Venezuela : Précisions sur le naufrage à Güiria
Les autorités du Venezuela font une enquête sur le naufrage d'un bateau le 12 décembre sur les côtes de Güiría, dans l'état de Sucre (est), dans lequel sont mortes plus de 20 personnes qui se rendaient à Trinidad et Tobago.
Merci, le nombre de morts a atteint 23, on a identifié 21 cadavres qui ont été remsi à leur famille.
Quelques heures plus tôt, les autorités avaient arrêté le patron du bateau qui avait un casier judiciaire pour trafic de drogues et trafic illégal d'êtres humains et lepropriétaire de la ferme d'où est parti le bateau. Tous deux donnent des informations importantes pour l'enquête.
Capacité du bateau
Dans la zone où s'est produit l'accident sont déployés les médecins légistes du corps d'enquêtes scientifiques, pénales et criminelles (CICPC), le Ministère Public et la Force Armée Nationale Bolivarienne (FANB).
Selon des informations de première main obtenues par la correspondante de Telesur au Venezuela Madelein García, jusqu'à présent, les indices suggèrent qu'il s'agit d'un naufrage par excès de charge.
Ce bateau était conçu pour 15 passagers mais on estime que 26 personnes étaient à bord. On dispose de la liste des 19 passagers mais le propriétaire a fait monter sa famille et un de ses fils qui conduisait le bateau bien qu'il n'ait pas d’expérience. Les autorités cherchent à savoir s'il y avait des mineurs parmi les 19 passagers.
Selon les rapports, du point de départ du bateau jusqu'à Trinidad et Tobago, il faut environ 3 heures. Etant donné que les corps ont été trouvés dans des zones proches de la côte vénézuélienne, on estime qu'il n'y est jamais arrivés et que le naufrage a eu lieu 1 heure et demi environ après son départ.
Témoignages
Des membres des familles des morts interviewés en exclusivité par Madelein García prétendent que leurs proches allaient passer Noël à Trinidad et Tobago bien qu'ensuite, l'idée ait percée qu'il s'agissait d'un voyage à motivations économiques.
Une autre personne interviewée a signalé que pour se rendre à Trinidad et Tobago, on payait 300 dollars par personne et 1 200 pour une famille de 4 personnes mais qu'il était possible de retarder le paiement en as de réelle nécessité pour les voyageurs.
Une mère a regretté que sa fille ait pris ce bateau avec son petit-fils pour aller voir son père. La jeune a vendu plusieurs propriétés « pour partir à Noël et regarde ce que ça lui a coûté, sa vie, » a dit uen autre personne. Une famille au moins a perdu tous ses membres dans ce naufrage alors que d'autres en ont perdu la moitié.
Un pêcheur a raconté qu'il s'était mobilisé avec d'autres pour chercher ses êtres chers parce que de Trinidad et Tobago commençaient à arriver des informations disant qu'ils avaient été arrêtés.
« Nous aviosn bon espoir. Si cette informaiton n'avait pas été donnée, nous seriosn partis les chercher et nous aurions trouvé des survivants. Il y a eu manipulation, » a-t-il dénoncé.
Etant donné les liens culturels historiques, il est naturel que les gens passent la frontière entre Güiría et Trinidad et Tobago de la même façon qu'entre Cúcuta (Colombie) et San Antonio del Táchira mais l'émigration,pour des raisons économiques, est politiqée et utilisée par l'opposition.
La tragédie utilisée à des fins politiques
Dès le début, les autorités vénézuéliennes ont fait porter la responsabilité de ce naufrage à des groupes délictueux qui opèrent dans la zone est du pays et sont liés à des secteurs d'extrême-droite.
Des organisations non gouvernementales (ONG) étasuniennes et canadiennes utilisent des incidents comme celui-ci non pour susciter la solidarité envers les familles frappées par la tragédie mais pour attaquer politiquement le Gouvernement du président Nicolás Maduro.
Ces groupes, liés à Juan Guaidó et à son groupe, ont défendu l'idée que les citoyens vénézuéliens étaient arrivés à Trinidad et Tobago et que les autorités les avaient obligés à repartir avec le bateau plein de passagers.
Les ONG et le haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR) ont fait courir le bruit quele statut de réfugiés serait accordé aux migrants alors que c'est chaque pays qui en décide.
Trinidad et Tobago a dénoncé la fait que cela pourrait être lié à la traite de personnes et a réaffirmé qu'elles ne se prêteraient pas au jeu des ONG et de l'ACNUR d'associer ce regrettable événement à des intérêts politiques.
traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
Source en espagnol :
https://www.telesurtv.net/news/venezuela-conoce-ocurrido-embarcacion-guiria-20201216-0046.html
URL de cet article :
http://bolivarinfos.over-blog.com/2020/12/venezuela-precisions-sur-le-naufrage-a-guiria.html