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Argentine : L'envoyé de Trump se trompe de pays 

11 Décembre 2019, 18:15pm

Publié par Bolivar Infos

 

Par Carlos Aznárez

Il fallait être «Clarín», le journal complice de la dictature de 76 et éternel déstabilisateur de tout Gouvernement souverain pour parler de « l'indignation » du fonctionnaire étasunien Mauricio Claver-Carone à cause de la présence du ministre de la Communication de la République Bolivarienne du Venezuela, Jorge Rodríguez, et de l'ex-président de la Révolution citoyenne d'Equateur, Rafael Correa. Tous 2 avaient été invités par le nouveau président Alberto Fernández à assister à son investiture et cela a énervé l'envoyé de Trump, l'arrogant Claver-Carone qui a certainement cru qu'il était arrivé dans une des si nombreuses colonies ou chez un des si nombreux Gouvernements soumis (comme ceux du Groupe de Lima) qui rendent encore hommage à l'empire. Mais non, Argentine, ce n'est pas ça, monsieur Trump, pour le soulagement et le bonheur de notre peuple, votre sujet Mauricio Macri ne gouverne plus. C'est pourquoi votre attitude méprisante est déplacée et il a bien fait de partir avant la fin parce que, comme les Bolivariens disent toujours à propos de ce Venezuela que vous voudriez envahir, nous le disons, nous, à présent : « ce pays doit être respecté. »

 

Mais voyons qui est ce personnage qui a fait fi du protocole diplomatique par son attitude plus que déplacée.Tellement, qu'il a été l'un de ceux qui n'ont pas hésité à manifester leur mépris pour l'attitude un peu plus souple que le Gouvernement de Barak Obama avait adoptée.

 

Avocat de profession, né à Miami et est étroitement lié aux « gusanos » anti-cubains, Claver-Carone a défendu les intérêts de multinationales, a été directeur exécutif par intérim des Etats-Unis devant le Fonds Monétaire International. Actuellement, il est directeur du Conseil National de Sécurité des Etats-Unis pour les Affaires de l'Hémisphère Occidental.

 

Il a toujours été tellement extrémiste dans sa haine envers le Gouvernement révolutionnaire cubain qu'il en est arrivé à déclarer à la presse de Miami : « Enfin, le dictateur sanguinaire a quitté ce monde, » quand ce grand humaniste rebelle par excellence qu'a été le Commandant Fidel Castro est mort. 

 

Il a été aussi directeur exécutif du comité d'action politique US-Cuba Democracy PAC, un lobby d'extrême-droite qui a pris la relève à Washington de la Fondation Nationale Cubano-américaine et s'est opposé aux lois qui auraient pu « financer la machinerie répressive » de ce qu'il appelle « la dictature cubaine. »

 

A cause de tous ces antécédents, il est logique que le provocateur envoyé par Trump ait voulu partir rapidement puisqu'il ne pouvait pas supporter de partager le même espace que des patriotes comme Rodríguez et Correa parce qu'il aurait couru le risque d'être contaminé » par un gauchisme qui fait horreur à ses chefs étasuniens.

 

En fuyant, furieux et consterné, Claver-Carone a suspendu la réunion qu'il avait prévue avec le chancelier Felipe Solá, en croyant qu'avec ce claquement de porte, il pourrait faire peur au nouveau gouvernement. Mais ça n'a pas été la seule trace qu'a laissé son départ puisqu'auparavant, il avait fourré son nez où il ne devait pas en rencontrant une envoyée du président autoproclamé Juan Guaidó qui voulait mais n'a pas pu être « ambassadrice » en Argentine. 

 

Il faut rappeler que le Gouvernement qui réside à Washington avait manifesté un sérieux mécontentement à cause du comportement solidaire d'Alberto Fernández envers le président bolivien Evo Morales quand il l'a aidé à quitter son pays pour éviter que le fascisme (à présent dans le Gouvernement de fait) cherche à l'assassiner. Cela n'était pas « prévu » dans l'agenda de Trump qui avait pronostiqué « de bonnes relations » avec le nouveauGouvernement argentin mais son arrogance et son attitude d'ingérence ont été plus fortes que toute tentative de séduction » ou de « cooptation. » Maintenant que Claver-Carone a donné des coups de pied dans l'échiquier après avoir consulté auparavant le millionnaire suprémaciste, tous 2 ont cherché à démontrer qu'ils se sentent offensés parce que ce qu'ils croyaient être une république bananière est devenue sous leurs yeux, soudain une République qui n'est pas prête à ce qu'on lui impose une soumission.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2019/12/10/argentina-el-enviado-de-trump-se-equivoco-de-pais/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2019/12/argentine-l-envoye-de-trump-se-trompe-de-pays.html