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Venezuela : La frontière avec la Colombie

13 Septembre 2021, 16:17pm

Publié par Bolivar Infos

par Erikmar Balza Guerrero

 

La frontière entre l'état de Táchira au Venezuela et le département du Nord de Santander en Colombie est l'une des plus poreuses d'Amérique Latine, c'est à dire que c'est celle sur laquelle il y ale plus de mouvement de personnes et de marché économique (officiel et non officiel) entre les 2 pays. En effet, jusqu'à la fin du XIX ème siècle, quand a commencé l'expansion du secteur de l'exportation spécialisé dans le café et la cacao vénézuélien, la région était considérée en elle-même comme « unique » et « non différenciée » dans plusieurs sens du terme par rapport à d'autres pays latino-américains en zones frontalières. Táchira et le Nord de Santander ont des économies complémentaires, la constitution de la famille est culturellement identique, il existe une grande mobilité de la population étudiante à tous les niveaux et elles communiquent directement par le port de Maracaibo et le passage de Cúcuta.

 

Il est évident qu'au début de la première décennie du XXIème siècle,avec l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chávez au Venezuela, les politiques de protection du migrant étranger se sont renforcées ainsi que les différentes politiques publiques sociales manifestant un profond engagement humaniste et mettant la dignité de l'être humain au-dessus des frontières et des nationalités. Cela a précipité un nouveau rebond de la migration colombienne vers le Venezuela qui était déjà la République Bolivarienne. Parmi les causes de cette nouvelle vague de migration, il y a la recrudescence du conflit armé intérieur, les déplacements dans la vallée de Cauca, les hauts niveaux de pauvreté, la banalisation de la criminalité dans la société civile colombienne et la prospérité vénézuélienne due au pétrole.

 

Selon des estimations extérieures, en 2003, 1 338 000 Colombiens résidaient au Venezuela. Entre février 2004 et février 2005, 186 000 Colombiens ont reçu leurs papiers du gouvernement vénézuélien qui a mis en place des politiques publiques conformes au projet bolivarien d'union américaine qui a bénéficié au grand nombre de Colombiens qui ont obtenu leur carte d'identité vénézuélienne, en plus du travail diplomatique ardu entrepris par le Gouvernement vénézuélien pour resserrer les liens de fraternité dans toute l'Amérique du Sud grâce à des projets de coopération, de libre commerce et de transit. » 

 

alors, les divergences politiques entre les Gouvernements de Colombie et du Venezuela, les positions positions ambigües que le Gouvernement colombien a pris en servant d'intermédaire et d'exécutant direct des intérêts du Gouvernement nord-américain au Venezuela, les différences marquées de visions de l'intégration, de l’indépendance et de la souveraineté, en plus des liens étroits du Gouvernement colombien avec le para-militarisme qui imposaient les plans de déstabilisation, les coups d'Etat, les assassinats de personnalités politiques du Gouvernement vénézuélien ont beaucoup précipité une rupture politique imminente.

 

De même, les décisions politiques allaient avoir de graves conséquences sociales dans ce pas frontalier comme la baisse de l'échange commercial, l'augmentation de la violence et enfin la détérioration des conditions socio-économiques des habitants de la frontière.

 

La fermeture fréquente de la frontière a allégé les responsabilités de la Colombie concernant les problèmes de violence dans la région et accru l'incertitude et la méfiance entre les 2 Gouvernements à cause du manque de mécanisme de fraternité qui ont été sapés par les politiques hostiles d'interventionnisme du Gouvernement colombien. De même, les asymétries économiques révélées par la chute de la monnaie vénézuélienne par rapport au peso colombien et la crise économique de ces dernières années au Venezuela exacerbée par la blocus économique et financier imposé par les Etats-unis au Venezuela ont aggravé les problèmes de pénuries et de contrebande sur la frontière et ont eu de graves conséquences sur la population « colombo-vénézuélienne » qui réside sur la pas frontalier.

 

La précarité des accords politiques a reflété la détérioration et l'absence de coopération binationale pour résoudre les graves problèmes structurels qui touchent les régions frontalières auxquels s'ajoutent l'apparition de la pandémie et le fait que la Colombie est l'n des pays qui a le plus de cas de COVID-19 et des politiques sanitaires de soins et de contrôle pratiquement nulles. La frontière colombo-vénézuélienne est devenue un problème politique avec sa fermeture illimitée par le Gouvernement vénézuélien comme mesure de santé publique. 

 

Mais le président Nicolás Maduro, pendant ces 2 dernières années, a donné des instructions pour travailler à mettre au point une première rencontre transfrontalière qui allègerait les conséquences d'un conflit politique de plusieurs années. Aujourd'hui, nous voyons avec émotion une ouverture progressive et contrôlée de la frontière avec la Colombie comme l'a annoncé Freddy Bernal (protecteur de l'état de Táchira) sur les réseaux sociaux ces jours-ci.

 

Certains secteurs de la population sont encore en désaccord avec ces mesures mais il est important d'en étudier et d'évaluer les raisons sociopolitiques :

 

La migration est un fait social, l'idée de fermer les frontières pour limiter ou empêcher les flux migratoires crée un panorama irréel et criminel qui ne fait que rendre les déplacements précaires, dangereux et transforme les frontières en abîmes de criminalité.

 

Ouvrir les frontières permet, avant tout, d'émigrer dans des conditions de sécurité et de dignité et il faut souligner que la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela est l'une des plus modernes du monde et parmi celles qui offrent le plus de garanties. Et conformément à cela, la Loi sur les Etrangers et la Migration promulguée en 2004, qui établit dans son article 13 que « les étrangers qui se trouvent sur le territoire de la République Bolivarienne du Venezuela auront les mêmes droits que les nationaux sans plus de limites que celles établies dans la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela et dans ses lois, » se fonde sur celle-ci.

 

C'est la seule façon de garantir le respect des droits de l'homme des migrants qui entrent au Venezuela et de ceux qui partent vers d'autres pays car une frontière ouverte, qui permet d'entrer et de sortir légalement, qui permet l'enregistrement et les contrôles et qui facilite l'obtention d'un statut migratoire sera toujours synonyme de Gouvernement qui parie sue le respect des lois et des droits des habitants de son pays. La fermeture des frontières contribue à l'ouverture d'une économie de prohibition, c'est pourquoi légaliser la mobilité de tous, c'est en finir avec les organisations criminelles qui font des incursions dans le trafic de personnes.

 

En ce qui concerne le potentiel économique, on doit dire que développer le potentiel économique dans les 2 pays est lapriorité fac eà le récession économique qu'a provoquée le coronavirus. Toutes les études montrent que la contribution économique vers les pays de destination est d'autant plus positive qu'elle est sûre et légale. Légaliser les migrations équivaut à faire disparaître, de fait, l'immigration « clandestine » en permettant aux migrants de développer pleinement leur potentiel économique vers leur pays d'accueil mais aussi vers leur )ays d'origine comme c'est le cas du tourisme vénézuélien et c'est aussi l'utilité des aéroports internationaux colombiens.

 

Le Venezuela se caractérise pour avoir traversé un processus d'intégration raciale tôt pendant l'épopée de l'indépendance dans lequel les schémas racistes et xénophobes ont été dépassés, ce qui en a fait un pays d'accueil tout au long de l'histoire pour les immigrants de différents pays et a élargi le mélange non seulement des races mais aussi la mixité sociale. La réouverture de la frontière est conforme à l'esprit d'intégration de la société vénézuélienne.

 

Politiquement, le fait que le Gouvernement colombien, après les événements de ces dernières années pendant lesquelles il a patronné la déstabilisation sociale, politique et économique pour porter atteinte au Gouvernement vénézuélien, s'assoie pour discuter en utilisant la diplomatie comme outil pour s'entendre sur l'ouverture de la frontière est une victoire de la paix qui a été le drapeau du Gouvernement vénézuélien pendant ces dernières années, implique, en outre, que le Gouvernement colombien reconnaît Nicolás Maduro comme président légitime et constitutionnel de la République Bolivarienne du Venezuela. 

 

Cela permettra aux 2 nations de rétablir progressivement des relatiosn diplomatiques qui faciliteront le commerce, la concertation sociale et le statut des migrants des 2 pays. En ce sens, la priorité, c'est que les Gouvernements du monde et en particulier cuex qui ont une forte relation frontalière comme le Venezuela et la Colombie acceptent et reconnaissent sérieusement et d'une façon politiquement responsable la fait que l'ingérence dans les affaires intérieures des pays ne servira jamais la paix ni les intérêts des peuples.

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos 

 

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/opinion/Fronteras-Caso-Colombia--Venezuela-20210905-0013.html

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/09/venezuela-la-frontiere-avec-la-colombie.html