Venezuela : Le jeu se gagne ou se perd en contrôlant Caracas
Une incursion militaire à partir d’un pays voisin serait condamnée. De plus, la capitale est très loin de la frontière. La « meilleure option » serait des groupes armés à Caracas
Qui, en une semaine, pourraient la priver d’approvisionnement, a expliqué Adel El Zabayar, président de la Fédération des Associations Arabes du Venezuela.
« Les bandes de la côte 905 rappellent les groupes armés de la Syrie utilisés par les Etats-Unis pour tenter de prendre Damas. L’occupation est silencieuse et dure pendant des années. Elles reçoivent des conseils sur place de la part d’agents étrangers. Dans la réalité vénézuélienne, il y a des ressemblances qui indiquent que ce genre de choses pourrait se répéter à Caracas, » a-t-il déclaré.
Il a énuméré certaines des caractéristiques des bandes armées des pays en conflit pré-guerres et leur rôle dans les tentatives d’invasion étrangères : leur déploiement dans des lieux stratégiques de al capitale, leur forte puissance de feu et l’absence de l’Etat dans les communautés occupées.
Il a alerté sur le fait qu’historiquement, les milices locales pro-invasion (Afghanistan, Yougoslavie, Algérie) sont des groupes criminels déjà opérationnels qui reçoivent un entraînement, un financement et des dons : « Ils se forment avec des cosneils étrangers. Dans le cas de la Syrie, les conseils des Etats-Unis et d’Israël et dans le cas du Venezuela, les conseils des Etats-Unis et de la Colombie. »
Des bandes armées sont plus fiables pour les Etats-Unis que les hommes politiques locaux (ils peuvent les remplacer selon leurs plans et leurs besoins). Il peut y avoir des liens de soutien entre la direction politique et les bandes terroristes mais pas de commandement.
Il a incité les autorités et la population à ne pas sous-estimer ces groupes et à ne pas penser qu’ils peuvent être contrôlés et apporter des bénéfices : « Ils entrent dans la dynamique de la guerre pour tirer des bénéfices économiques et prendre le contrôle du territoire. Les Etats-Unis proposeraient de les utiliser en échange d’argent et d’une nouvelle vie à l’étranger. » Le rôle de la Colombie est de faciliter le plan (tête de pont et diversion) pour mener à bien la déstabilisation. « Je n’écarte pas des incursions ponctuelles sur notre territoire mais pas pour des batailles d’occupation. »
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
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