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Venezuela : Le chantage en tant qu’offre

7 Octobre 2020, 17:45pm

Publié par Bolivar Infos

Par Clodovaldo Hernández

 

Pendant 20 ans, la droite vénézuélienne a cherché à arriver au. pouvoir grâce à des pratiques de chantage. en voici 4 exemples :

 

Il n’y aura pas d’essence jusqu’à ce que le pantin soit président.

 

La dernière fois que la contre-révolution a fait appel aux tactiques de chantage, c’est maintenant, avec la pénurie d’essence.

 

L’homme de paille de l’impérialisme, Juan Guaidó, ne préserve même pas les apparences. Cet escroc,  pris en otage, dit que si on lui donne ce qu’il demande, il y aura de l’essence dans les 15 jours. Ce qu’il demande, depuis longtemps, c’est qu’on le fasse président sans élection, seulement parce qu’il est l’enfant gâté  de Donald Trump.

 

Les efforts du Gouvernement pour résoudre la crise sont sabotés de façon ouvertement délictueuse par les Etats-Unis qui agissent comme des pirates sur les mers du monde. Ils interceptent les bateaux en provenance de l’Iran qui viennent au Venezuela, les enlèvent, les emmènent à  Houston et volent leur essence et leur matériel.

 

Tout cela se fait au grand jour, sans masque, en totale impunité. Il n’y a pas de législation internationale  pour s’y opposer. Trump est l’empereur du monde et il agit en tant que tel. Beaucoup de gens se demandent pourquoi Guaidó et sa clique font chanter sans aucune pudeur le reste du pays, sans qu’on les arrête ni qu’on les sanctionne. Car tout semble indiquer qu’il s’agit d’une escroquerie montée sur une autre : si on prend des mesures contre ces gens, l’empire qui se prend pour l’arbitre le prendra comme un casus belli, le prétexte d’une agression armée directe.

 

Des criminels protégés par des criminels

 

La dernière queue : guerre économique et chantage électoral

 

L’opposition a utilisé l’escroquerie et le chantage même comme arme électorale.

 

En 2015, par exemple, les opposants ont participé aux élections législatives en faisant leurs plus gros efforts pour être unis. Mais leur stratégie de campagne était basée là-dessus. Les forces politiques anti chavistes, unies aux secteurs patronaux et à la perverse machinerie des médias mondiaux sous l’égide des Etats-Unis, avait soumis auparavant le peuple vénézuélien à 3 années d’une implacable guerre économique dont les emblèmes ont été les rayons vides et les queues pour acheter le pain ou le papier hygiénique.

 

Quand est arrivée la date des élections, l’électorat était fatigué de tant de pénuries induites et une grande partie de celui-ci a été victime de l’offre trompeuse selon laquelle la queue du jour des élections serait le dernière qu’il aurait à faire.

 

Evidemment, c’était un mensonge, entre autres raisons parce que ces élections étaient destinées à renouveler l’Assemblée Nationale, pas à désigner un nouveau Gouvernement. L’opposition continuerait à être l’opposition et, par conséquent, la liste des calamités qui causeraient des souffrances au peuple n’était pas courte.

 

La grève pétrolière : une menace réalisée

 

Les pratiques de chantage ne sont pas nouvelles dans l’opposition. Elle a commencé à les utiliser dès les premières années. En 2001 et 2002, la vaniteuse méritocratie pétrolière se vantait de pouvoir mettre le Gouvernement à genoux. En décembre 2002, ils ont commencé à réaliser leur menace. Dans les premiers jours, on les a beaucoup vus, ils disaient qu’en une semaine, le commandant Chávez se rendrait face à la supériorité de leurs brillants cerveaux. Voyant que le Gouvernement ne donnait pas de signes de réponse au chantage, ils ont commencé à torturer l’otage, c’est-à-dire l’industrie qu’ils disaient aimer.  Il sont saboté les systèmes informatiques, causé des dégâts au matériel de contrôle des puits, aux raffineries et aux oléoducs.

 

Et dans une attitude ravisseurs sans scrupules poussée à son comble, ils ont placé un réservoir plein d’essence devant Maracaibo et ont fait courir le bruit qu’il pourrait exploser à tout moment « a moins que Chávez ne s’en aille, » disaient les technocrates super intelligents.

 

Vaincus par la force du peuple, ils ont opté pour leur solution de toujours : se faire passer pour des victimes parce qu’on les a licenciés. Pour 0,5% de ce qu’ils ont fait, aux Etats-Unis qu’ils admirent tant, ils seraient allés traîner leur carcasse dans une prison fédérale et ils y seraient encore, peut-être pour  toujours.

 

Guarimbas sans retour

 

En 2017, l’aile pyromane a pris le contrôle de l’opposition et imposé ses pratiques extrémistes. Ils ont monté un funeste appareil de violence financé avec beaucoup d’argent venant de l’intérieur du pays ou de l’étranger auquel participaient des paramilitaires et des délinquants de droit commun et grâce à cette combine sanglante, ont cherché à faire chanter le pays entier : ou vous nous donnez le pouvoir ou nous vous conduisons à la guerre civile.

 

Les otages de cette opération ont été les communautés de la classe moyenne  dans lesquelles prédominent les militants de l’opposition qui ont fini enfermés dans leurs quartiers, dégoûtés de leurs guarimbas fratricides.

 

Le chantage criminel n’a pas donné de résultats. Le peuple (même une partie des opposants) a voté aux élections de l’Assemblée Nationale Constituante et le terrorisme a été vaincu bien qu’il n’ait pas pour autant renoncé à l’outil du chantage.

 

Et ça continue aujourd’hui encore.

 

Source : VTV

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/10/04/venezuela-la-extorsion-como-oferta-politica/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/10/venezuela-le-chantage-en-tant-qu-offre.html