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Colombie: Plus proche du reich nazi que de l’Etat de Droit

6 Décembre 2021, 17:54pm

Publié par Bolivar Infos

Par Manuel Humberto Restrepo Domínguez

 

Etre, dire, invoquer, symboliser ou jouer à être nazi n’est pas une insulte, c’est un délit. “Nazi”, c’est l’horreur, la cruauté, l’inhumanité, l’extermination, la destruction systématique de al dignité humaine. Invoquer, faire partie ou faire appel à la doctrine nazie est abominable et si c’est fait par des agents de l’Etat, cela constitue dans le domaine de l’éthique et dans le domaine judiciaire un crime international, un crime contre l’humanité. Politiquement, c’est un dérapage de l’Etat et techniquement, c’est un symptôme d’autoritarisme de haut niveau.

 

En Colombie, on pourrait trouver des preuves que la doctrine nazie est enseignée et appliquée dans les assassinats survenus lors de la protestation sociale, dans les yeux crevés des jeunes accusés de faire partie de la première ligné héritée de leurs mères pour défendre leurs droits. Et aussi dans les corps violés et torturés comme un butin barbare, dans les anciens combattants mutilés pour avoir préféré la paix et s’être désarmés, dans les dirigeants, les indigènes, les afro-descendants et les environnementalistes exécutés comme nulle part ailleurs dans le monde pour avoir défendu leur vie, leur terre, l’honnêteté d’habiter un territoire et d’encourager l’harmonie entre l’être humain et la nature. Et là, on discrédite les victimes, on se moque de leur existence et on revient les maltraiter.

 

Les nazis ont ôté à l’être humain sa dignité, ses libertés et ses droits mais ils ont toujours dit le contraire, ils ont toujours accusé leurs victimes de ce qui leur arrivait, ils ont toujours rendu le plus faible responsable du malheur de la patrie et ils ont fait de l’être humain une chose, un objet. Ils ont formé des enfants et de jeunes nazis qui ont appris à se comporter comme des êtres supérieurs, loyaux envers leur chef et cruels et pervers sans aucune limite bien que leurs premières leçons leur aient été données avec des armes en bois. Nazi signifie haine, opposé au droit, infamie. L’humanité condamne toute leçon « d’éducation », tout apprentissage ou toute exaltation de la doctrine nazie et exigent des responsabilités politiques du plus haut niveau où que cela survienne.

 

Où il y a des pratiques nazies, il n’y a ni droit basé que la justice ni Etat de Droit. Le droit nazi était illégal, immoral et illégitime bien que les nazis et leurs nouveaux sympathisants pensent que leur haine était leur bon droit pout justifier leurs crimes. Le parti national-socialiste au pouvoir et son chef, le Furher, ont créé la confusion entre le droit et la volonté du chef et ont déformé des concepts juridiques importants qui ont permis de faire croire que torturer ou tuer était un acte d’hygiène destiné à nettoyer les imperfections. Les juges nazis ont eu une action « discrétionnaire pour sauver la patrie. » Les lois étaient du côté des SS, des fonctionnaires et des membres du parti nazi dont l’impunité leur a permis d’être en sécurité jusque’à ce qu’arrivent, bien que tard et après qu’on ait vécu l’horreur, les procès de Nuremberg.

 

Il ne manquait rien dans le domaine légal, pas même un reçu pour le paiement du transport de ceux qui étaient entassés dans les trains qui les amenaient aux camps de concentration. Même le dernier billet était en règle, la comptabilité du système était précise, les trains étaient à l’heure, rigoureux en ce qui concernait leur cargaison d’hommes qu’ils conduisaient vers l’horreur. Certains « passagers » « bénéficiaient » de promotions et de rabais. Les sévices étaient légaux. « tout était en règle et était fait pour le bien-être du peuple, » pout gagner la guerre. tout était parfaitement en ordre, pas une erreur commise, pas une démission, chaque nazi accomplissait la mission pour laquelle il avait juré s’être loyal envers le chef. Les invités visitaient des ghettos, des camps, des institutions, des usines, même celé du savon fait avec la graisse humaine de leurs victimes et tout était parfait, légal, correct. Aucun observateur n’a trouvé quoi que ce soit d’incorrect ou de hors de contrôle. Tout le monde cependant se sentait épié, sans liberté personnelle, ni de presse libre. La propagande nazie fixait le schéma d’information que répétaient, mensonge après mensonge, les journalistes du Reich, jusque’à) en faire des vérités. Tout le monde avait peur des SS, de Himmler, de Goebbels, « du maréchal du Reich au simple soldat, » mais tout était correct, parfait. Ils ont fait croire au monde pendant presque 2 décennies que c’était un Etat de Droit et que le Furher était leur grand guide.

 

Hitler cherchait à amasser toujours plus de victoires personnelles, c’était un égolâtre avec une anomalie mentale qui lui permettait d’avoir des fanatiques prêts à gagner la guerre et à éviter leur défaite à eux car c’étaient eux les criminels. Certains se sont justifiés ensuite en disant: « Que pouvait faire d’autre Allemand loyal et désireux que sa Patrie soit victorieuse? » L’esclavage dans les camps était présenté comme une mesure stratégique de politique économique qui avait trouvé soutien et félicitations auprès des autres Gouvernements et les exécutions n'étaient que des actes nécessaires de « légitime défense » du contremaître du camp quand un étranger enchaîné et faible lui criait faiblement qu’il allait lui couper le cou. Les exécutions dans les usine es restaient sur des procès-verbaux parce qu’elles répondaient au respect de décrets et on amenait les prisonniers voir l’exécution pour qu’ils comprennent que tout était légal et permis. Rudolf Mildner qui fut un haut commandant de la Gestapo, chef d’un camp, et qui a envoyé des milliers de Juifs à la mort à Auschwitz a reconnu bien que des tribunaux aient été constitués et qu’ils aient été condamnés à mort, « les Juifs ont été une vraie formalité » et qu’aussi bine les ententes que les condamnations étaient falsifiées, prononcées d’avance sans que l’administrateur du district nommé par le parti ne soit consulté. Il a dit, comme tout nazi découvert, qu’il n’a fait qu’obéir aux ordres même quand il a assassiné pour de petits délits comme des vols, que c’était nécessaire pour maintenir l’ordre et empêcher les sabotages.

 

Tant de coïncidences avec la Colombie montrent des choses, à propos de l’Etat de Droit et des pratiques dictées par la parti au pouvoir qui ressemblent bien à ce qu’enseignait le Reich. Au vu du minimum indispensable pour être un Etat de Droit, ni l’autorité de la loi juste et égale pour tous ni l’indépendance et la séparation des pouvoirs avec des cours impartiales et à l’abri des autres pouvoirs, ni la défense, la protection et la garantie des droits de l’homme et de la paix ne sont respectés. Le panorama met en évidence le fait qu’il existe plus de similitudes avec l’enseignement du Reich à la charge du parti au pouvoir qu’avec un Etat de Droit de l’OCDE comme le Danemark, la Norvège ou la Finlande où tuer est inimaginable et le seul fait d’encourager la guerre la pire défaite. En conclusion, le désordre dans les institutions comme stratégie pour tout contrôler est organisé par le parti au pouvoir dont le symbole est l’image du chef dont le président et le Gouvernement sont les principaux et loyaux exemples.

 

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol:

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/12/04/colombia-mas-cerca-del-reich-nazi-que-del-estado-de-derecho/

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/12/colombie-plus-proche-du-reich-nazi-que-de-l-etat-de-droit.html