Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cuba : Carlos Manuel de Céspedes, le Père qui « a donné la vie à tout un peuple »

21 Avril 2022, 17:35pm

Publié par Bolivar Infos

Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, a rendu hommage à la naissance, il y a 203 ans, du Père de la Patrie, Carlos Manuel de Céspedes, et il y a 115 ans du ministre des Relations extérieures de la Dignité, Raul Roa. « Leurs valeurs humaines, leur patriotisme et leur cubanité font de l'un l’héritier de l'autre et de nous tous les héritiers de chacun d’eux », a-t-il écrit sur Twitter.

 

Auteur: Mailenys Oliva Ferrales | internet@granma.cu19 avril 2022 06:04:45

 

Photo : œuvre d'Amaury de Jesus Palacios. 

C'est dans la nuit du dimanche 18 avril 1819, dans une demeure aristocratique du Bayamo colonial de l’époque, que retentit le premier cri du garçon qui venait de naître pour être un propriétaire terrien par héritage familial et qui, contre toute attente, allait devenir « le premier des Cubains qui réussirent à donner à leur pays et à leurs compatriotes patrie et honneur ».

 

Sous une pluie torrentielle, naissait Carlos Manuel de Céspedes, dont l'existence même deviendrait un « flot » d'émotions continues et d'audaces titanesques qui, même 203 ans plus tard, nous bouleverse encore au plus profond de nous-mêmes.

 

Il est difficile de ne pas frémir face à l'héroïsme épique de cet homme-devenu légende, capable des plus grands sacrifices, aussi bien financiers qu’affectifs, au nom de l'émancipation de sa terre.

 

Un homme-nation qui défia, avec ses propres ressources, une métropole bien supérieure en forces et en armements militaires, qui parvint à unir riches et pauvres dans la manigua (le maquis), qui appela les esclaves « frères » pour la première fois, qui transforma une sucrerie en un autel de la liberté et qui prit sur ses épaules la responsabilité de tout un peuple, en tant que Père éternel de la Patrie.

 

Céspedes fut également un homme de vérité, qui ne perçut jamais les soldes qui lui étaient dus pour ses services en tant que président de la République en armes, qui subit des pertes irréparables sans réclamer aucun bénéfice pour sa famille et qui fut capable d'affronter les plus dures épreuves plutôt que de renoncer à l'unité des Cubains ou à un seul de ses principes. Il fut, par essence, « l'incarnation souveraine de la rébellion sublime », comme le décrivit à sa mort le colonel de l'armée de libération Manuel Sanguily.

 

En fait, tant de prouesses brillent dans sa carrière exemplaire que l’on oublie souvent qu’en même temps que le héros, il y avait l'homme imparfait, aux amours profondes et aux contradictions diverses, dont le verbe d'acier et le caractère tempétueux lui valurent autant d’ennemis que d’admirateurs.

 

Dans ce volcan humain qui, comme le déclara Marti, «...nous donna la vie à tous », Cuba a un point de référence de dignité et d’honneur que nous ne saurions ignorer dans aucune de nos batailles quotidiennes.

 

Aujourd'hui encore, alors que les intérêts ingérentistes se déchaînent contre l'Île à travers des campagnes de haine et d’encouragement à l’abandon, la réponse de Céspedes – il y a plus d'un siècle et demi – à ce vieil et même ennemi, nous parvient comme un étendard moral : « Notre devise est et sera toujours : l'indépendance ou la mort. Cuba ne doit pas seulement être libre, elle ne peut plus désormais redevenir esclave. »

 

https://fr.granma.cu/cuba/2022-04-19/le-pere-qui-a-donne-la-vie-a-tout-un-peuple