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Venezuela: Succès du voyage de la délégation parlementaire à Bruxelles

17 Avril 2021, 17:11pm

Publié par Bolivar Infos

Par Geraldina Colotti

 

L'extrême-droite vénézuélienne hurle et met tout sens dessus dessous à cause du voyage à Bruxelles d'une délégation parlementaire de la République Bolivarienne du Venezuela comprenant la vice-présidente de l'Assemblée Nationale Iris Varela, la députée Desirée Santos Amaral et son collègue Pedro Carreño. Cette délégation a rencontré plusieurs institutions et le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.

 

Une visite qui a rendu fou le député européen d'extrême-droite Leopoldo López Gil qui anime les groupes d'intérêts contre le socialisme depuis l'Espagne. Les députés européens qui s'opposent à la Révolution Bolivarienne s'agitent comme des diables dans un bénitier, a écrit Iris Varela sur Twitter : « Le laquais Leopoldo López (père) essaie de contrecarrer un ordre du jour fructueux que nous avons réalisé ici à Bruxelles. »

 

En effet, López et ses complices ont fait bouger tous leurs piosn pour éviter que la délégation vénézuélienne ne soit reçue mais en vain. La dernière ronde de « sanctions » imposées par l'Union Européenne toujours soumise aux Etats-Unis a sapé encore plus le droit de nombreux députés du Venezuela de pouvoir soutenir les positions de leur pays dans des organismes internationaux et maintenant, la droite aimerait que cela frappe aussi Iris Varela. Pourquoi, me demandai-je, après les sanctions des Etats-Unis et du Canada n'a-t-elle pas encore été frappée par celles de l'Union Européenne ?

 

Pour les putschistes vénézuéliens, Iris Varela, figure historique du chavisme, reconnue comme une dirigeante du peuple aussi bien qu'en tant que femme, est l'une des principales opposantes à battre. Elle était dans la rue contre le coup d'Etat de 2002 (organisé par les mêmes individus qui ont continué à conspirer contre le pays) et elle a aussi pris part à la « bataille des ponts » de 2019, quand la bande de López et Guaidó a tenté d'envahir le Venezuela sous prétexte de faire passer de « l'aide humanitaire » de Colombie.

 

Récemment, dans une émission de télévision, elle a agité une paire de menottes en disant qu'elle était prête à les passer à l'autoproclamé aussi bien pour la subversion à laquelle il s'est prêté que parce qu'il est au centre d'un gigantesque réseau de corruption et de vol d'argent public. Un nouveau chapitre de cette colossale escroquerie internationale commise contre le peuple vénézuélien a été illustré par le président du Parlement, Jorge Rodríguez.

 

Sur les vidéos et les enregistrements audio qu'il a révélés dans le cadre de l'enquête parlementaire en cours et de celles engagées par la Justice, on voit une fois de plus l'ampleur de ce négoce et ses principaux bénéficiaires. Ce s'ont des centaines de millions de dollars remis par les Etats-Unis et ses agences pour « rétablir la démocratie au Venezuela » que la bande de Guaidó et ses alliés ont allègrement partagés avec de plus en plus de cupidité.

 

Par exemple, a expliqué Rodríguez, on a payé 1 900 000 $ pour les dépenses de bouche de l'autoproclamé et 23 500 000 $ pour la « défense de la démocratie, » c'est à direpour déstabiliser le pays grâce à des mercenaires, des sabotages, des coups d'Etat et des campagnes médiatiques. La commission parlementaire spéciale présidée par le député de droite modérée José Brito enquête aussi sur le vol des ressources bloquées par le Bureau de Contrôle des Actifs Etrangers des Etats-Unis (OFAC), objet de la dénonciation de Rodríguez.

 

Presque une centaine de personnes sont concernées par cette enquête. Le président du Parlement a aussi parlé d'une interception au cours de laquelle la bande d'extrême-droite a négocié après avoir reçu une prébende lucrative (13 000 000 de $) la médiation du secrétaire général de l'OEA, Luis Almagro. L'idée est, évidemment, de donner une réalité à une espèce d'Etat dans l'Etat en impliquant des entreprises et des institutions poussées par des intérêts supranationaux.

 

La bande de autoproclamé a refusé plusieurs fois de libérer l'argent saisi dans les banques européennes des pays qui reconnaissent son Gouvernement virtuel, de l'argent que le Gouvernement Bolivarien souhaite destiner à l'achat de médicaments et de vaccins par l'intermédiaire de l'ONU. Pendant ce temps, grâce à sa « diplomatie de paix » qui agit au niveau international et aux mécanismes de la Loi anti-blocus, le Venezuela a réussi à payer la moitié du prix d'un grand lot de vaccins au mécanisme COVAX. Dans cette situation, le énième appel à manifester contre le Gouvernement Maduro pour avoir « plus de vaccins, » lancé par Guaidó et ses complices pour ce samedi 17 avril et repris effrontément par les médias internationaux est encore plus grotesque.

 

Des données et des dénonciations que la mission parlementaire dirigée par Varela a exposées aux organismes internationaux qu'elle a invités à se rendre au Venezuela pour les élections des gouverneurs et des maires qui auront lieu cette année et dont la date n'est pas encore fixée. Cette fois, a déclaré Varela, une représentation du Parlement Européen se rendra au Venezuela pour « une visite de travail et d'échange » aussitôt que seront éliminées les restrictions de déplacement dues à la pandémie.

 

Cette délégation a également eu la tâche d'asseoir les bases d'un groupe d'amitié entre l'Assemblée Nationale du Venezuela et le Parlement Européen. Dans ce cadre, Varela et Amaral ont participé à une rencontre virtuelle organisée par l'ambassadeur du Venezuela en suisse, César Méndez, avec les organisations et les mouvements internationaux. A cette occasion, nous aovns pu poser certaines questions aux 2 députées. 

 

Varela, qui vient de Táchira, un état frontalier qui a toujours été la cible des tentatives de déstabilisation du Gouvernement colombien au nom des Etats-Unis, a déclaré que ce qui se passe en ce moment dans l'état d' Apure est une nouvelle tentative de balkanisation du pays grâce aux grandes organisations criminelles. Une opération utilisée par lesprincipaux médias internationaux pour diffuser des mensonges sur la Révolution Bolivarienne en déformant les faits.

 

Des représentants des organisations européennes ont commenté le rapport en parlant du caractère de trafiquant de drogues du Gouvernement colombien qui accuse le Gouvernement Bolivarien des crimes qui sont commis tous les jours en Colombie et contredisent les chiffres de l'agence nord-américaine de la drogue, la DEA, sur la production, la consommation et le commerce des drogues.

 

D'autres intervenants ont mis en avant la tentative de l'impérialisme destinée à reconstruire des alliances internationales soumises aux désirs du grand gendarme nord-américain et ont invité à suivre les prochains sommets comme celui des Amériques qui aura lieu cet été et auquel seront invités des représentants de ce qu'on appelle la « société civile, » c'est à dire des organisations de la droite cubaine, vénézuélienne et nicaraguayenne que l'Union Européenne aime tant.

 

Cependant, les faits montrent que le socialisme bolivarien est en train de construire une alternative pour les classes populaires malgré les multiples attaques déchaînées par l'impérialisme et ses émissaires pour l'éviter. La députée Amaral, journlaiste et féminsite de longue date, a évoqué le gros travail fait par le Parlement après ces années pendant lesquelles l'opposition putschiste a transformé l'un des 5 pouvoirs de la Républqiue en instrument de déstabilisation.

 

Cette année est l'année du Parlement communal et de la construction des outils territoriaux destinés à le mettre en pratique (villes municipales formées par des communes autogérées). Alors que la propagande impérialiste accuse le président Maduro d'être un « dictateur, » le processus bolivarien a déjà organisé 25 élections auxquelles a participé un large éventail de partis de toutes tendances. Ces mêmes partis qui,avec leurs députés élus au Parlement, reçoivent à présent les candidatures pour le nouveau Conseil National Electoral, le CNE, l’organisme qui fait partie du 5 ème pouvoir de la République, le Pouvoir Electoral.

 

Amaral a expliqué ensuite comment la forte présence du socialisme féministe au Venezuela se manifeste en termes de pouvoir réel des femmes. Au parlement, 3 des 5 postes de direction sont occupés par des femmes. C'est le résultat de leur présence dans les organisations de masse qui dépasse les 80%. Les femmes sont à la tête d'importants ministères et à l'avant-garde de la recherche scientifique, un domaine dans lequel l'égalité des genres a déjà été atteinte.

 

Une visite, par conséquent, fructueuse, qui montre une fois de plus la capacité de la Révolution Bolivairenne à faire entendre sa voix même au cœur de l'impérialisme et qui s'élève au-dessus des mensonges comme ce drapeau du PSUV, brandi lors de la manifestation du peuple qui s'est déroulée à Madrid.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/04/16/venezuela-el-viaje-de-la-delegacion-a-bruselas-finaliza-con-exito-la-derecha-es-furiosa/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/04/venezuela-succes-du-voyage-de-la-delegation-parlementaire-a-bruxelles.html