélica Paredes (Radio Rebelde): Qu'a signifié pour la gauche régionale le fait que le Forum de Sao Paulo ait justement lieu à Caracas, alors que toute la région est dans une situation très difficile ?

 

Jorge Arreaza : Je crois que ça a été une décision sage, qui a été prise l'année dernière, au cours du XXIV° Forum, à Cuba, de déplacer la rencontre de cette année au Venezuela. Déjà l'année dernière, le plan de coup d'Etat de l'opposition vénézuélienne – de l'impérialisme nord-américain - avait été mis en marche en ne présentant pas de candidats aux élections présentielles (on pouvait prévoir qu'ils allaient le faire), en ne reconnaissant pas les résultats...

 

« Nous savions que des temps difficiles allaient venir cette année pour al Révolution après le 10 janvier, qu'ils n'allaient pas reconnaître le Gouvernement. Et heureusement, on a pris cette décision, j'insiste, sage, pertinente, bonne, que la gauche mondiale défende le bastion le plus attaqué, le plus agressé.

 

« Comme le disaient hier des camarades chiliens, le Venezuela est devenu à ce moment-là une ligne de partage des eaux : la gauche est ou n'est pas avec les révolutions, avec les peuples, avec les processus véritablement transformateurs et ceux qui devaient y être étaient ici, au Venezuela.

 

« Mais nous avons aussi envoyé un message à cette autre gauche, souvent trompée par tant de bombardement médiatique, tant d'informations fausses déformées : qu'ils voient qui nous attaque, avec quelle férocité ils nous attaquent, qui ils sont et si vous avez une carte des acteurs claire, si vous êtes de gauche,vous saurez qui il faut défendre et qui il faut soutenir. »

 

Héctor Martínez (SITVC): Quelle importance a le fait que la clôture du Forum coïncide avec l'anniversaire du Commandant Hugo Chávez?

 

Jorge Arreaza : « Imaginez. Le Commandant Chávez est une référence pour les révolutions et pour la gauche mondiale il a même eu l'audace de vouloir convoquer une Cinquième Internationale pour sauver le Socialisme, à partir de son essence pure et pour le réadapter à ces temps historiques et pour son 65° anniversaire... Bon, pour le peuple vénézuélien, c'est le jour du bonheur, du privilège de l'avoir eu, pour le peuple cubain aussi, pour les peuples de Notre Amérique, nous avons eu le Commandant Chávez et nous continuons de l'avoir et que cela coïncide avec ce mouvement fort de la gauche grâce au Forum de Sao Paulo, c'est, je crois, le plus beau cadeau que nous pouvions faire au peuple vénézuélien, aux peuples du monde et à l'esprit du Commandant Chávez. »

 

Arleen Rodríguez (Cubadebate): C'est à dire, ce n'est pas un hasard, c'est une cause...

 

« C'est une cause et je suis sûr que les organisateurs du Forum de Sao Paulo l'ont également vu ainsi parce que, en plus, regardez comme c'est bien, il a commencé le 24, qui est l'anniversaire du Libérateur Simón Bolívar, 236 ans, et il s'achève le jour du 65° anniversaire de la naissance du rédempteur des humbles de ces peuples qu'est le Commandant Hugo Chávez. »

 

Arleen Rodríguez: Une question sur l'agressivité du Gouvernement Trump est inévitable. Tous les jours, nous nous éveillons à Cuba et au Venezuela avec une nouvelle sanction, une nouvelle menace. Comment le Gouvernement et le peuple vénézuélien font-ils face à cela ?

 

Jorge Arreaza : C'est une agression extraordinaire, qui, en plus, viole tous les principes du Droit International, des relations civilisées entre les peuples, absolument inappropriée, sauvage, pourrions-nous dire.

 

« tous les jours, il y a une décision, une déclaration ou une menace et des actions concrètes pour porter préjudice au Venezuela. Cette année, en premier lieu contre notre soeur Cuba mais après aussi en la reliant au Venezuela parce qu'en plus, ils se rendent compte que c'est le grand projet, c'est l'unité, c'est l'ALBA et au-delà de l'ALBA, l'unité des peuples de Notre Amérique,le projet d'origine, la Grand ePatrie que nous sommes en train de construire. Mais bien, nous, chacune de ces sanctions nous fortifie, chacune de ces mesures illégales va nous renforcer, va nous obliger moralement à chercher des possibilités, des issues propres, créatives, à l'agression impérialiste. Ils ne connaissent pas, ils n'ont pas conscience du caractère libertaire et rebelle de nos peuples et au plus ils nous agressent, au plus ils nous donnent de combustible pour nous projeter non seulement pour nous défendre mais pour passer à une offensive définitive et à une victoire finale. »

 

Yaima Puig (Présidence): que signifie la présence la présence du Président cubain ici aujourd'hui ?

 

Jorge Arreaza : C'est un honneur, un privilège, que cette génération de dirigeants cubains célèbrent l'anniversaire du Commandant Chávez.  

 

J'insiste : Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la Bolivie sont des lignes de partage des eaux. Comme disaient nos camarades du Parti Communiste espagnol, ici, il y a une ligne rouge. Celui qui ne nous soutient pas, celui qui n'a pas soutenu Cuba pendant ces décennies, celui qui ne soutient pas aujourd'hui le Venezuela et Cuba, celui qui ne soutient pas le Nicaragua, demande-toi s'il est vraiment de gauche ou s'il n'est pas de gauche. Fais ton autocritique parce que les révolutions et l'anti-impérialisme sont semés ici, clairement et remarquablement pour que le peuple les défende. »

 

Angélica Paredes: Le Gouvernement de Nicolás Maduro est composé d'hommes et de femmes d'expérience mais aussi de jeunes comme vous. Que représente le fait de se lever tous les matins et de sentir sur ses épaules le poids de diriger le destin d'un pays qui a été parqué par l'empreinte d'Hugo Chávez?

 

Jorge Arreaza : « Effectivement, mais ce n'est pas une charge, c'est plutôt une immense responsabilité parce que nous savons que le destin des peuples se décide beaucoup ici – de Notre Amérique d'abord, parce qu'il n'y a de véritables révolutions que dans Notre Amérique – mais par conséquent aussi le destin des peuples du sud et c'est une très grande responsabilité.

 

« Je crois, en outre, que ça revient en particulier au président Maduro... Imaginez-vous ce que c'est qu'essayer d'occuper l'espace qui a été occupé par un géant de la taille d'Hugo Chávez au pied levé. Ici, ça n'a pas été comme à Cuba où il y a eu une transition ordonnée, pensée, ici, c'est arrivé subitement. Mais il a été là, avec une fermeté, avec un courage... Et si le président Maduro peut, nous sommes tous obligés de pouvoir et celui qui faiblit, celui qui a des doutes, il vaut mieux qu'il se retire, qu'il quitte le navire. Nous ne voulons plus voir de traîtres. »

 

Arleen Rodríguez: La différence avec Cuba, c'est qu'alors que les partisans de Batista et les traîtres ont fui, vous avez dû diriger le pays avec eux à l'intérieur qui faisaient, au nom d'une Assemblée Nationale dans l'illégalité, une loi pour littéralement favoriser une invasion.

 

Jorge Arreaza : « La réintégration physique du Venezuela au Traité Inter-américain d’Assistance Réciproque (TIAR) est, en plus, un instrument vétuste, impérialiste, hors sujet en ce moment et cependant, imaginez-vous, ce qui est peut-être intéressant, c'est l'insistance de la Révolution Bolivarienne à dialoguer, du président Maduro, à dialoguer. Ils essaient de fair eun ocup d'Etat permanent contre nous,tous les jours, ils nous agressent, ils nous menacentd'une invasion, ils nous bloquent, ils sous assiègent, ils nous rendent la vie en société difficile et cependant, nous sommes là, assis avec eux et quand je dis avec eux, je veux dire avec le Gouvernement Trump. »

 

« A Oslo, à La Barbade, et s'il faut aller, je ne sais pas, sur la lune,comme disait le Commandant Chávez, si pour le peuple vénézuélien, pour sa paix, pour sa tranquillité, il faut descendre au centre de la terre et aller rencontrer dans la cinquième poêle, Satan en personne, nous devrons le faire pour procurer la paix au Venezuela.

 

« Nous, nous parions sur le dialogue et puisse-t-il y avoir une rectification des acteurs de la droite vénézuélienne et du Gouvernement Trump. Qu'ils apprennent à nous respecter. Ils ont pensé que cette route était une route plate de 100 mètres et que Maduro n'y arriverait pas et tomberait au bout de 50 mètres. Mais non, c'est un marathon de longue durée et le président Maduro a fait une échappée et nous avons de grandes chances de gagner. »

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol : 

http://www.cubadebate.cu/especiales/2019/07/29/jorge-arreaza-por-la-paz-del-pueblo-venezolano-bajariamos-al-infierno-a-hablar-con-satanas/#.XT_oxS3pMRE

URL de cet article : 

http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/08/venezuela-pour-la-paix-du-venezuela-nous-irions-en-enfer-parler-avec-satan.html