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Venezuela: Les membres d’une radio communautaire menacés d’être brûlés vifs.

2 Août 2024, 19:21pm

Publié par Bolivar Infos

 

 

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos

 

Le 30 juillet dernier, la radio communautaire Radio Venceremos, située à Carora, dans l’état de Lara, a été attaquée par un groupe important de personnes qui a détruit son matériel et frappé sauvagement les personnes présentes, faisant sieur blessés graves. L’une d’entre elle a été lancée d’une platebande, d’autres ont été sauvagement frappés, certains avec des pierres à peu de distance, ce qui leur a causé des fractures. Parmi ces personnes se trouvait un octogénaire qui a été déshabillé et humilié. Une autre personne acté menacée avec une machette. On les a arrosés d’essence et menacés avec un briquet.

 

Sur une vidéo publiée par la journaliste Madeleine Garcia de Telesur sur son compte X, l’une des victimes déclare: « Les attaquants ont lancé des cocktails Molotov sur a station de radio alors que lus de 20 personnes étaient à l’intérieur. » Ceux d'entre nous qui se trouvaient à l'intérieur ont pu l'éteindre, mais à un moment donné, le feu nous a envahis et nous avons dû évacuer en trois groupes. À ce moment-là, nous avons également entendu des coups de feu. Ils criaient « tuez-les », « poursuivez-les et brûlez-les vifs. »

 

Il a signalé que l’un des groupes qui fuyait est tombé dans le patio de la maison d’un militant de droite , « un professeur qui nous a livrés ». 5 ou 6 personnes sont sorties, mais 4 ou 5 autres n'ont pas pu s'échapper, « elles ont été sauvagement frappées » et se trouvent dans une situation de santé délicate.

 

L’une d’entre elles, du nom de Deinny, ils l’ont lancée d’une plate-bande et son état de santé est délicat. 22 mobylettes qui étaient utilisées, selon Rodríguez comme moyen de transport et de production  ont été brûlées parce que c’étaient des moto-taxis.

 

Il dénonce le fait que monsieur Cheo Ocanto, un vieillard, a été frappé et est arrivé chez lui complètement nu, humilié frappé et avec une fracture. Un autre, du nom d’Octavio, a été arrosé avec de l’essence et ils ont allumé un briquet pour le menacer. Edgar Carrasco, leur chef politique, est resté jusqu’à la fin : « Je ne sors pas d’ici avant que le dernier ne soit sorti. » Il a été secouru par les organismes de sécurité.

 

Le ministre de la Communication Freddy Ñáñez a interviewé vendredi Marconis Luis Rodríguez, communicateur populaire  communautaire et membre de Radio Venceremos, I a fait savoir que la radio a été pillée et brûlée et que ses membres continuent à être harcelés chez eux.

 

Il a raconté que mardi dernier, « nous avions une concentration pour fêter la victoire du Président Nicolás Maduro mais auparavant, le lundi, ils avaient déjà attaqué le siège , arraché e bannières et les affiches de Maduro  et avaient écrit des menaces sur les murs. Le lendemain, nous arrivons, nus repeignons les murs, nous arrangeons tout à nouveau et nous appelons les gens à faire la célébration. Mais, voyant que les violents s’étaient déjà réunis par secteurs, nous avons décidé de suspendre cette activité. A midi, ils s’étaient déjà rapprochés. »

 

Il a révélé qu’ils ont brûlé le pare-brise de la camionnette du  le préfet et député Elvis Méndez, qui avait arrêté sa voiture devant le siège, et commençait à chercher les problèmes. « J’étais dehors (ailleurs). On m’appelle (de la radio) et on me dit qu’ils étaient cernés. Je vais sur place avec quelques camarades mais nous n’avons pas pu y arriver parce qu’is étaient trop nombreux. Il y avait 300 ou 400 gamins avec des bâtons, des pierres, ils étaient drogués et ils avaient aussi des armes à feu. C’était une situation très forte. Nous voulions avancer lus près pour voir comment aider les camarades mais ça a été difficile. Il passait des gens qui criaient, qui disaient « nous attrapons déjà des chavistes. » Pour eux, la victoire était d’en fin ir avec la maison du parti et la radio. »

 

Dehors, il y avait plus de 20 personnes, des femmes, des jeunes, des hommes révolutionnaires qui étaient là et faisaient partie de l’équipe politique municipale de la municipalité de Torres. Il y avait des conseillers municipaux. Ils en ont profité our mettre le feu au siège avec eux dedans parce qu’is voulaient les tuer. »

 

« A ce moment-là, le préfet a appelé le maire  et lui a demandé de lancer un appel à ses partisans pour qu’ils n’attaquent as le siège. Celui-ci a fait la sourde oreille et après tous ces événements, il a publié un document mais l’était déjà tard, il ne l’a pas fait au bon moment. A quelques mètres se trouvait la mairie de la municipalité de Torres. elle n’a même pas eu d’éclaboussures, seulement la maison du parti qu’ils ont endommagée et ils ont brûlé la radio. »

 

« Ces gens cherchaient des symboles pour dire qu’ils avaient acculé es chavistes. Dans le cas de Radio Venceremos, nous rendions hommage à la Radio Venceremos du Front  Farabundo Martí au Salvador, à cause de la guerre civile qu’il y a eu dans les années 80  et eux, à ce moment-là, lui ont enlevé le transmetteur et c’est la victoire qu’is ont eue avec Radio Venceremos. L’histoire se répète: ils nous enlèvent le transmetteur, is nous enlèvent le matériel et pour eux, c’est une victoire: « nous en avons fini avec la radio ». Mais ils ne vont as faire taire le peuple,  les réseaux sociaux. Nous, nous lançons un appel aux gens, à la population, pour qu’elle prenne les choses avec calme qu’elle ne se laisse pas emporter par la haine. Nous pouvons avoir des différences politiques, religieuses, mais nous ne pouvons as nous laisser conduire par les réseaux sociaux, il y a beaucoup de haine sur les réseaux sociaux.

 

Il y a des publications qui disent que ce sont les chavistes les violents , que nous sommes les « collectifs chavistes », ceux qui tirent et lancent des pierres, et ça a été tout le contraire. Ils veulent dénigre le peuple qui soutient le Président Nicolás Maduro, » a dit Rodríguez.

 

Le ministre Freddy Ñáñez a signalé que le maire Javier Oropeza n’ayant pas  assuré ses fonctions de protection du peuple de la municipalité de Torres, d’un attaque annoncée, « doit répondre au moins devant la justice du délit « d’omission ». Nous aimerions penser qu'il s'agit d'une omission et d'une négligence. Nous aimerions lui accorder le bénéfice du doute. Mais cette négligence de la part de ce fonctionnaire doit faire l'objet d'une enquête ». Il demande au ministère public d'enquêter sur lui et aux autorités compétentes d'empêcher que de telles choses ne se produisent.

 

Ñáñez a aussi fait savoir que le Président Nicolás Maduro a ordonné la restitution de tout le matériel de Radio Venceremos et que cette radio jouit de tout le soutien de l’Etat.

 

Source en espagnol:

https://albaciudad.org/2024/08/personas-en-radio-venceremos-de-carora-fueron-rociadas-con-gasolina-y-amenazadas-con-quemarlas-vivas/

URL de cet article:

http://bolivarinfos.over-blog.com/2024/08/venezuela-les-membres-d-une-radio-communautaire-menaces-d-etre-brules-vifs.html