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Amérique latine : Rencontres continentales pour forger l’unité entre les peuples

11 Mai 2022, 17:16pm

Publié par Bolivar Infos

La troisième assemblée continentale de l’Alliance Bolivarienne pour les Peuples de Notre Amérique–ALBA–mouvements, en Argentine, la rencontre continentale femme, territoire et liberté d’expression, au Guatemala et le 21e forum permanent des Nations unies pour les questions indigènes–UNPF II– sont destinés à réfléchir et à revitaliser les mécanismes viables pour soutenir les luttes dans les territoires face à la menace du capitalisme.

 

La troisième assemblée continentale d’ALBA mouvements

 

Près de 300 délégués de mouvements sociaux d’Amérique latine et des Caraïbes ont participé à la troisième assemblée continentale d’ALBA mouvements, à Buenos Aires, pour concevoir de nouvelles stratégies de lutte et de résistance à partir des organisations populaires. Réalisée cette année au centre national d’exposition d’Ezeiza, la coordination continentale s’est achevée par les activités du 1er mai, journée internationale des travailleurs.

 

Les réflexions des diverseses organisations d’Amérique latine et des Caraïbes qui ont des expériences importantes de lutte dans les territoires étaient destinées à coordonner et à définir les prochaines stratégies à moyen et long terme d’ALBA mouvements et de son projet politique.

 

À l’ouverture, l’intellectuel Vijay Prashad, directeur de l’institut tri-continental d’investigation, a rappelé l’une des idées de fond de cette rencontre : « Le capitalisme ne peut résoudre les problèmes de l’humanité. »

 

La porte-parole du Front populaire Dario Santillane, Dina Sanchez, à déclaré : « A partir de l’économie populaire nous sommes fatigués de discuter de la pauvreté. Nous voulons discuter de la richesse. Comment se génère-t-elle et qui garde le gâteau ? Nous voulons discuter de ce 1 % qui garde le gâteau. »

 

Pour sa part, Pablo Lombardi a souligné : « L’incapacité de construire l’unité latino-américaine n’a pas été de la faute de la classe ouvrière. C’est la bourgeoisie de nos pays qui ont fait que cette unité ne se réalise pas. »

 

Parmi les assistants se trouvaient des délégués du comité d’unité paysanne du Guatemala, de la plate-forme haïtienne de plaidoyer pour un développement alternatif–PAPDA– d’Haïti, du Front National pour la défense des droits économiques et sociaux–FRENADESO, de Panama, de l’association du Pérou , du mouvement des villageois et du courant révolutionnaire Bolivar et Zamora, du Venezuela et du centre mémorial Martin Luther King junior de Cuba.

 

Les délégations ont centré la discussion sur les axes suivants : unité de notre Amérique et internationalisme, bataille idéologique et culturelle et décolonisation, défense de la Terre mère et souveraineté des peuples et économie pour le bien vivre.

 

Rencontre continentale femme, territoire et liberté d’expression

 

La rencontre continentale femme, territoire et liberté d’expression , s’est achevée au Guatemala en présence de journalistes, de réalisateurs, de féministes, d’activistes LGBTIQ+ et de défenseurs des droits de l’homme du Mexique, du Guatemala, du Salvador, du Honduras, de la Bolivie, de l’Argentine, du Brésil, de la Colombie et du Pays basque.

 

À partir du 24 avril, les participants ont mis en avant l’importance de l’échange d’expériences dans les luttes des peuples pour la liberté d’expression en soulignant le rôle des médias alternatifs dans la défense des territoires qui mettent en avant les points de vue des communautés, des féministes et des indigènes, à des moments où l’agression et la répression sont des politiques de gouvernement contre le peuple.

 

Le document préparatoire de la rencontre établit que le journalisme communautaire et le journalisme féministe sont des catégories qui fonctionnent comme des mécanismes destinés à « rompre l’hégémonie du récit dominant et à exiger des droits. »

 

« Ce seront les journalistes communautaires du continent, les journalistes féministes et indigènes qui chercheront, par le dialogue, la façon de résister à partir du journalisme. »

 

21e session du forum permanent des Nations unies pour les questions indigènes

 

Au siège de l’organisation des Nations unies–ONU–se déroule depuis le 25 avril et jusqu’au au 6 mai la 21e session du forum permanent des Nations unies pour les questions indigènes qui a comme thème central : « Peuples indigènes, entreprises, autonomie et droits de l’homme, principes de la rapidité due et du consentement libre, préalable et éclairé. »

 

Cet organe conseiller de haut niveau du conseil économique et social–ECOSOC– a pour mandat de traiter des thèmes indigènes en relation avec le développement économique et social, la culture, l’environnement, l’éducation, la santé et les droits de l’homme en plus de fournir des conseils d’experts et des recommandations sur les questions indigènes.

 

Pendant les événements parallèles de la 21e période de sessions du forum permanent pour les questions indigènes, la représentante du réseau de femmes indigènes dirigeantes de l’Asie, de l’Afrique, de l’Amérique, du Pacifique et de l’Arctique Maria Teresa Zapeta, à souligné son inquiétude « pour les violences permanentes et à multiples dimensions aussi bien celle qui se déroulent jour après jour que celles qui sont structurelles, institutionnalisée grâce a la militarisation et à la spoliation de territoires. »

 

Le vice chancelier de Bolivie, Freddy Mamani, qui participe à certaines activités en sa qualité de président du forum pour le développement des peuples indigènes d’Amérique latine et des Caraïbes a déclaré :

 

« Quand les droits sont violés par les actions des entreprises transnationales et d’autres entreprises, c’est le devoir et la responsabilité des Etats parce qu’ils sont chargés par la loi de défendre et de garantir le libre exercice et le respect des droits de l’homme. »

 

C’est en septembre 2017 que l’assemblée générale de l’ONU a approuvé la résolution A/RES/71/3 21 intitulée : « Augmenter la participation des représentants et des institutions des peuples indigènes dans les réunions des organes compétents des Nations unies sur les affaires qui les concernent. »

 

Par conséquent, la déclaration de l’organisme multilatéral sur les droits des peuples indigènes établit qu’on doit écouter, consulter et respecter, comme le dit Jakeline Romero, dirigeante du peuple wayuu, en Colombie, le droit au consentement libre préalable et éclairé.

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos 

 

Source en espagnol :

https://www.resumenlatinoamericano.org/2022/05/05/nuestramerica-encuentros-continentales-para-forjar-la-unidad-entre-los-pueblos/

URL de cet article : 

http://bolivarinfos.over-blog.com/2022/05/amerique-latine-rencontres-continentales-pour-forger-l-unite-entre-les-peuples.html