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Venezuela : 8 années qui semblent en être 100

19 Avril 2021, 17:49pm

Publié par Bolivar Infos

Par Carola Chávez

 

Il y a presque 8 ans que nous avons éprouvé la plus grande tristesse. Nous avons dû ravaler nos larmes et faire la campagne présidentielle quelques mois seulement après la Campagne Parfaite. Nous sommes partis avec les sentiments à vif, vers une très haute montagne qui, si nous ne l’escaladions pas, deviendrait un abîme. Nous sommes partis en campagne avec Nicolás.

 

Nous sommes joyeux. Nous le sommes, nous l'avons été mais alors, il était difficile de sourire sans qu'une larme apparaisse. Nous ne savions pas faire campagne en retenant nos larmes coincées comme un nœud dans notre gorge mais nous l'avons fait. Chávez l'aurait fait... Chávez l'avait fait... 

 

« Notre Commandant ne mourra jamais, ce sentiment vivra toujours, » chantait Omar Acedo dans des hauts-parleurs que nos avions placés sur le croiseur Guacuco. Là, nous avons trouvé des camarades avec nos drapeaux, avec notre boule dans le cœur, avec notre totale détermination, comme la pleine lune. Dans ce coin de rue, nous nous sommes données l'accolade, nous nous sommes obligés à sourire et sans faire d'histoires, au bout d'un certain temps, nous avons chanté et sauté au son de “Chávez cœur du peuple”, la chanson de campagne qui est devenu l'hymne du chavisme.

 

C'est que Chávez nous a dit : « le camarade Nicolás Maduro, un révolutionnaire à part entière, un homme de grande expérience malgré sa jeunesse, qui se consacre beaucoup au travail, qui a une grande capacité de travail, dans la direction de groupes, dans la gestion des situations les plus difficiles, je l'ai vu, nous l'avons vu... Mon opinion ferme, pleine comme la lune, irrévocable, absolue, totale, est que – au cas où la situation exigerait à organiser comme le demande la Constitution de nouvelles élections présidentielles – vous élisiez Nicolás Maduro président de la République Bolivarienne du Venezuela. Je vous le demande du fond du coeur. » Il ne nous a jamais menti.

 

Ainsi, le cœur sur la main, nous avons fait la campagne la plus douloureuse de toutes. Nous avons vu les yeux des camarades et en eux, nous avons reconnu notre propre douleur. Toujours de la douleur, jamais de la peur. Et nous avons vaincu, nous avons même vaincu la tristesse qui nous paralysait et nous avons élu Nicolás Maduro qui a vaincu le triple vaincu qui nous avait dit en souriant de façon sadique, que personne ne nous rendrait Chávez. Vaincu par le chavisme encore une fois. Et Chávez était là, Oui, camarade !...

 

« Ceux qui voulaient profiter de la situation pour nous diviser n'ont pas manqué. » la campagne anti-chaviste a eu son slogan dès le début : “Maduro n'est pas Chávez !” Nicolás n'avait pas encore été élu que les attaques ont été brutales et n'ont jamais cessé depuis. Chaque attaque contre lui était un tir nourri contre le peuple chaviste, contre tout le peuple. Pas une seconde d'accalmie ne nous a été accordée. Et la slogan divisionniste “Maduro n'est pas Chávez !” pleuvait toujours. « Si Chávez était vivant, il n'y aurait pas ceci mais cela » et un lamento qui arrosait les semences de mécontentement. Alors Chávez n'était pas Chávez mais un ”Chavito” sur lequel on pleurnichait. Ce n'était pas lui mais un homme sans défauts, un Chávez à la mesure de l'oeil de celui qui voulait rendre Maduro responsable de n'importe quoi.

 

Tout cela pendant que l'ennemi déchargeait sa colère noire, dansait la salsa, le Sortie, Lorenzo en guerre, les accapareurs avec Lorenzo, les corporations médiatiques mondiales envenimant tout ce que le chavisme oignait et y nada les olía más a chavismo que el presidente Nicolás Maduro, el primer presidente chavista.

 

Et allez, les guarimbas ont été si violentes qu'elles nous ont conduits au bord d'une guerre civile qui n'a pas abouti parce que nous avons su résister et parce que Nicolás a su la freiner. Oh, eh, oh, eh oh, La constituante avance ! Et le dimanche, nous avons voté er le lundi, nous avons eu un beau réveil comme disait Diosdado…

 

Diosdado, le soldat loyal, la cible d'une autre campagne qui est la même parce que Maduro n'était pas Chávez mais que Diosdado ne l'était pas non plus, parce que si Diosdado l'avait été, il aurait fait un tas de choses que Diosdado lui-même n'auraient jamais faites. J'insiste : « Ceux qui voulaient profiter de la situation pour nous diviser n'ont pas manqué » et Diosdado est devenu la cible favorite du divisionnisme et ceux qui osnt tombés dans ce piège n'ont pas manqué en croyant qu'il faisait une faveur au chavisme ou une faveur à Diosdado qui ne les remercie pas parce qu'il n'est pas un traître et qu'il n'a jamais manqué à la parole de Chávez et que la parole de Chávez est « Unité, unité, unité. »

 

Et comme ils voyaient qu'il résistait, ils ont cherché un autre éléphant : l'asphyxie des sanctions. Et nous avons cherchés des moyens pour respirer et nous avons respiré avec les CLAP et avec le Carnet de la Patrie, avec des angles magistraux de Nicolas face à la guerre. Et Chávez l'avait déjà dit, Nicolas est un homme « qui a une grande capacité de travail, dans la conduite de groupes, dans la gestion des situations le splus difficiles. Je l'ai vu, nous l'avons vu... » Nous l'avons vu pendant ces 8 années tellement difficiles qu'elles emblent avoir été cent.

 

En affrontant l'Empire le plus sanguinaire de l'histoire, le plus puissant, dans son époque la plus dangereuse, au moment de sa pire décadence, avec sa tête mise à prix, 1 000 000 d'aventures mercenaires avec son nom comme objectif. Nicolas et son équipe, notre équipe chaviste, sont toujours debout et respectent le mandat de Chávez sans hésiter, comme l'aurait fait Chávez, celui qui a sorti un crucifix, celui qui jamais n'a cherché la vengeance mais la paix et la compréhension, celui qui nous a appris à laisser mijoter sans sa sauce, celui qui n'a jamais abandonné le peuple, celui aussi qui se déplaçait dans une camionnette entourée de gardes du corps parce qu'il était l'objet d'une condamnation à mort qui finalement a été exécutée.

 

Cela a été les 8 années lesplus difficiles du monde. Difficiles et douloureuses mais cela a été 8 années de conviction, de dignité et de poyauté. 8 années de tellement de choses, de tellement de batailles, de tellement de luttes, de tellement d'angoisses, de tellement de victoires, de petites victoires quotidiennes qui s'ajoutent à la grande victoire de continuer à vivre en paix. 8 ans de finesse politique, de conscience du moment historique, de courage avec des nerfs d'acier, de responsabilité, de patience stratégique, de stratégies brillantes, de glorieuses esquives qui confirmaient que Chávez, plein comme la lune, cette fois non plus ne s'était pas trompé.

 

Nous vaincrons !

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/04/17/venezuela-ocho-anos-que-parecen-cien/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/04/venezuela-8-annees-qui-semblent-en-etre-100.html