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Venezuela: Contrôleurs, accompagnants et vautours

9 Décembre 2021, 17:47pm

Publié par Bolivar Infos

Par Geraldina Colotti

 

Dans un salon de l’hôtel Eurobuilding à Caracas, les journalistes suivent la conférence de presse d’Isabel Santos qui présente la rapport préliminaire de l’Union Européenne sur les élections du 21 novembre.Santos est députée du Parti Socialiste Portugais, élue au Parlement européen pour le Groupe d’Alliance Progressiste des socialistes et des Démocrates. elle é dirigé la mission d’observation des élections de l’Union Européenne présente dans le pays depuis le 14 octobre sur invitation du Conseil National Electoral (CNE). En plus des invités des différents paris, il y a aussi eu une mission de l’ONU et une du Centre Carter. au total, quelques 500 invités, déployés dans les différentes régions du pays qui ont présenté leur rapport.

 

Le secrétariat général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), présente au Venezuela depuis le 9 novembre, a souligné dans une note « l’ambiance pacifique » dans laquelle se sont déroulées les élections et « les efforts du Conseil National Electoral pour améliorer le processus électoral. » tous les rapports des différentes commissions ont été détaillés et positifs. Les représentants du Groupe de Travail pour l’Amérique Latine et les Caraïbes du Parti de la Gauche Européenne, du Conseil d’Experts Electoraux de l’Amérique Latine (CEELA), de l’Observatoire des Affaires Latino-américaines de la Chambre des Députés de la Nation Argentine, de la Conférence Permanente des Partis Politiques de l’Amérique Latine (COPPPAL), de l’Association des Avocats des Etats-Unis (National Lawyers Guilds) et du Réseau des Intellectuels, Artistes et Mouvements sociaux en Défense de l’HUmanité ont été d’accord pour dire que le système automatique de vote vénézuélien est fiable et robuste.

 

Par contre, la chancellerie britannique signale qu’il aurait pu y avoir certaines améliorations comme la participation de plus de partis d’opposition mais avertit qu’il « est évident que les conditions nécessaires pour des élections libres et justes sont tombées bien en-dessous des standards requis. » Le Gouvernement bolivarien a rejeté les déclarations pour leur « intention politique hostile contre le gouvernement et le peuple vénézuéliens » et parce qu’elles « constituent une ingérence inacceptable dans les affaires intérieures d’un pays souverain. »

 

Isabel Santos a analysé le processus électoral avec l’ambigüité propre à la vielle Europe et avec le double discours qui caractérise la ligne du Parlement européen pris entre une certaine nostalgie du vieux progressisme et le chantage des lobbies dirigés par Washington qui la déterminent et continuent à soutenir le modèle d’auto-proclamation en organisant une certaine balkanisation de la « demi lune fertile » après la victoire de la droite à Zulia.

 

Et ainsi, bien que l’Union Européenne n’ait pas mis un pied au Venezuela pendant 15 ans, elle a découvert que cette fois, les élections se sont déroulées dans de meilleures conditions par rapport aux années antérieures des que la Commission Nationale Electorale a réalisé l’administration électorale « la plus équilibrée au Venezuela de ces 20 dernières années. » Une avancée qui, pour l’Union Européenne, peut contribuer à la résolution de la crise du Venezuela « en facilitant à l’avenir des élections crédibles, inclusives et transparentes à tous les niveaux, y compris au niveau de la présidence. »

 

Ce que Santos ne dit pas, c’est que les déclarations des 2 recteurs soi-disant « indépendants » élus au CNE après le processus de dialogue entre le gouvernement et l’opposition sont tout sauf impartiales. Pendant la journée d’élections, défiant les règles en vigueur, ils ont fait des déclarations aux médias internationaux pour essayer de saper la crédibilité du CNE (et par conséquent eux-mêmes) et ont affirmé que la présence de l’Union Européenne ne donne pas de Maduro« légitimité » au Gouvernement de Maduro. »

 

D’autre part, l’Union Européenne a accepté le document présenté avec une attitude très peu souveraine pour le Parti Communiste Vénézuélien qui signale que « la suspension du droit des candidats a affecté en particulier le Parti Communiste du Venezuela (PCV) et les partis dissidents de la coalition gouvernementale. »

 

Au total, l’Union Européenne a déployé 136 observateurs de 22 Etats membres, de Norvège et de Suisse, pour qu’ils évaluent le processus électoral « conformément aux obligations et aux engagements internationaux établis pour des élections démocratiques et conformément aux lois du Venezuela. » La mission de l’Union Européenne qui se définit comme « indépendante dans ses constatations et dans ses conclusions et adhérente à la déclaration de principes pour l’observation internationale des élections signée aux Nations Unies en octobre 2005 » s’est rendue dans les 23 états du Venezuela et dans le district due la capitale, dans les 605 bureaux de vote composés de plus de 1 318 tables électorales. Elle restera dans le pays pour observer « les événements qui reproduiront après les élections et publier un rapport final avec des recommandations précises dans les 2 mois suivant la fion du processus électoral. »

 

Dans les jours précédant les élections, les déclarations de Josep Borrell, et de l’Union Européenne, tout sauf impartiales, avaient provoqué l’indignation du Gouvernement bolivarien parce qu’ils semblaient méconnaître aussi bien les termes e l’accord signé avec les autorités vénézuéliennes que es limites de leur fonction et ne pas respecter les règles en vigueur dans la pays et ne pas s’exprimer selon la logique coloniale habituelle. D’autre part, Borrell n’a pas caché que le but de la présence de l’Union Européenne était de « protéger l’opposition » alors que l’institution qu’elle représente a décidé de proroger pour un an de plus les mesures coercitives unilatérales contre le peuple vénézuélien.

 

Une ligne dictée, comme toujours, par Washington puisque pour le Gouvernement Biden, le processus électoral au Venezuela « manque de légitimité » et que ce que le gendarme du monde appelle la « légitimité » est attribuée à un individu que personne n’a élu et qui continue à se proclamer « président par interim du Venezuela. » Dans une interview d’un kilomètre accordée à un journal péruvien de droite, il relance son cha$teau de mensonges, n’est plus reconnu par ses propres complices et est caricaturé encore plus par le fait que le mandat artificiel de son « Assemblée Nationale » fictive qui lui sert à balbutier ses déclarations délirantes expire en janvier. en cette année électorale qui pourrait faire revivre la perspective de la Grande Patrie, l’impérialisme affine de plus en plus ses tentacules.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol:

https://www.resumenlatinoamericano.org/2021/11/28/venezuela-veedores-acompanantes-y-buitres/

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2021/12/venezuela-controleurs-accompagnants-et-vautours.html