Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Venezuela : Les contradictions de ceux qui hurlent à la fraude

8 Décembre 2020, 18:51pm

Publié par Bolivar Infos

Dès le 19 novembre, le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, a « averti » que les élections législatives organisées par le Conseil National Electoral (CNE) le 6 décembre allaient être « truquées » comme les autres élections depuis 2015 quand le chavisme a perdu l’Assemblée Nationale.

 

Curieusement, le fonctionnaire ne condamne pas les résultat de ces élections qui ont donné la victoire à l’anti chavisme alors que le même système électoral avait été utilisé et que, comme cette fois, ces élections étaient conformes à ce que prévoit la Constitution vénézuélienne.

 

Il ne rejette pas non plus l’attaque terroriste qui, en mars dernier, a détruit la plupart des machines à voter qui se trouvaient là, les presque 50 000 matériels de vote et les 582 ordinateurs utilisés pour les élections.

 

A quelques jours d’élections primaires organisées par l’Etat chilien auxquelles 95% des électeurs se sont abstenus et à quelques semaines de la défaite du président chilien au referendum constitutionnel, le ministre des Affaires Etrangères du Gouvernement de Sebastián Piñera, Andrés Allamand, a affirmé qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections législatives de ce dimanche 6 décembre au Venezuela. Pour eux, l’autorité légitime est le « président par intérim » auto-proclamé Juan Guaidó.

 

Le Pouvoir Législatif chilien a ordonné la suspension temporaire du ministre de l’Intérieur Víctor Pérez après l’approbation d’une accusation constitutionnelle par 80 voix pour, 74 contre et 1 abstention. Cela a provoqué la démission du fonctionnaire le   3 novembre dernier mais fait partie d’une procédure dans laquelle le Sénat devra émettre la sentence définitive qui pourrait lui interdire d’occuper des charges publiques pendant 5 ans.

 

Pérez est désigné comme le responsable politique de la violence policière contre les manifestants lors des protestations qui durent depuis plus d’1 an au Chili. Un jeune a été grièvement blessé en étant jeté d’un pont dans la rivière Mapocho par un carabinier, ce qui fait éclater la crise intentionnelle.

 

La même chose est arrivée avec Lenín Moreno, le président de l’Equateur, dont la chancellerie a fait savoir qu’elle non plus ne reconnaîtrait pas les élections législatives vénézuéliennes mais qui a également dû remplacer son ministre de l’Intérieur. En novembre dernier, le Congrès a destitué María Paula Romo en considérant qu’elle n’a pas respecté ses fonctions pendant les protestations de 2019 considérées par le Gouvernement comme une tentative de coup d’Etat.

 

Romo, censurée et destituée par 104 des 134 députés, a été dénoncée pour usage de bombes lacrymogènes périmées pour disperser les manifestants qui s’opposaient à la hausse du prix des combustibles décrétée par Moreno au milieu d’une escalade de mesures néo-libérales. Les protestations d’octobre 2019 ont fait 14 morts et plus de 1000 blessés.

 

« L’ Equateur a constamment exprimé son ferme rejet et son inquiétude à cause de la détérioration permanente de la crise vénézuélienne dans ses multiples dimensions et du non respect des droits fondamentaux dans ce pays imputable aux autorités du régime Nicolás Maduro, » dit le Gouvernement de Moreno dans son communiqué contre le Venezuela.

 

Alors que Moreno déclare dans ce communiqué qu’il considère comme viable pour le Venezuela une « transition politique pacifique et démocratique » et rejette les élections, considérant que leur organisation ne respecte pas les principes de transparence et de contrôle, dans son pays, le droit à participer à des élections pour désigner le nouveau chef de l’Etat, prévues pour le 7 février prochain, n’est pas garanti.

 

A ces élections se sont présentés 16 candidats à la présidence dont 15 bénéficient de la mention « définitif » alors que le binôme composé par Andrés Arauz et Carlos Rabascall, de l’alliance « Union pour l’Espoir » (UNES) ne bénéficie que de la mention « qualifié. »

 

Cette alliance, soutenue par l’ex-président  Rafael Correa, a demandé des mesures préventives pour que le Comité du Pacte des Droits Civils et Politiques de l’ONU  demande au Gouvernement équatorien de l’inscrire définitivement.

 

Ils dénoncent le fait que le Tribunal de Contentieux Electoral (TCE) de l’Equateur « n’a pas respecté tous les délais établis dans les règles pour émettre ses sentences » et a violé des droits garantis par le Pacte International parmi lesquels les droits à l’indépendance judiciaire, à la liberté d’expression, à la liberté de manifester pacifiquement, de participer à la vie politique en tant que candidat et en tant que citoyen et a exercé une discrimination systématique à cause des opinions politiques.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2020/12/07/venezuela-contradicciones-e-inconsistencias-de-los-paises-que-cantan-fraude/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/12/venezuela-les-contradictions-de-ceux-qui-hurlent-a-la-fraude.html