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Venezuela : Abstention, droits de l’homme et coronavirus

21 Septembre 2020, 17:07pm

Publié par Bolivar Infos

Coup d’œil sur la semaine du 13 au 19 septembre 2020

Par Jesús A. Rondón

Nous achevons 7 jours de quarantaine radicale pendant laquelle seuls les secteurs essentiels de l’économie avaient le droit de fonctionner mais la dynamique politique ne s’arrête pas et à cette occasion, nous allons évoquer ce qui concerne la participation des électeurs aux élections législatives et la difficulté d’en avoir une idée claire pour les prochaines élections. Nous commenterons également avec un regard critique les résultats préliminaires d’un rapport sur les droits de l’homme au Venezuela réalisé par une mission des Nations Unies et nous terminerons par le court récit d’un cas de coronavirus et la synthèse des indicateurs de cette semaine.

 

L’abstention aux élections législatives

 

Pendant ces 20 années de révolution bolivarienne, beaucoup de choses ont été réduites à néant parmi lesquelles la crédibilité des rapports publiés par les instituts de sondages. Les entreprises privées qui font des enquêtes sur des choses importantes dans l’opinion publique ont fini par se mettre d’un côté ou de l’autre des opinions politiques. Leurs rapports semblent coïncider avec les attentes d’opinions favorables que ce soit du chavisme ou de l’opposition (selon qui est le client) ce qui amène à les remettre en question.   Peu importe la rigueur méthodologique en ce moment pour le public car il comprend que les rapports cherchent à légitimer le discours d’un acteur politique précis. Telle a été l’implication des instituts de sondages dans la politique que le fait que 2 hauts membres des firmes les plus importantes soient des membres actifs des 2 groupes politiques, attire l’attention. Luis Vicente León, de Datanálisis, est en effet député du groupe d’opposition à la révolution bolivairenne à l’Assemblée Nationale et Oscar Shemel, député à  à l’Assemblée Nationale Constituante.

 

Cela ne signifie pas que le travail scientifique ait cessé d’être fait mais que ce qui se publie, comme dans le monde entier, est ce que celui qui paie le sondage a décidé de rendre public.

 

Concernant les élections législatives du mois de décembre prochain, de nombreux scénarios sont possibles et les rapports des instituts de sondages les présentent mais   étant donné ce que nous venons de dire, il est nécessaire de revenir brièvement sur la participation électorale aux élections législatives pendant ces 20 dernières années. En l’an 2000, il y a eu des élections destinées à rendre leur légitimité aux pouvoirs,  suite à l’approbation d’une nouvelle Constitution. La participation y a été de 56, 05 % et la plupart des députés élus étaient chavistes. 5 ans plus tard, l’opposition n’a pas présenté de candidats et le chavisme a obtenu otus les sièges avec une participation de 25 % du corps électoral. En 2010, le chavisme a dépassé l’opposition et a obtenu à nouveau la majorité au Parlement. A cette. Occasion, la participation a été de 66,45 %. Aux dernières élections, en 2015, la participation a été de 74,17 % et l’opposition a obtenu une victoire inattendue et la majorité au Parlement.

 

Comme nous le voyons, chaque élection, pendant ces 20 denrières années, s’est déroulé dans un contexte très particulier, ce qui ne permet pas de prévoir, comme dans d’autres systèmes politiques.

 

C eci dit, que savons-nosu sur la participation aux prochaines élections? En principe, on estime que la participation va être affectée essentiellement par les dispositions de l’opposition. La situation actuelle n’est identique à aucune des situations dans lesquelles ont eu lieu les électiosn précédentes. Elle se caractérise par une division de l’opposition dont un secteur participera alors que cleui que dirige Juan Guaido s’y refuse. On s’attendrait que ceux qui suivent Juan Guaido n’aillent pas voter mais une grande partie de ce groupe est déçu car les voies proposées par celui-ci et ses promesses n’ont pas conduit à une situation cohérente, ce qui peut éventuellement ouvrir la voie à ce qu’ils écoutent un message différent venu de l’opposition au chavisme qui ocnsidère la voie des élections comme une partie du chemin à suivfre pour obtenir une nouvelle majorité ou au moins pour en pas perdre son importance politique.

 

Pour le chavisme, la machine électorale est prête et il est prêt à mobiliser sa base électorale, ce qui n’est pas une tâche vraiment simple cat les effets de la situation économqiue sur lapopulation sont un obstacle à la participation aux élections. Comme nosu l’avons déjà noté, le Grand Pôle Patriotique, aujourd’hui, est moins fort à cause de la décision d’un groupe d’orgnaisations politiques révolutionnaires de former l’Alliance Populaire Révolutionnaire  comme alternative au Parti  Socialiste Uni du Venezuela pour ces élections mais en revendiquant cependant les principes de la révolution bolivarienne.

 

Il reste encore 2 mois et pendant ceux-ci, nous assisterons certainement à des événements importants qui décideront de la participation aux prochaines élections.

 

Les droits de l’homme comme arme de discrédit

 

Dans la stratégie mise en place pour discréditer la révolution bolivarienne, cette semaine, les résultats préliminaires d’un rapport de la « mission de détermination des faits sur les violations des droits de l’homme au Venezuela depuis 2014” des Nations Unies ont été rendus publics. Cette publication a été faite au moment où le secrétaire d’Etat des Etats-Unis Mike Pompeo réalise un périple dans le sud de Notre Amérique qui comprend 2 de nos voisins: le Guyana et le Brésil.

 

Ce rapport et ses résultats préliminaires  ont un peu plus de 400 pages. Il a été réalisé sans que la mission se soit rendue dans le pays et hors des relations de coopération que le Gouvernement bolivarien a établies avec la haute commissaire des Nations Unies aux  droits de l’homme. Parmi les membres de la mission se trouve un avocat bien connu pour avoir défendu les intérêts de ce qui reste de la dictature de Pinochet au Chili et à présent ocnverti en défenseur des droits de l’homme!

 

Il ne s’agit pas de nier ou non les faits en ce moment mais que ceux-ci sont inclus dans un récit organisé par le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique pour discréditer la révolution bolivarienne, ce qui rend invalides par principe les affirmations qu’on peut trouver dans ce rapport car il est évident qu’elles sont tendancieuses et partiales.

 

Cette information a été un régal pour les entreprises de communication du monde entier qui se contentent de vagues affirmations des membres de la mission et sélectionnent des extraits qui vont dans le sens de leurs intérêts sans faire la moindre investigation journalistique.

 

Les tensions qui existent dans les organisations comme les Nations Unies  pour obtenir un rapport de forces favorable aux intérêts des Etats-Unis concernant le Venezuela ne sont pas nouvelles. Ces manœuvres ne sont pas nouvelles non plus. Ce n’est pas une déclaration de l’organisation mais d’un groupe de travail qui, comme nous l’avons vu, fait un travail contestable.

 

Une histoire de coronavirus

 

Pendant des semaines, j’ai présenté des statistiques sur le comportement épidémiologique du virus dans le pays et j’ai commenté les mesures que met en place le Gouvernement bolivarien. Je ne vous ai pas raconté d’histoire vraie de malade parce que tout simplement, je n’en connaissais pas. Aucun membre de ma famille, aucun collègue de travail, heureusement, n’avait été positif au test, jusqu’à présent.

 

Alors, je me permets de vous raconter brièvement le cas d’un collègue de travail  dont la famille a été contaminée et lui ensuite. Au début, personne ne s’est dirigé vers le système national de santé publique car ils craignaient d’être isolés dans les lieux prévus à cette fin, de sorte qu’ils sont confinés chez eux. Mon collègue qui, au début, ne présentait pas de symptômes, a commencé à en avoir et à avoir peur car les récits les plus terribles qu’il avait entendus lui revenaient à l’esprit. Alors, il a cherché du soutien. Il a commencé par chercher un centre médical public pour se faire soigner et nous avons trouvé des différences entre la réalité et le discours officiel. Je ne noterai que 3 éléments à propos de ce cas : tout d’abord, l’accessibilité des déplacements n’est pas garantie en toute sécurité, deuxièmement, les admissions dans les centres médicaux sont limitées, ce qui oblige les patients à faire le tour de plusieurs centres, troisièmement, une fois admis,  on leur donne peu de médicaments et les familles doivent se procurer à leurs frais  les médicaments qui ne sont pas disponibles là. Nous pouvons aussi témoigner du fait que le personnel médical est épuisé et présente des signes de fatigue mais est engagé dans ce qu’il est convenu d’appeler la première ligne de la lutte contre le coronavirus.

 

Je ne cherche pas en disant cela à discréditer de quelque façon que ce soit ce que notre gouvernement bolivarien propose pour contrôler la pandémie mais à montrer le problème de l’action concrète, ce que signifie surmonter toutes et chacune des limitations pour garantir les soins médicaux adéquats et de qualité.

 

Maintenant, faisons comme d’habitude. La semaine de quarantaine radicale s’achève et nous en commençons une autre pendant laquelle des activités économiques non essentielles seront autorisées. Samedi, les sources officielles ont fait savoir que 65 949 personnes ont été positives aux tests de dépistage, sur lesquelles 84 % sont guéries. Le nombre de morts est de 539, ce qui constitue une augmentation considérable par rapport à la semaine denrière où on n’en comptait que 477.

 

Cette semaine, nous aborderons le « rapport statistique COVID-19 » du centre vénézuélien d’études sur la Chine en date du 18 septembre dans une perspective différente en indiquant qu’aujourd’hui, il indique 2 260,7 cas pour 1 000 000 d’habitants au Venezuela. Le seul pays à avoir un taux plus bas dans la région est l’Uruguay (583,5) et celui qui a le taux le plus haut étant le Brésil (20 970,3).  Concernant les morts, il y en a 18,3 pour 1 000 000 d’habitants au Venezuela, encore une fois dépassé par l’Uruguay qui a le taux le plus bas de la région, en opposition avec le Pérou qui ale taux leplus haut avec 944,6 morts pour 1 000 000 d’habitants. Enfin, le Venezuela a   393,9 cas actifs pour 1 000 000 d’habitants et garde la même proportion que pour les morts.

 

Brèves:

 

Après qu’on ait appris l’arrestation d’un citoyen étasunien fmembre des marins de l’armée yankee et d’un groupe de Vénéuzéliens dnas les environs d’une raffinerie à l’ouest du pays, des porte-parole du Gouvernement étasunien ont nié avoir envoyé du personnel pour des opérations au Venezuela sous leur commandement. C’est à dire, comme d’habitude, ils nient des opératiosn en cours. Le Ministère Public  a annoncé qu’ils seront jugés pour délits de terrorisme.

 

 

Si vous souhaitez commenter ce texte, demander qu’on approfondisse un sujet ou poser tout autre question en rapport avec ce texte, vous pouvez écrire à l’auteur : jesusalbertorondon@gmail.com

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

Jesús A. Rondón

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/09/venezuela-abstention-droits-de-l-homme-et-coronavirus.html