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Colombie : Des postes de police transformés en centres de torture

27 Septembre 2021, 16:43pm

Publié par Bolivar Infos

La corporation régionale pour la défense des droits de l'homme, CREDHOS, a collecté plus de 30 cas de torture de citoyens par la police dans différents postes de police et dénonce le fait que ces endroits qui devraient être des lieux consacrés à la sécurité des citoyens sont devenus des centres de torture où les gens sont fortement frappés, insultés et menacés de mort s'ils veulent dénoncer ces faits. La plupart restent impunis c'est pourquoi ils se répètent souvent.

 

CREDHOS a recueilli des faits illégaux commis par environ 11 membres de la police de différents grades contre toutes sortes de personnes. Dans plusieurs cas, ils ont conduit leurs victimes dans des postes de police de la ville pour les soumettre à des interrogatoires incluant des tortures pour leur faire avouer des délits qu'ils n'ont jamais commis. Quand ils se sont rendu compte que la responsabilité des personnes arrêtées n'est pas engagée, ils les ont menacés de mort, ont perquisitionné leur domicile illégalement pour les arrêter et les torturer à nouveau.

 

L'un des cas qui attire le plus l'attention est celui du citoyen qui, au moment d'être contrôlé, ne portait pas sur lui ses papiers d'identité. Pour cette raison, il a été conduit à un poste de police, torturé et ensuite remis en liberté. Le lendemain, sa maison a été perquisitionnée et sans auxun mandat, il fut à nouveau conduit au poste pour être torturé à nouveau pendant 3 heures pendant lesquelles on a essayé delui faire avouer un délit. Ensuite, il a été remis en liberté à nouveau et menacé de mort.

 

Le 24 avril 2020, dans la division territoriale de San Rafael de Chucurí, une personne a été arrêtée par les membres de la patrouille Mario Ortiz et Sebastian Rodriguez, conduite au poste de police et là, frappée plusieurs fois parce qu'elle n'avait pas présenté ses papiers d'identité quand elle avait été abordée par la police bien que la victime ait indiqué son numéro d'identification. Le 25 avril 2020, les membres de la patrouille en question et le sergent Ramon Liso sont entrés illégalement dans son domicile et devant ses enfants et sa compagne, l'ont frappé et menacé de mort. Après, il fut à nouveau conduit au poste de police où ils ont continué à l'agresser pendant 2 heures jusqu'à ce qu'il soit remis en liberté.

 

Selon CREDHOS et plusieurs organisations de droits de l'homme, pendant la grève nationale, cette sorte de faits a augmenté et leur haut niveau d'impunité permet à la police de continuer à commettre ces délits et ces illégalités contre des personnes qui sont arrêtés, que ce soir pour avoir commis un délit ou simplement parce qu'elles sont suspectes aux yeux des patrouilleurs. Cette situation provoque la méfiance des citoyens et la perte de légitimité dans la tâche d'apporter les garanties de sécurité au milieu d'une vague de délinquance croissante dans tout le pays.

 

 

Selon l’organisation, il n'y a même pas de canal de dialogue qui permette d'établir des accords avec l'institution depuis que le canal de dialogue qui avait été établi a été rompu. C'est ainsi que depuis le 22 mai 2020, il n'y a plus aucune possibilité de rencontre car le commandant de la police, Adolfo Martínez Bustos, a rompu le dialogue et cette possibilité de rapprochement.

 

Il faut dire que le 22 mai 2020, au milieu d'une manifestation devant la mairie du district de Barrancabermeja, le commandant de la Police, le colonel Adolfo Martínez Bustos, a rompu par téléphone le dialogue et la communication que depuis plusieurs années, les organisations sociales et les défenseurs des droits de l'homme avaient avec la Police Nationale.

 

C'est pourquoi le CREDHOS a demandé au bureau du procureur d'engager les enquêtes nécessaires pour établir les causes de cette attitude systématique des agents. Ils ont également demandé au Ministère Public d'accélérer les investigations pour que les responsables des tortures sont traduits devant la justice et qu'il soit garanti que l'impunité ne continuera pas de permettre les crimes que commettent ces agents.

 

Au défenseur du peuple, ils ont demandé de faire avancer les actiosn destinées à garantir la sécurité des habitants de la ville et que cette institution de l'Etat dépose les plaintes nécessaires » pour promouvoir les garanties de protection des droits de l'homme de la population qui a été victime de la brutalité policière. »

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/09/26/colombia-estaciones-de-policia-en-barrancabermeja-se-estan-convirtiendo-en-centros-de-tortura/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/09/colombie-des-postes-de-police-transformes-en-centres-de-torture.html