Venezuela : Le projet qui pourrait faire du Venezuela l'un des plus importants exportateurs de gaz
Le président Nicolas Maduro a annoncé qu'il faisait certifier une zone qui amènerait la nation, à être la quatrième réserve mondiale de ce fluide énergétique.
Face au blocus et aux mesures coercitives imposées par les États-Unis et l'Union européenne (UE) à Caracas, le Gouvernement du Venezuela réalise une série d'actions grâce auxquelles il cherche à diversifier ses sources de revenus pour ne pas dépendre exclusivement de l'exportation de pétrole, une industrie limitée et affecté aussi bien par les sanctions que par les mafias de corruption récemment découvertes dans la compagnie pétrolière de d'Etat PDVSA.
Ces mesures ont été accompagnées par des décisions du Gouvernement visant à couper précisément la dépendance exclusive envers le brut en encourageant la production d'autres secteurs industriels comme les aliments, l'élevage, l'agriculture, le tourisme, les matières premières, entre autres domaines, qui aideraient le pays à améliorer sa situation économique et à exporter des produits destinés à capter des devises.
De plus, le Gouvernement a aussi encouragé les investissements pour qu'ils donnent de l'élan à différents domaines commerciaux qui non seulement sont nécessaires à la consommation nationale mais aussi pour dynamiser l'appareil de production et les exportations étant donné que pour faire des affaires avec l'industrie pétrolière, le capital étranger est obligé à demander des licences ou des permis au Bureau de £Contrôle des Actifs Etrangers des États-Unis (OFAC) pour pouvoir opérer au Venezuela, sans être soumis à des sanctions.
Sous ce régime de sanctions, le Gouvernement vénézuélien a réussi à faire un pas important pour que même l'industrie pétrolière diversifie ses revenus et ne dépende plus exclusivement du brut. Ainsi, début mai, le Venezuela a signé un accord énergétique important pour l'exportation de gaz naturel sur d'autres marchés, en particulier le marché européen, affecté par le conflit entre la Russie et l'Ukraine et des sanctions imposées à Moscou.
L'accord énergétique signé entre la compagnie d’Etat Petróleos de Venezuela (PDVSA) avec son homologue italienne ENI et la compagnie espagnole Repsol, toutes deux avec des licences de l'OFAC, permet l'exportation de gaz naturel liquide (LGN) condensé de l'usine de Cardon IV, a précisé le ministre vénézuélien du pétrole, Raphaël Tellechea.
Cet accord a été signé après trois ans de conversations pendant lesquels les entreprises ont cherché à construire un projet pour profiter des excédent de gaz que possède le Venezuela pour les insérer dans des marchés subissant des pénuries ou ayant besoin de cette ressource.
« La bande de caribéennes »
Surtout, le président du Venezuela, Nicolas, Maduro, a avancé que son Gouvernement travaille sur un projet ambitieux destiné à convertir le pays en l'un des plus importants exportateurs de gaz naturel du monde qui aurait comme principale source une zone industrielle consacrée à l'exploitation de gaz située dans l'axe nord–côtier vénézuélien.
Le chef de l'État a fait cette déclaration suite à la signature de l'accord entre PDVSA, ENI et Repsol, qui ouvre les portes à ce que le gaz vénézuélien, qui actuellement est brûlé, puisse être négocié à l'étranger et faire entrer des fonds que jusqu'à présent la République n'a pas réussi à capter.
« le Venezuela est en train de faire certifier ce qu'on pourrait appeler « la bande caribéenne ». Tout l’axe nord-côtier vénézuélien et plein de gaz, », a souligné Maduro, à propos de la zone dans laquelle serait installé l'appareil industriel destiné à l'exportation de gaz naturel.
« Nous sommes un pays béni avec de grandes richesses. Nous avons plus de 50 blocs (de gaz), » a ajouté le président qui a déclaré que, dans cette région du pays, il pourrait y avoir la quatrième réserve de gaz du monde, ce qui permettrait au Venezuela de faire un saut pour ne plus dépendre exclusivement du pétrole dans le domaine énergétique, de renforcer son économie et de répondre aux demandes sociales et financières en vue de l’avenir.
« Bienvenue aux investisseurs du monde. Le gaz dont vous avez besoin en Europe se trouve au Venezuela, ici, nous l’avons. Bienvenue !, » a ajouté le président vénézuélien, qui dirige l'intervention de PDVSA, entre autres entreprises d'État, dans le cadre de sa politique de lutte contre la corruption qui lui a permis de détecter diverses illégalité dans l'industrie pétrolière et d'autres entreprises stratégiques de production d’État.
Quand l'accord avec les compagnies pétrolières européennes annexé à l’extension d'une licence accordée à la compagnie étasunienne Chevron pour opérer au Venezuela a été signé, Maduro a souligné que maintenant, le PDVSA se dirigeait « pas à pas » vers le rétablissement de sa productivité et de ses relations « avec le monde », non seulement sur le marché pétrolier, mais aussi grâce a ses filiales, comme le gaz, l'industrie de matériel pétrochimique, plastique, des combustibles, des huiles, entre autres dérivés.
Plus de production de gaz et rétablissement du brut
Selon les données obtenue par Bloomberg, l'accord destiné à exporter le gaz vénézuélien est d’un très grand intérêt pour ENI est Repsol étant donné qu'on a enregistré une augmentation importante dans la production de cette ressource dans l'usine Cardon IV.
La production de gaz naturel dans cette usine est de 580 000 000 de pieds cubiques (quelques 14 000 000 de mètres cubes) par jour, c'est-à-dire 31 % deux plus que ce qui était produit en 2019. En mai, la production moyenne de condensé était de 16 000 barils par jour.
De plus, le Gouvernement vénézuélien, après être intervenu dans PDVSA, a engagé un plan destiné à récupérer et à augmenter la capacité de production avec un premier objectif qui est d'atteindre à court terme le million de baril de brut par jour.
Tellechea a dit récemment que dans le cas du gaz, l'objectif est que la production atteigne sa plus importante capacité à Cardon IV, quelques 1 300 000 pieds cubiques (plus de 30 000 000 de mètres cubes).
« Le gaz n'est pas officiellement l'objet de sanctions »
Le haut représentant de l'Union européenne pour la politique étrangère, Josep Borrell, qui a été dur à propos de l'imposition de sanctions à Caracas, a reconnu dans une interview accordée à El País que cette sorte de projet énergétique est importante parce qu’elle profite à l'Europe et au Venezuela.
« Aujourd'hui, même, le Venezuela brûle du gaz qu'il ne peut pas utiliser, alors que le gaz n'est pas officiellement soumis à des sanctions, seulement le pétrole. C'est l'un des pays qui produit le plus de méthane au bénéfice de personne alors que dans l'Union européenne, nous avons besoin de gaz », a-t-il affirmé bien qu'il est précisé que, pour que ce pas soit fait, il fallait l'autorisation des États-Unis qui a déjà été accordée.
Selon Washington et Bruxelles, les « assouplissements » destinés à permettre des affaires pétrolières et gazières avec le Venezuela sont également destinés à aplanir le terrain pour résoudre le conflit politique vénézuélien et pour que le processus de dialogue entre le Gouvernement et la faction radicale de l'opposition vénézuélienne qui ont signé un accord partiel en novembre 2022 que jusqu'à présent l'opposition n'a pas respecté reprenne au Mexique.
C'est pourquoi le retour des représentants du Gouvernement au dialogue au Mexique est soumis à des conditions. De plus, Caracas exige la levée totale des sanctions et la restitution de ses biens et de ses ressources retenus aux États-Unis et en Europe, qui se traduisent par des milliers de milliards de dollars appartenant aux caves de l'État vénézuélien auxquels il n'a pas pu avoir accès malgré les difficultés économiques qui ont porté atteinte à la qualité de la vie de la population et à son pouvoir d’achat.
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar infos
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