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Mexique : AMLO et l'attentat contre le secrétaire à la Sécurité de Mexico le secrétaire à la Sécurité de Mexico

29 Juin 2020, 15:41pm

Publié par Bolivar Infos

 

Eduardo Ibarra Aguirre

Le message diffusé par le président Andrés Manuel sur les réseaux sociaux est extrêmement clair : « Nous n'allons pas nous laisser intimider » et nous n'allons pas conclure d'accords avec la délinquance organisée « comme avant » à cause de l'impressionnant attentat qui a été commis contre le secrétaire à la Sécurité des Citoyens de a Ville de Mexico, Omar García Harfuch, vendredi 26 à Lomas de Chapultepec, une zone résidentielle exclusive de a capitale, qui a coûté la vie à 2 de ses courageux gardes du corps et à la jeune cuisinière Gabriela Gómez.

 

Tout de suite après, López Obrador note : « Nous, nous n'allons déclarer la guerre à personne, nous n'allons pas utiliser ces forfanteries, nous n'allons as non plus violer les Droits de l'Homme et les massacres ne vont pas être permis mais nous allons agir et éviter que ces attentats soient commis » comme c'est arrivé, j'ajoute, un jour oui et un jour autre aussi, avec Felipe Calderón (2006-12) et Enrique Peña (2012-18).

 

Dans son message, il souligne que maintenant, il y a « une frontière, une limite, une ligne bien tracée, l'autorité est une chose et une autre la délinquance. Espérons que cela soit compris ! » Il 'a fait sans utiliser l'attirail du pouvoir, le « message à la nation, » « la chaîne nationale, » la production télévisée, les menaces envers les auteurs intellectuels, « l'investigation jusqu'à ses ultimes conséquences, » le « qui que ce soit qui tombe, » dont des millions de Mexicains se moquaient en privé.

 

Tout aussi simplement, AMLO reconnaît ce qu'aucun président n'avait osé dire à ses concitoyens : « Et nous avons peur parce que nous sommes des êtres humains mais il y a une différence importante : nous ne sommes pas lâches. Alors, nous allons avancer pour pouvoir atteindre la paix, la tranquillité et la justice, la rectitude, en nous appelant tous à bien nous porter pour réussir à créer une société meilleure. »

 

Le déjà habituel « portons-nous bien » qu'Obrador a dit pour la première fois dans une conférence matinale à l'envoyé de Proceso, la direction de l'hebdomadaire qui a fini en entreprise privée des Scherer Ibarra alors qu'il était né d'une souscription publique à laquelle j'avais participé, l'avait considéré comme « une grave menace envers la liberté d'expression. » Aujourd’hui, presque personne n'ose le répéter.

 

Mais on ose caricaturer la politique de sécurité avec des phrases et des consignes réelles mais sorties de leur contexte comme « des accolades et pas des tirs de balles, » la souffrance des mères et des grand-mères causée par les tueurs à gages emprisonnés au point où une spécialiste affirme qu'AMLO ne court pas de risques pour son intégrité physique « car il ne combat pasle trafic de drogues. » Et tout cela parce que le docteur pourrait perdre son assurance médicale comme 20 000 enseignants, chercheurs et bureaucrates de l'Université Nationale.

 

Ainsi, les sarcasmes et les plaisanteries dues à la reconnaissance par Obrador de ce qui est élémentaire mais que la sous-culture autoritaire et machiste interdit de reconnaître sont prévisibles. Une peur qui n'empêche pas le Gouvernement d'AMLO de disputer au crime organisé sa base de jeunes en leur proposant des programmes bien centrés, en frappant les cartels au porte-monnaie – ce qui n'avait jamais été fait – avec le travail de l'Unité de Renseignement Financier que dirige Santiago Nieto et les enquêtes du Ministère pUblic de la République autonome que dirige Alejandro Gertz, des fonctionnaires qui doivent être de super-citoyens. Comme l'a été le fils de Javier García Paniagua, ex-président du PRI en 1981, et petit-fils de Marcelino García Barragán, secrétaire à la Défense (1964-70).

 

Et un travail plus gros et plus efficace de renseignement qui a permis l'arrestation de 18 participants à l'attentat contre Omar García et à l'Armée d'empêcher l'explosion d'explosifs artisanaux dans la raffinerie de Salamanca, Guanajuato, aux mains du cartel de Santa Rosa de Lima et de son chef très frappé mais agressif et désespéré José Antonio Yépez, à cause des sévères coups qui ont été portés à sa structure financière et à sa structure de commandement.

 

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/06/28/mexico-atentado-a-omar-garcia-y-mensaje-de-amlo/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/06/mexique-amlo-et-l-attentat-contre-le-secretaire-a-la-securite-de-mexico-le-secretaire-a-la-securite-de-mexico.html