Brésil : L'UNASUR n'exclut pas d’appliquer la clause démocratique
Cubadebate, 12 mai 2016
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
Le secrétaire général de l'Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) Ernesto Samper a déclaré que cet organisme espère que la présidente du Brésil suspendue, Dilma Rousseff, »sera jugée selon les garanties d'un Etat démocratique ».
« Nous voulons demander qu'on garantisse les droits de la défense de Rousseff qui a droit à un procès correct, aux preuves, à l'opposition aux preuves et à présenter de manière absolument personnelle toutes ses opinions », a-t-il signalé.
Samper a souligné que dans le processus contre la présidente, il n'y rien qui engage sa responsabilité dans un délit » et a averti qu'après le coup d'Etat contre Rousseff « aucun président ne sera sûr de ne pas être mis en cause au Congrès de son pays et destitué ».
De plus, il a dénoncé le fait qu'au Brésil, « des majorités politiques parlementaires ont défié les majorités citoyennes qui se sont manifestées en faveur de Rousseff ». Le secrétaire de l'UNASUR a informé que jusqu'à présent, il n'était pas prévu de réunion des présidents de la région mais que cet organisme « suivra de très près » la situation.
Samper n'a pas exclu que les pays membres puissent appliquer la « clause démocratique » qui condamne les ruptures de démocratie ou les menaces sur la démocratie dans la région et qui comprend même des sanctions pour les pays qui organisent des actions contre les gouvernements ne place.
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