Venezuela : Destitution du principal recteur du CNE pour fraude électorale
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
La destitution de du recteur principal du Conseil National Electoral, Juan Carlos Delpino, conformément aux articles 31 et 32 de la loi organique du pouvoir électoral, a été décidée par l'Assemblée nationale en session ordinaire, ce jeudi, et elle a demandé au ministère public d'engager immédiatement une enquête exhaustive pour sa participation présumée à des faits condamnables qui violent de façon flagrant la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela et la loi, parmi lesquels : fraude électorale, conspiration, trahison envers la Patrie, association de malfaiteurs, promotion et incitation à la haine, entre autres.
Après la destitution de Delpino, l'Assemblée nationale a désigné Conrado Pérez en respectant « l'ordre des suppléants correspondant parmi les recteurs principaux » du CNE.
Conrado Perez a été présenté comme « un défenseur de la cause nationaliste, un défenseur et un connaisseur des institutions de l'État. » ainsi a été respectée, l'article 296 de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, troisième paragraphe ainsi que l'article 12 de la loi organique du pouvoir électoral, troisième paragraphe, concernant les absences comprises comme « temporaires » qui ne doivent pas dépasser les 10 jours ouvrables consécutifs sans justification et 90 jours, prorogeables à la discrétion du CNE.
La loi stipule que « quand il manque de façon absolue un recteur et ses suppléants, l'Assemblée nationale désignera le principal et ses suppléants dans les listes de personnes sélectionnées qui lui a été présentée par le conseil des évaluations et des candidatures électorales en prenant en compte l'ordre établi. »
C'est ainsi que Conrado Pérez Briceño a été désigné comme recteur principal et.Aura Rosa Hernández comme suppléante devant le conseil national, électoral. Ensuite, le président de l'Assemblée nationale Jorge Rodriguez a fait prêter serment aux nouveaux membres du pouvoir électoral.
La destitution
Rodriguez, en prenant la parole, à préciser que « l’imbécile" a commencé à se faire remarquer dès qu'il a été démontré que le vainqueur des élections présidentielles serait le président, Nicolas Maduro.
Il a dit que le plan était qu'il se présenterait à Venevisión le 28 juillet pour essayer de parler contre le processus électoral et de hurler à la fraude mais qu’il a « fait marche arrière » et est sorti en disant qu'il ne pouvait rien dire parce qu'« il n'était pas là ».
« Il allait se rendre le 28 juillet au siège de Venevisión pour porter atteinte une autre fois le développement du processus électoral et le résultat de ces élections. (…) En plus, on lui a demandé d'utiliser tous les moyens du Pouvoir électoral, en sa qualité de recteur, pour tenter d'influencer l'émission du premier bulletin, (...) ce qui s'est passé, c'est qu'il a pris peur et s'est caché, générant une situation qui, par la suite, n'a suscité que des rires et même des fous rires », a déclaré le parlementaire.
Il y a dénoncé le fait qu'avec l'argent de Rafael Ramires, on prétendait financer l'opération contre les élections qui ne sait pas concrétiser à cause de la « couardise » de Delpino.
Il a rapporté que beaucoup « ont anticipé » en disant que Delpino venait dire ce qui s’était passé le 28 juillet, mais ce qu’il a dit quand il est apparu est : « je ne peux rien dire parce que je n’étais pas là, c’est-à-dire Rafael Ramirez a dépensé ces réaux en vain, Julio Borges a été trompé une fois de plus, Alberto Federico Ravell a hurlé de rage. »
Il a déclaré qu'il a même des enregistrements sur lesquels Alberto Federico Ravell crie sur l'ancien recteur à cause de son inaction dans le plan programmé et l'accuse de couardise.
Il a ajouté que Delpino est actuellement sous le coup d'une interdiction d'entrer aux États-Unis, à cause du fait qu'il a été déporté car il était en situation illégale dans ce pays. « C'est pourquoi de Bogotá, il est parti au Panama et ensuite en Espagne » a dit Rodriguez et il a montré une photo de Delpino donnant la main à Edmundo Gonzalez.
Ouvrir une enquête
Il a souligné que non seulement il doit s'agir d'une destitution, mais qu'on doit ouvrir une enquête pénale pour que le procureur exerce les mandats de la loi d'extinction de propriété, que les sanctions administratives correspondantes soient établies par l'inspection et que le ministère public établisse les responsabilités pour les délits de trahison envers la Patrie, d'association de malfaiteurs, ou de complicité dans l’assassinat de 27 personnes.
Pour sa part, le député José Villarroel Garcia a signalé que Delpino a refusé de se réunir avec la direction, s'est absenté de ses fonctions et ensuite a quitté le pays. De même, il a signalé que le recteur, au moment où la Patrie, en avait le plus besoin, n'a pas rempli ses fonctions, a attaqué l'institution et fait des déclarations à des médias étrangers.
Il a souligné qu'il faut lui appliquer la loi d'extinction de propriété et que, dans ce cas, en plus de le remplacer à cause de son absence absolue, il s’agit d’un cas de "trahison envers la patrie », et il s’est demandé pourquoi il avait rencontré un représentant du Gouvernement des États-Unis à Bogota.
« Juan Carlos Delpino fait partie de la conspiration destinée à porter atteinte aux résultats des élections, à semer la violence, et en conséquence, il a la responsabilité des 27 morts, et nous les ferons payer pour chacun des Vénézuéliens qu'ils ont assassiné sauvagement et brutalement, cela personne ne le dit, ces morts ne chagrinent pas l'Union européenne, les Yankees, (…) C'est pourquoi il a fui le soir du 28 juillet, pour ne pas remplir la fonction constitutionnelle de donner le résultat des élections, » a-t-il affirmé.
Le président de l'Assemblée nationale a déclaré que le plan prévu avec Delpino ayant échoué, ils sont passés « au plan suivant » dénoncé ce jeudi par le ministre Cabello qui a parlé de dizaines de mercenaires capturés au Venezuela.
La députée Iris Varela a précisé qu’on ne peut pas ne pas être indigné quand un fonctionnaire du pouvoir électoral, d'une manière « répugnante s’allie avec les ennemis de la Patrie pour conspirer contre la République » et elle a indiqué qu'il s'agissait de délits qui portent atteinte à l'État et à la sécurité de la nation.
Il convient de rappeler que Diosdado Cabello, ministre de l'intérieur, de la justice et de la paix, a indiqué dans son émission Con el mazo dando que Delpino avait été sorti du pays par la Colombie et emmené ensuite au Panama dans l'espoir qu'il suive le scénario de la fraude présumée, mais il est apparu un mois plus tard en niant avoir des preuves et en confirmant que le système électoral avait été victime d'attaques informatiques.
« Il s'est rendu en Colombie où il a été accueilli par une très jolie fille portant les initiales P.O., il a été emmené chez un directeur de Pacif Rubiales et, de là, dans une maison de l'ambassade des États-Unis à Bogota. C'est là qu'il a été détenu avec cinq personnes qu'il avait emmenées avec lui. Ce type est un otage », a souligné Cabelló.
Les autorités pensent que Delpino a quitté son poste le 28 juillet même. Il aurait ensuite fait des déclarations à certains médias étrangers.
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