Venezuela : Le Venezuela condamne à l'ONU la déclaration d'ingérence des pays alliés des Etats-Unis
Au Conseil des Droits de l'Homme de l'Organisation des Nations Unies (CDH), le Venezuela a condamné vendredi la déclaration que des pays membres de l'organisation et de Gouvernements de droite d'Amérique Latine ont faite jeudi en faveur d'actions d'ingérence contre la Patrie de Simón Bolívar.
« Dans cette déclaration, ce groupe et certains pays européens se sont fait l'écho du pseudo-rapport élaboré par le Haut Commissaire aux Droits de l'Homme sortant pour exacerber l'interventionnisme contre le Venezuela, » a déclaré le Ministre des Relations Extérieures (MPPRE) dans une note de presse.
A propos de ce document, l'ambassadeur permanent du Venezuela devant l'ONU, Jorge Valero, a dénoncé le fait que ces pays reprennent les consignes du Gouvernement des Etats-Unis (USA), un pays qui a quitté le Conseil des Droits de l'Homme et il a fait ressortir que ce pays nord-américain a des alliés chargés de le représenter dans son agression contre le Venezuela.
« Nous déplorons que ce Conseil prétende accueillir de pseudo-rapports illégaux, unilatéraux et sans mandat contre des pays du Sud pour créer un grave précédent dans ce forum, » a dit Valero, cité par le ministère dans la note de presse.
Il a expliqué que le rapport contre le Venezuela n'a reçu de mandat d'aucun organe inter-gouvernemental compétent de l'ONU, encore moins du Conseil des Droits de l'Homme, c'est pourquoi le Venezuela le condamne et ne le reconnaît pas aussi bien dans sa forme que dans son fond.
L'ambassadeur a rappelé que le Venezuela souffre d'une situation économique provoquée principalement par l'ingérence que pratiquent les Etats-Unis grâce à des mesures coercitives unilatérales et à l'induction d'une guerre économique qui a un impact sur la vie des Vénézuéliens.
« Les sanctions étasuniennes interdisent au Venezuela d'acheter des médicaments, des aliments et des biens à capital produits dans d'autres pays, cela constitue une grave violation des Droits de l'Homme, » a-t-il déclaré.
A cause de cela, il a déploré le silence complice des pays qui ont signé la dite déclaration face aux mesures illégales des Etats-Unis contre le Venezuela.
Il a aussi condamné la double morale de certains Gouvernements qui soutiennent cette déclaration et dans les pays desquels sont dénoncées des violations systématiques des Droits de l'Homme : « Ils n'ont d'autorité morale pour juger personne dans le domaine de ces droits, » a-t-il commenté.
Valero a affirmé le caractère souverain du Venezuela ainsi que sa disposition à coopérer avec des organismes et avec les différents mécanismes de l'ONU dans le respect du principe de non-ingérence dans es affaires intérieures des Etats.
« Malgré les agressions et les menaces contre le Venezuela, le Gouvernement du Président Nicolás Maduro continuera à brandir sa diplomatie de paix et à fomenter la coopération et la solidarité internationale, » a-t-il déclaré et il a souligné que dans le pays, les Droits de l'Homme et les libertés fondamentales sont appliqués.
Il a rappelé la visite au Venezuela de l'expert indépendant de l'ONU Alfred De Zayas qui a constaté l'existence d'une guerre économique encouragée par les sanctions de l'Empire étasunien.
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
Source en espagnol :
URL de cet article :