Equateur: Plus de 50 000 manifestants dans les rues de Guayaquil
Le puissant mouvement indigène montre son pouvoir de mobilisation à Quito en ce septième jour de paralysie. La marche avance dans les rues de Guayaquil, Montúfar et Pichincha.
Ces peuples dignes montrent leur unité : des paysans, des indigènes, des travailleurs, tous sur le même chemin de lutte, l'abrogation des mesures économiques qui touchent les plus pauvres du pays.
Hier, les nationalités indigènes de l'Amazonie ont pris le siège du gouvernement de Pastaza.
Le Réseau des Organisations de la Société Civile Equatorienne dénombre 8 morts, 1.500 blessés, 512 arrestations parmi les dirigeants sociaux et les transporteurs et plus de 20 journalistes agressés à cause de la répression des Forces Armées et de la Police Nationale du pays en état de siège décrété par le président Lenín Moreno.
Dans son communiqué, l’organisation sociale prévient que le Gouvernement et les médias « criminalisent la protestation sociale et qu'on a même détecté dans les mobilisations des infiltrés qui se livrent à des excès et à des vols pour justifier la répression des manifestants. »
« Des sources proches du gouvernement nous ont informés qu'on cherche à arrêter ses opposants politiques et les dirigeants sociaux qui sont à la tête des manifestations, » dit le communiqué.
D'autre part, ils accusent la maire de Guayaquil, où le président Moreno s'est réfugié, d'appeler les citoyens à affronter les manifestants qui arrivent dans la ville.
Le 7 octobre dernier, la rapporteuse spéciale pour les Droits de l'Homme de l’Organisation des Nations Unies pour l'Equateur, Victoria Tauli-Corpuz, a manifesté son inquiétude à cause de l'usage excessif de la force qui a fait plusieurs morts et a appelé instamment le Gouvernement équatorien à encourager le dialogue inter-culturel pour résoudre ce conflit.
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
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