Venezuela: Nicolás Maduro rejette les propos de l'OEA sur l’Esequibo Guyanais
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a rejeté jeudi les récentes déclarations du secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, sur l’Esequibo Guyanais, la partie du Guyana que Caracas revendique comme sienne.
« C'est un être détestable qui sert les vils intérêts des transnationales qui cherchent à dépouiller notre pays d'une partie de son territoire », a déclaré le président vénézuélien sur le réseau social X, et il l’a exhorté à ne pas s'immiscer « dans les affaires de la patrie de Bolívar ».
Nicolás Maduro a qualifié Almagro d'interventionniste, et a donc demandé aux Vénézuéliens de participer au référendum consultatif qui aura lieu le 3 décembre prochain.
Le président vénézuélien Nicolás Maduro a revendiqué à de nombreuses reprises la souveraineté sur l’Esequibo Guyanais qui comprend environ les deux tiers du territoire du Guyana, pour « droit historique ».
Selon le Gouvernement vénézuélien, par ses déclarations, le secrétaire de l'OEA s'est mis « en marge de la légalité internationale et cherche à provoquer une crise sans précédent dans les Caraïbes », une tentative qui, a-t-il assuré, « n’aboutira pas ».
La vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, a également rejeté les commentaires de Luis Almagro et a souligné que son pays a de nombreuses raisons historiques, juridiques et politiques pour défendre ses droits légitimes sur le territoire de l’Esequibo.
Elle a assuré que le secrétaire général de l'OEA montre son ignorance de l'histoire de l'Amérique latine et a ajouté que les tentatives du Guyana pour menacer le Venezuela avec l'organisation régionale rencontreront le rejet acharné du peuple vénézuélien.
Le Venezuela a convoqué pour le 3 décembre un référendum consultatif qui prévoit la création d'un état (province) dans l’Esequibo Guyanais et la naturalisation de ses habitants.
La région de 160 000 km2 est riche en minéraux et en biodiversité, est administrée par le Guyana qui s'appuie sur une sentence signée à Paris en 1899 qui fixe des limites que le Venezuela rejette.
Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos
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