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Amérique Latine: 4 élections qui détermineront la direction que prendra la région

13 Novembre 2021, 17:26pm

Publié par Bolivar Infos

Par Ociel Alí López

Elles se déroulent en ce moment pendant lequel il ne semble pas y avoir une seule idéologie mais des avancées et des reculs dans chacune d’entre elles.

 

A quelques semaines de la fin de l’année, plusieurs élections sont en cours dans la région qui vont perte déterminantes au moment de comprendre la direction que vous prendre ces différents pays. En Argentine, au Chili, au Venezuela et au Honduras, il y aura avant la fin de l’année d’importantes élections.

 

Le Chili va élire le successeur de Piñera

 

Parmi les élections qui vont avoir lieu, certainement, la plus importante est celle du Chili puisqu’on va élire le successeur du président Sebastián Piñera et les nouveaux sénateurs et députés au Congrès. Le premier tour des élections présidentielles aura lieu le 21 novembre et le second s’il est nécessaire, le 19 décembre.

 

Les résultats révéleront l’impact qu’a eu dans la société chilienne l’explosion sociale de 2019 qui a participé au changement de Constitution qui est encore en discussion à la Convention Constituante.

 

Le nouveau président restera au pouvoir jusqu’en 2026 et devra mette en place une nouvelle Constitution si les 2 tiers nécessaires à son approbation sont obtenus.

 

Le résultat définira si le Chili avance vers une société plus égalitaire et démocratique ou si, au contraire, le conservatisme que la dictature militaire a protégé fièrement s’impose.

 

Parmi les candidats à la présidence, il s’en détache 2, selon les sondages publiés: José Antonio Kast, un dirigeant d’extrême-droite pro Pinochet qui a pris son envol à cause de l’usure produite par les mobilisations sociales et de l’impuissance de Piñera à les affronter et Gabriel Boric, un jeune dirigeant de gauche issu du monde étudiant quidéfend les protestations de rue mais avec une lecture beaucoup plus modérée que les secteurs radicaux qui ont été vaincus lors des primaires.

 

Mais les premières élections auront lieu en Argentine.

 

Argentine: le péronisme embarrassé

 

Le binôme péroniste qui est arrivé au pouvoir il y a 2 ans est affaibli par les prochaines élections législatives qui auront lieu dimanche prochain et lors desquelles seront élus 127 députés sur 257 et 24 sénateurs sur 72.

 

Les primaires du 12 septembre ont mis en évidence une dégradation du vote péroniste qui est de 10 points en-dessous de l’opposition. Si cette tendance se confirme dimanche, l’opposition pourrait avoir la majorité à la Chambre des Députés et le péronisme pourrait ne plus avoir le quorum au Sénat.

 

Ces élections, dites de mi-mandat, sont cruciales pour le Gouvernement parce qu’elles définiront sa marge de manoeuvre pour les années qui restent. C’est pourquoi un ensemble de mesures sociales dont une augmentation des salaires ont été mises en place pour tenter d’inverser cette tendance.

 

S’il perd le contrôle du pouvoir législatif, le Gouvernement la route sera longue et il ya aura beaucoup d’obstacles pour réussir à gouverner au milieu d’une crise économique qui s’est accentuée ces dernières années et ne semble pas devoir cesser.

 

Le Venezuela

 

Le 21 novembre, il y aura des élections régionales au Venezuela qu’on a qualifiées de « méga-élections » car elles concerneront la totalité des postes de gouverneur (23) et de maire (335) en plus des 253 députés régionaux et des 2 451 conseillers municipaux.

 

Cet événement est crucial surtout pour l’opposition vénézuélienne car le parti au Gouvernement qui tient actuellement 19 postes de gouverneurs et 310 maires est favori pour plusieurs raisons.

 

La première est que l’opposition a appelé à l’abstention lors des 3 Bern ères élections, y compris lors des élections les plus importantes comme les présidentielles (2018) et les législatives (2020) et n’a pas réussi à avoir un récit comportant des arguments qui expliquent pourquoi à ces élections, oui, il faut voter, à la différence des autres.

 

L’opposition vénézuélienne va aux urnes encore marqué »e par son appel à l’abstention aux élections précédentes et énormément divisée.

 

En outre, elle a beaucoup tardé à confirmer sa participation à ces élections, ce qui l’a empêchée de réaliser des primaires et a provoqué d’énormes divisions dans ses rangs. aujourd’hui, d’importants dirigeants dont les partis y participent ne soutiennent pas leurs candidats avec enthousiasme.

 

En effet, les secrétariats généraux des grands partis d’opposition, Julio Borges (Primero Justicia), Ramos Allup (Action Démocratique ) et Leopoldo López (Volonté Populaire) ne se sont pas impliqués dans la campagne et Ramos Allup insiste sur le fait que les conditions minimales requises pour y participer ne sont pas réunies.

 

1 mois avant ces méga-élections, que peut-il se passer?

 

Le seul dirigeant d’opposition qui s’est impliqué est le dirigeant d’Un Nouveau Temps, Manuel Rosales, qui se présente au poste de gouverneur de Zulia, le principal état du pays et part favori.

 

Dans tous les états clefs, il y a 2 ou plusieurs dirigeants d’opposition qui, s’ils ne se mettent pas d’accord, vont diviser les voix et donner une victoire certaine au parti au Gouvernement. Cette union s’est déjà réalisée dans l’état de Miranda, peut-être le plus important politiquement, où un candidat de stature nationale a renoncé à se présenter pour concentrer les voix contre le parti au Gouvernement des a augmenté les chances de victoire de l’opposition.

 

Le chavisme a aussi des candidats parallèles mais ils ne semblent pas avoir assez de force pour disputer des charges importantes.

Le Honduras

 

Enfin, dimanche 28 novembre auront lieu les élections présidentielles au Honduras. Ces élections auront plus de piquant que les autres élections dans ce pays.

 

D’une part, la candidate qui est en tête des sondages est Xiomara Castro, la femme de Manuel Zelaya, le célèbre président renversé par un coup d’Etat militaire dirigé par Roberto Micheletti en 2009.

 

En face se trouve Nasry ‘Tito’ Asfura, du Parti National (PN), le maire actuel de Tegucigalpa proche du président actuel, Juan Orlando Hernández, dont la mandat a été assombri par ses liens avec le trafic de drogues. Son frère, Juan Antonio Hernández, a été condamné aux Etats-Unis à la prison à perpétuité. Le juge qui a émis la sentence l’a justifiée en disant que ses actions étaient « patronnées par l’Etat » et qu’il avait servi d’intermédiaire dans la remise de pots-de-vin à des politiciens et même à son frère, par des trafiquants de drogues.

 

Dans cette situation, le PN, un parti de droites mené à bien une stratégie « maccarthyste » en dénonçant le « communisme » représenté par Castro et l’alliance de partis de gauche et de centre-droite qui la soutiennent et en se mobilisant contre elle.

 

Finalement, l’Amérique Latine se prépare à 4 élections (peut-être 5 s’il y un second tour au Chili) qui définiront grosso modo la direction que prendront nos nations à un moment où il semble ne pas y avoir une seule idéologie triomphante mais plutôt des avancées et des reculs de chacune d’elles.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol:

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/11/12/nuestramerica-las-4-elecciones-que-se-avecinan-definiran-el-rumbo-de-la-region/

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/11/amerique-latine-4-elections-qui-determineront-la-direction-que-prendra-la-region.html