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Venezuela : Note verbale remise au Bureau du Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme

15 Mars 2018, 17:41pm

Publié par Bolivar Infos

 

La Mission Permanente de la République Bolivarienne du Venezuela devant le Bureau des Nations Unies et autres Organismes Internationaux qui ont leur siège à Genève salue respectueusement le Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme à l'occasion de la remise de la Note Verbale Nº 0125 en date du 7 mars 2018 faisant référence aux déclarations du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme Zeid Ra’ad Al Hussein à l'occasion de la présentation de son Rapport Annuel à la 37° session du Conseil des Droits de l'Homme mercredi dernier, 7 mars 2018.

 

La République Bolivarienne du Venezuela condamne les affirmations infondées et irresponsables du Haut Commissaire concernant la démocratie et le respect des droits de l'homme au Venezuela.

 

Une fois de plus, le Haut Commissaire viole les règles et les principes qui doivent régir ses actions en prenant une position politique,partiale et sélective sur la situation des droits de l'homme au Venezuela.

 

Depuis le début de son mandat, il a hypothéqué la majesté de la charge qu'il représente pour la mettre au service d'une stratégie d'agression permanente contre notre pays.

 

Ce n'est pas le hasard si chaque déclaration du Haut Commissaire est précédée de rencontres avec des représentants des secteurs les plus extrémistes et antidémocratiques de l'opposition qui ont pour but de déstabiliser la démocratie participative et agissante du Venezuela.

 

Les déclarations sans fondement du Haut Commissaire contre le Gouvernement vénézuélien sont nombreuses. Il a considéré comme des vérités les nombreux mensonges que l'opposition violente et extrémiste utilise, conformes aux mandats de ses patrons, et en particulier du Gouvernement des Etats-Unis.

 

Le Haut Commissaire a abandonné l'équilibre nécessaire concernant le Venezuela et d'autres problèmes du monde. Il ne cacha pas qu'il est l’un des porte-paroles du Département d'Etat nord-américain.

 

Dans son obsession désespérée contre le Venezuela, il porte des jugements de valeur qui sont clairement réfutés par les déclarations et les opinions de l'expert indépendant du Conseil des Droits de l'Homme de l' ONU, Alfred de Zayas, exprimées après sa récente visite dans notre pays entre les mois de novembre et de décembre 2017.

 

Cet expert a recueilli – librement – une large information sur la situation réelle de la démocratie et des droits de l’homme au Venezuela. Il a démonté, avec des arguments fondés, la thèse d'une soi-disant crise humanitaire.

 

Il est très regrettable que le Haut Commissaire - comme cela a été son habitude pendant qu'il a occupé cette charge – n'ait même pas demandé d'informations au Gouvernement vénézuélien et, ignorant l'énorme quantité de preuves irréfutables concernant les faits qu'il allègue – documents officiels dignes de foi, documents écrits, photographiques et audiovisuels provenant de sources fiables – qui ont été remis comme il se doit et volontairement par le Gouvernement à son Bureau, utilise le même discours que les puissances étrangères impérialistes et leurs alliés sur des sujets divers concernant les droits de l'homme pour diaboliser le pays.

 

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela rejette et condamne catégoriquement le fait que le Haut Commissaire prétende juger les processus électoraux qui se déroulent dans le pays sans disposer de mandat ni d'aucune compétence pour cela, au préjudice des grandes majorités et même des secteurs de l'opposition politique qui sont prêts à résoudre les différends par l'exercice de la démocratie et du droit de vote légitime.

 

Il attire l'attention sur le fait que le Haut Commissaire prétend contester les élections du président et d'autres instances représentatives prévues pour le 20 mai 2018 conformément aux décisions des secteurs antidémocratiques vénézuéliens et étrangers.

 

Il est faux que le Tribunal Suprême de Justice ait invalidé les partis politiques de l'opposition. Deux d'entre eux n'ont pas rempli les conditions établies par la loi sue les Partis Politiques en ne participant pas aux dernières élections et en décidant – volontairement – de ne pas participer aux élections présidentielles. Par conséquent, ils se sont exclus eux-mêmes des élections.

 

Les institutions démocratiques dans le pays se sont renforcées avec l'exercice du droit de l'homme à la participation active et agissante du peuple vénézuélien.

 

Le Venezuela détient un record mondial de consultations populaires -24 élections nationales en 19 ans de Révolution Bolivarienne – avec un système électoral des plus modernes et transparents au niveau international.

 

L'année dernière, le peuple vénézuélien, grâce à des élections libres, universelles, directes et secrètes, a élu l'Assemblée Nationale Constituante, les gouverneurs des états et les maires du pays. 3 élections en 4 mois. Notre peuple a exercé pleinement sa souveraineté et ses libertés démocratiques.

 

Grâce aux programmes sociaux humanistes du Gouvernement Bolivarien, la qualité de vie de la population vénézuélienne a augmenté. Ces programmes profitent à tous sans aucune distinction.

 

La complicité du Haut Commissaire avec l'attaque multiforme en marche contre le Venezuela est évidente. Il garde le silence sur les mesures coercitives unilatérales imposées par le Gouvernement des Etats-Unis et ses alliés qui ont un impact négatif sur la jouissance des droits économiques, sociaux et culturels du peuple vénézuélien.

 

Par son attitude, il se place en marge des postulats de la Déclaration et du Programme d'Action de Vienne ainsi que de la résolution qui a donné naissance au Conseil des Droits de l'Homme.

 

Il est surprenant qu'il ignore que le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les Répercussions Négatives des Mesures Coercitives Unilatérales sur la Jouissance des Droits de l'Homme Idriss Jazairy a déclaré que de telles sanctions « ne sont pas la réponse à la crise au Venezuela et que la communauté internationale ne devrait pas les imposer. (…) Les sanctions aggraveraient la situation su peuple du Venezuela (...) »

 

Le Rapporteur Jazairy a insisté sue le fait que « (…) les efforts destinés à causer des dommages à l'économie ne provoqueraient que des violations des droits des citoyens ordinaires. Les sanctions causent des perturbations à n'importe quel Etat et quand elles portent préjudice à l'économie, elles peuvent avoir une répercussion dévastatrice sur les citoyens des pays en développement. »

 

Il est évident que le Haut Commissaire utilise – indûment – le noble sujet des droits de l'homme pour essayer d'imposer une vision anachronique et univoque du monde.

 

Malgré les néfastes effets de ces mesures coercitives unilatérales et du sabotage étranger contre l'économie vénézuélienne, le Gouvernement Bolivarien continue à mettre en place son modèle de protection sociale dans le plein respect des droits de l'homme.

 

Le Venezuela destine 74% de son budget national à des programmes sociaux, des missions et de grandes missions qui ont augmenté la qualité de vie de notre peuple.

 

Le Venezuela est l'un des pays de la région qui a la plus forte égalité et équité sociale. Dans le Rapport de l'ONU sur l'évolution de l'Indice de Développement Humain de 2016, on rapporte que cet Indice « (…) place le Venezuela dans la catégorie du haut développement humain. »

 

Le droit à la vie, à l'intégrité physique des personnes, à la liberté d'expression et d'opinion, à la liberté d'association et de réunion pacifique est pleinement garanti au Venezuela.

 

Il est regrettable que le Haut Commissaire se soit tu quand des secteurs fascistes et extrémistes de l'opposition ont eu recours à la violence et au terrorisme pendant ses manifestations contre le Gouvernement démocratique de Nicolás Maduro.

 

Il est inouï qu'il propose que le Conseil des Droits de l'Homme impose des mécanismes de contrôle et de tutelle au Venezuela.

 

Notre pays est libre et souverain et il a un sens élevé de la Patrie, il est l'héritier de la lignée libertaire de Simón Bolívar qui lève dignement les drapeaux de l'indépendance et de l'autodétermination.

 

La République Bolivarienne du Venezuela réaffirme son engagement envers les droits de l'homme dans les termes établis dans la Constitution vénézuélienne et dans les traités internationaux valides signés et ratifiés par la République.

 

Le Venezuela est engagé envers le Système Universel des Droits de l'Homme. C'est pourquoi il a présenté aux différents Comités des Organes de Traités les rapports demandés. Et dans les 2 cycles de l'Examen Périodique Universel, il a pris en considération et mis en place la plupart des recommandations formulées par les Etats.

 

Sur cette même ligne, dans le but de garder des relations de coopération avec le Conseil des Droits de l'Homme et ses mécanismes, le Venezuela a invité l'Expert Indépendant pour un Ordre International Démocratique et Equitable Alfred de Zayas. En concluant sa visite, l'Expert a fait une série de recommandations constructives qui sont étudiées par l'Etat vénézuélien et dont certaines ont déjà été mises en place.

 

Dans ce même esprit, le Venezuela a invité le Rapporteur Spécial sur les Répercussions Négatives des Mesures Coercitives Unilatérales sur la Jouissance des Droits de l'Homme Idriss Jazairy et le Rapporteur Spécial sur le Droit au Développement Saad Alfarargi à visiter notre pays dans le courant de cette année.

 

De nouvelles preuves que l'Etat vénézuélien souhaite conserver des relations de coopération avec tout le Système Universel des Droits de l'Homme.

 

En ce sens, la République Bolivarienne du Venezuela réaffirme son engagement à continuer à coopérer avec le Conseil des Droits de l'Homme, ses mécanismes et les autres organes des droits de l'homme des Nations Unies.

 

La Mission Permanente de la République Bolivarienne du Venezuela devant le Bureau des Nations Unies et autres Organismes Internationaux qui ont leur siège à Genève profite de l'occasion pour réaffirmer au Bureau du Bureau du Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l'Homme l'assurance de sa plus haute estime et de sa considération distinguée.

 

Genève, 12 mars 2018.

 

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

 

source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2018/03/13/venezuela-da-contundente-respuesta-a-irresponsables-afirmaciones-del-alto-comisionado-para-ddhh-de-la-onu/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/03/venezuela-note-verbale-remise-au-bureau-du-haut-commissaire-de-l-onu-pour-les-droits-de-l-homme.html