Venezuela : La Commission des Affaires Etrangères du Sénat des États-Unis approuve une loi pour augmenter les sanctions
La veille, le La Commission des Affaires Etrangères du Sénat des États-Unis a approuvé la Loi d'Urgence, d'Aide à la Démocratie et au Développement du Venezuela (VERDAD).
Ce projet, présenté par les sénateurs Bob Menéndez, du New Jersey, et Marco Rubio, de la Floride, est considéré comme « le plus gros effort jusqu'à présent pour affronter la crise au Venezuela, » selon une note publiée sur le site personnel de Menéndez.
« Je suis heureux d'annoncer que notre projet VERDAD, l'effort bi-partite le plus important jusqu'à présent pour affronter la crise au Venezuela, a été approuvé par le Comité des Affaires Etrangères du Sénat, » dit le twitt de Menéndez.
Selon les sénateurs – ouvertement anti-chavistes – la loi VERDAD « augmente l'aide humanitaire au Venezuela de façon importante » et « reconnaît et soutient les efforts » du député d'opposition Juan Guaidó qui s'est autoproclamé « président par interim » du pays avec le soutien de Washington et a pris des mesures pour faire augmenter le blocus économique de son pays.
Cette loi « accélère aussi le planning des institutions financières pour la reconstruction du pays après (Nicolás) Maduro. »
Rubio a fêté l'approbation de cette loi par un message sur Twitter dans lequel il indique que cette loi soutiendra « l'aide humanitaire pour le Venezuela » qui s'élèvera à 400 000 000 de dollars mais le texte ne précise pas comment cette aide parviendra au Venezuela.
Le texte souligne « qu'on établit une politique destinée à ce que les États-Unis puissent trouver une solution pacifique et diplomatique à la crise du Venezuela » et que rien, dans ce projet de loi « ne peut être considéré comme une autorisation d'utiliser la force militaire. »
Plus de sanctions
La Loi VERDAD met en place plus de sanctions contre Caracas, comme le retrait des visas aux familles des personnes sanctionnées auparavant.
De plus, elle appelle instamment le Département d'Etat des États-Unis à inviter les Gouvernements d'Amérique Latine et d'Europe à mettre en place d'autres mesures coercitives pour asphyxier le pays dont la population subit déjà les ravages du blocus financier mis en place par Washington.
De même, elle enjoins aux Départements d'Etat, du Trésor et de la Justice de « faire des efforts internationaux pour geler, récupérer et réutiliser les fonds » du Gouvernement vénézuélien à l'étranger.
Depuis janvier dernier, après l'auto-proclamation de Guaidó, les États-Unis ont imposé des sanctions à quelques 70 membres du Gouvernement vénézuélien : des chefs des pouvoirs publics, des militaires, des gouverneurs et le président Nicolás Maduro en personne. Ces derniers mois, ils ont bloqué quelques 30 000 000 000 de dollars appartenant à l'Etat vénézuélien à l'étranger, nécessaires à l'achat de produits de base, d'aliments et de médicaments.
Les principales sanctions visent la compagnie pétrolière d'Etat Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA) et visent à remettre les actifs de l'Etat vénézuélien qui se trouvent dans des banques étasuniennes à Guaidó.
Réponse de Caracas
Le chancelier du Venezuela, Jorge Arreaza, a condamné le fait que des Vénézuéliens soutiennent cette initiative du Congrès des États-Unis destinée à « faire souffrir leurs compatriotes, » a-t-il dit en faisant référence à Carlos Vecchio, le ‘représentant’ du député Juan Guaidó à Washington.
Vecchió a publié mercredi une vidéo sur les réseaux sociaux pour remercier les sénateurs Menéndez et Rubio pour cette loi.
« Qu'ils ne se plaignent pas quand le peuple qui les observe, le leur redira avec leur voix et leur vote : ils ne reviendront pas, » a écrit le chancelier sur son compte Twitter et il a ajouté : «Trump, lève le blocus du Venezuela».
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
Source en espagnol :
https://albaciudad.org/2019/05/ley-verdad-sanciones-contra-venezuela/
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