Équateur : Un sondage post-électoral donne la victoire à Luisa Gonzalez
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine–Bolivar infos
Après avoir appliqué un diagnostic quantitatif en République d’Equateur du 14 au 16 avril dernier, l'institut de sondage argentin 3.zéro a enregistré le regard des Equatoriens sur le climat socio-politique après les élections du second tour avec des données qui confirment la victoire de la candidate à la présidence Luisa Gonzalez au ballottage de dimanche dernier.
1000 personnes de plus de 16 ans résidant en Équateur et possédant un accès à Internet, ont répondu à la question : « Et si les élections avaient lieu à nouveau, pour quel candidat, voudriez-vous ? » 52,7 % des personnes interrogées (avec une projection de bulletins blancs et d'indécis) ont choisi la dirigeante progressiste, actuelle présidente du mouvement Révolution Citoyenne.
À l'annonce de cette information, l'ancien président équatorien dirigeant historique de la Révolution Citoyenne, Rafael Correa, a partagé ces données sur X et a déclaré que les investigations post-électorales confirment que la gagnante de dimanche est l'avocate de 47 ans. « L'entreprise est Argentine, extrêmement sérieuse. L’Equatorien le sent aussi et le sait. Nous présenterons bientôt un rapport avec toutes les illégalités commises, » a-t-il écrit.
Et il a évoqué la vidéo que Luisa a publiée mercredi avec une dénonciation qui comprend certains chiffres « mais la plus grosse partie de la fraude a été faite dans les bureaux de vote et nous sommes en train d'enquêter pour savoir comment, » a déclaré le dirigeant progressiste.
Il a insisté sur le fait que les autorités équatoriennes ont empêché de prendre des photos des votes et il a affirmé que le sondage de 3.0 est public et disponible pour être vérifié.
Trois jours après le second tour des élections, Luisa Gonzalez est réapparue sur des plates-formes digitales pour dénoncer la découverte de nouvelles preuves d’illégalité dans le décompte des voix lors des dernières élections. Elle a alerté sur de multiples versions de procès-verbaux qui ont été modifiés par le Conseil National Electoral (CNE) après avoir été soumis au système.
Elle a précisé que 1 984 procès-verbaux ne comportent pas les signatures conjointes des autorités des bureaux de vote, ce qui viole l'article 127 du code de la démocratie et devraient les invalidés. Elle a évoqué 1 526 procès-verbaux dont le total ne coïncide pas avec le nombre de votants et a révélé l'enregistrement de 1 582 procès-verbaux dont le résultats ne correspondent pas à la moyenne de leurs bureaux de vote respectifs, ce qui indiquerait d'éventuels ajouts de procès-verbaux dans ces bureaux.
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