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Pérou : Les autorités électorales harcelées

24 Juin 2021, 17:37pm

Publié par Bolivar Infos

La Commission Inter-américaine des Droits de l'Homme (CIDH) s'est prononcée sur les attaques contre les autorités des institutions électorales au Pérou comme le Jury National des Elections (JNE) et le Bureau des Elections (ONPE) dans le cadre de la plainte déposée sans preuves par Force Populaire concernant une soi-disant fraude au second tour. La CIDH a aussi évoqué le harcèlement du procureur anti-corruption José Domingo Pérez, qui enquête sur l'ex-candidate Keiko Fujimori pour les délits présumés de blanchiment d'argent, organisation criminelle et obstruction à la justice.

 

Après la défaite de Keiko Fujimori au second tour des élections, les sympathisants de Force Populaire ont entrepris une série d'actes d'intimidation contre le chef de l'ONPE, Piero Corvetto, et le président du JNE, Jorge Luis Salas Arenas. Corvetto et Salas Arenas ont été harcelés à elur domicile à cause d’informations privées et de messages haineux diffusées sur les réseaux sociaux.

 

« La CIDH exprime son inquiétude face aux dénonciations d'intimidations ou de harcèlement contre les autorités électorales, y compris le président du Jury National des Elections et le chef du Bureau des Elections (…). Dans le même sens, la Commission a reçu des informations sur un planton devant le domicile d'un procureur anti-corruption dont l'adresse a été publiée sur les réseaux sociaux, » dit la déclaration de la CIDH du 22 juin dernier. 

 

L’organisme international explique dans son communiqué que la divulgation d’informations confidentielles à des fins d'intimidation est connue sous le nom de “doxing”. « Le doxing peut exposer les personnes à des attaques informatiques et, de plus, à des atteintes physiques, y compris à des attentats contre leur vie et leur intégrité personnelle provoqués par la divulgation d'informations personnelles dans le domaine digital, » signale la CIDH. Face à cette situation, elle a appelé les entreprises d'internet à adopter des mesures de prévention et de modération concernant ces actes de harcèlement.

 

La CIDH a aussi reçu des rapports sur la diffusion massive de discours stigmatisants qui encouragent la discrimination. Lors des récentes élections, la CIDH a observé des expressions péjoratives concernant l'origine ethnique et raciale ou régionale, la condition socio-économique et des affiliations politiques supposées. « La Commission rappelle l'Etat à son devoir de garantir l'égalité et la non discrimination concernant des groupes en situation de vulnérabilité dans le contexte d'élections. »

 

Comme on s'en souvient, après la défaite de Keiko Fujimori au second tour des élections, Force Populaire a dénoncé une fraude électorale basée sur de soi-disant fausses signatures et des bureaux de vote composés par des membres supposés d'une même famille. A ce sujet, des spécialistes et des organisations qui représentent les populations indigènes ont précisé que dans les zones rurales du pays, les gens ne signent pas fréquemment et qu'il n'est pas rarel de porter le même nom sans être parents.

 

A c e sujet, l'expert en racisme et en discrimination raciale de l'association indigène Chirapaq, Newton Mori Julca, explique: « Leproblème des noms est assez commun dans plusierus communautés, plus encore dans les communautés indigènes. Il y a des noms communs à Puno, comme Catacora. A notre avis, il y a une pratique systématique de ceux qui cherchent à ne pas reconnaître ce que justement ils prétendent défendre : la volonté du peuple. Ils veulent annuler l'élection de ces bureau qui sont en faveur de leurs intérêts.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/06/23/peru-cidh-expresa-su-preocupacion-por-hostigamiento-a-autoridades-electorales/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/06/perou-les-autorites-electorales-harcelees.html