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Venezuela : Qui est le juge Federico Villena qui a décidé de bloquer l'avion d’ EMTRASUR en Argentine

12 Août 2022, 17:54pm

Publié par Bolivar Infos

 

 

Le blocage de l'avion Boeing 747 300–M de l'entreprise Vénézuéliennes aime Strasbourg ce a été décidé par le juge Federico Villena avec juridiction elle Aeroport international d’Ezeiza, dans la province de Buenos Aires, Argentine, où se trouve l’avion.

 

Selon les instructions du juge Villena quatre membres d'équipage d'origine iranienne et trois d'origine vénézuélienne ne peuvent quitter le sol argentin tant que les investigations et la procédure judiciaire sont en cours.

 

À ce jour, 12 membres d'équipage ont déjà été autorisés à quitter l'Argentine mais la  procureur Cecilia Incardona a fait appel de cette sentence, c'est pourquoi la décision du juge reste en suspens.

 

En conséquence, il convient d'analyser le profil du juge Federico Villena les données qui pourrait être utile pour déterminer sa « probité » en tant que magistrat.

 

Qui est Federico Villena ?

 

Le juge fédéral Federico Villena a été accusé d'être arrivé dans le système judiciaire de l'Argentine grâce à la construction de liens avec les derniers Gouvernements du pays, le Gouvernement de Cristina Fernandez et ensuite le Gouvernement de Mauricio Macri.

 

Villena, selon le média de Buenos Aires la nation, est arrivé à sa charge actuelle grâce au soutien de Sylvia Majdalani considérée comme « La puissante ancienne numéro 2 du renseignement à l'époque de Mauricio Macri, » dit le média et aussi grâce aux faveurs de Maria Eugenia Vidal qui a été gouverneur de la province de Buenos Aires de 2015 à 2019.

 

il faut rappeler qu'en 2019, celle qui est aujourd'hui députée de Buenos Aires, Maria Eugenia Vidal, a participé à des opérations de vol de biens vénézuéliens en Argentine, concrètement dame les quais de Dock Sud, dans la province de Buenos Aires. Vidal a fait sauter les cadenas de l'entreprise vénézuélienne pétrolière du cône Sud S.A. (PCSA),  la filiale de PDVSA chargée de la distribution de combustible à Rio de la Plata et opératrice d'une usine de distribution de combustible et de plusieurs stations-service.

 

En 2019, Vidal a pris des mesures en faveur du « faux Gouvernement » de Juan Guaido grâce au soutien d’ Elisa Trotta Gamus, pseudo-ambassadrice du faux Gouvernement pour saisir des biens de PDVSA .

 

Francis Federico Villena a été signalé pour « faire des zigzague » dans la politique de son pays et a été au centre de plusieurs opérations. Il a dirigé une méga opération destiné à arrêter 22 anciens agents du renseignement donne la procédure a été remise en question même par des figures du gouvernement argentin, en 2020.

Selon la nation, qui est un média de droite libéral argentin, depuis l'arrivée à sa charge en 2015, Villena « à forger des relations avec tout le même type de politique et, comme beaucoup de ses camarades privilégiés,  avec les services de renseignement. »

 

Pour l'avancement dans sa carrière judiciaire, le vilain doit remercier aussi bien le Kirchner isthme qu'il a fait juge par le décret 992/2015 (signé par Cristina Kirchner et par Julio Alak en tant que ministre de la justice) que le machisme qui l’a muté à Lomas de Zamora par le décret 1168/2018 (signé par Macri et par le ministre German Garavano). Cette mutation a été confirmée le 26 décembre, le lendemain de Noël, par le Gouvernement de Cambiemos récemment arrivé au pouvoir, le » rapporte le média.

 

Villena a été accusé en 2021 de « mauvaise gestion », « arbitraire » et « négligence grave » par la procureur fédéral Cécilia Incardona, le responsable du ministère public contre la narco–criminalité (PROCUNAR), Diego Iglesias et l'autre juge fédéral à Lomas de Zamora, Juan Pablo Augé, écrit le média Clarin.

 

Les fonctionnaires ont accusé Villena d'avoir agi de manière « expéditive) à libérant et en rendant 400 000 $ à Karina Moyano qui avait été saisi lors d'une arrestation. Moyano était impliqué dans une enquête pour trafic de drogue mais Villena avait eu la faveur de l'la procureur de son pays à le libérant de ses responsabilités.

 

En mai de cette année, juste un mois avant la rétention du Boeing 747 300–M de Ant rassure, Villena étais dans l'œil du cyclone, objet d'une enquête des autorités pour « blanchiment » et des commérages des médias.

 

Il était remis en question pour l'achat d'une maison qu'il aurait déclarée à un prix plus bas que celui du marché et financée par de soi-disant prêts simulés et des ventes d’immeubles fictives. Le magistrat a été dénoncé et accusé par le procureur Diego Velasco du bureau du procureur sur  la criminalité économique et le blanchiment d'argent (PROCELAC).

 

La propriété acquise par Villena est située dans la rue Zuviría, à Flores, la capitale fédérale. Le juge l'a achetée en octobre 2020. Il l’a déclarée pour une valeur de 400 000 $ étasuniens mais son prix réel serait de presque le double, quelques 790 000 $, selon Clarin et La Nation et certaines sources judiciaires l'ont confirmé.

 

Villena a réalisé cet achat en liquide et a allégué qu'il avait eu accès à cet argent grâce à « des prêts de ses amis. » Villena a indiqué qu'il a réalisé cet achat rapidement, qu'il avait besoin du liquide rapidement que c'était « en pleine pandémie. »

 

« Un patron qui a beaucoup d'argent m’en a prêté, et l'autre personne qui m'a prêté 50 000 $ est un avocat. Une autre personne l’a dans sa déclaration de patrimoine sous serment. Ce sont des personnes de confiance, des gens honnêtes » a déclaré Villena dans une interview accordée à Clarin.

 

Manœuvre judiciaire et communicationnelle

 

L’affaire de l’avion D’EMTRASUR, filiale de la compagnie pétrolière d’Etat vénézuélienne CONVIASA, a eu pour épicentre des déclarations publiques de Villena exprimant des suspicions et des présomptions concernant l'atterrissage de l'avion en Argentine et son équipage. Dans des déclarations qu'on pourrait considérer comme malvenues et infondées (parce qu'elles ne sont pas prouvées), Villena n’a fait aucune mise en accusation dans l’affaire mais en revanche, a suscité la création des matrices d'opinion dans les médias utilisant textuellement les mots « terrorisme », « espionnage », « suspicion" et « doutes » à propos de l'avion et de son équipage.

 

Jusqu'à présent, après la fouille de l’avion et des téléphones de l'équipage et la révision des données et des noms des membres de l'équipage, aucune entité officielle argentine n'a découvert d'indices qui fassent penser à des activités en faveur du terrorisme de la part des membres d'équipage et de l'avion.

Villena se considère lui-même comme un activiste « antiterroriste. » A propos de l'affaire de l’avion d’EMTRASUR, il a fait allusion aux attaques terroristes contre l'ambassade d'Israël en Argentine dans les années 1990 (affaire AMIA) en créant un lien dans son récit entre ces événements et l’événement actuel.

 

Villena a fait allusion à l'un des pilotes, l’Iranien Gholamreza Gashemi qui porte le même nom qu'un membre des forces Quds –une division des corps de la garde révolutionnaire islamique Iran –considérées par les États-Unis comme les instructeurs de l’Hezbolá mais on a constaté qu'il ne s'agissait pas de la même personne.

 

L'arrivée de l'avion a provoqué un remous médiatique et la remise en question par l'opposition en Argentine, en particulier par  la communauté juive. En effet, Israël a activé des porte-parole diplomatiques en Argentine et au Paraguay et indiqué sa position en faveur de la saisie de l'avion parce qu'il avait volé auparavant sous la bannière iranienne.

 

Mais malgré les relations politiques de Villena, le juge est constamment mis sous pression par les médias et les politiciens, en particulier de droite et même par la délégation des associations israélites argentines (DAIA), le bras politique de la communauté juive qui insiste pour que l'avion soit confisqué et a déployé toute son influence dans l'opinion publique.

 

La complexité du cadre dans lequel les lignes se croisent entre le judiciaire, le politique et le médiatique suggère que Villena a réussi à distraire l'opinion publique des plaintes dont il est l'objet pour blanchiment d'argent aux dépends de l’affaire EMTRASUR– qui est dans un noeud  critique de portée géopolitique– et qu’il pourrait être en train de construire des accords et des alliances avec des instances du pouvoir économique et politique de son pays pour se conforter dans sa charge et même monter dans la structure du pouvoir judiciaire argentin.

 

Cette possibilité a été attisée par des acteurs d'opinion en Argentine et correspondrait parfaitement à ses antécédents et à son CV.

 

C’est aussi Villena une opportunité formidable de s’attirer les bonnes grâces des Etats-Unis à cause de l’influences étasunienne en Argentine s'il doit statuer en faveur de la demande de confiscation de l'avion récemment faite par le département de la justice nord-américain sous des prétextes pseudo-juridiques. L'éventuel sur-accomplissement des mesures coercitives de Washington viendrait confirmer le fait que le blocus contre le Venezuela est toujours debout et ne semble avoir subi aucun allégement.

 

Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

Source en espagnol :

https://www.telesurtv.net/opinion/Quien-es-el-juez-Federico-Villena-secuestrador-del-avion-Emtrasur-en-Argentina-20220811-0023.html

URL de cet article :

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