Amérique Latine : Le Sommet de Lima constitue la fin des Sommets des Amériques
« Si le Sommet des Amériques à Mar de Plata (Argentina-2005) a constitué l'enterrement de la ZLEA, le Sommet de Lima constitue la fin des Sommets des Amériques, » a affirmé dimanche le président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro Moros.
Le chef de l'Etat a signalé que sur les 34 pays invités au Sommet des Amériques de Lima, seuls 14 gouvernants ont été présents.
« Ils ont estompé le Sommet. Il n'y a pas eu de conclusions. Il n'y a pas eu de propositions. Il n'y a pas eu de décisions., » a déclaré le président après une conversation avec son homologue de l'Etat Plurinational de Bolivie, Evo Morales1.
Le président vénézuélien a indiqué qu'on doit reprendre le dialogue dans la diversité politique et idéologique de Notre Amérique.
« Comme l'a dit un jour notre frère, le président Rafael Correa: « Le Sommet des Amériques devrait être un lieu de rencontre entre le Nord et le Sud pour établir des relations de coopération (…) Du Venezuela, nous appelons au respect de la diversité politique, de la convivialité et de la coexistence des organismes multilatéraux. Reprenons le dialogue dans la diversité que certains Gouvernements de droite ont brisé. Etant la majorité en Amérique Latine, maintenons le dialogue dans la diversité, appelons au respect politique et à la coexistence, » a-t-il déclaré et il a remercié les mouvements sociaux du Pérou pour leur soutien à la Révolution Bolivarienne.
UNASUR et CELAC
Maduro a annoncé que son homologue de l'Etat Plurinational de Bolivie, Evo Morales, assumera la présidence tournante de la Communauté des Etats latino-américains et Caribéens (CELAC) et celle de l'Union des Nations Sud-américaines (UNASUR).
« Nous reprendrons avec plus de force le travail pour Notre Amérique à partir de ces organismes, » a-t-il indiqué.
Venezuela et Bolivie, 2 pays anti-impérialistes
Pour sa part, le président Evo Morales a précisé que Caracas et La Paz sont profondément anti-impérialistes.
« Des pays frères dans la lutte pour les plus humbles, pour les peuples, pour la construction du socialisme, » a-t-il déclaré.
Enfin, face aux attaques des Gouvernements de droite contre le Venezuela, le président bolivien a déclaré : « Qui sont-ils pour mépriser la volonté du peuple vénézuélien ? Seuls nos peuples décident de leur destin. »
Texte Luis Lovera Calanche
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
NOTE de la traductrice: