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Amérique latine: Les défis du nouveau secrétaire général de l’OEA

3 Juin 2025, 16:06pm

Publié par Bolivar Infos

 

 

 

Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-bolivar Infos

 

De l’affrontement au dialogue

 

Albert Ramdin a été élu avec le soutien de la grande majorité des pays membres de l’Organisation des Etats Américains (OEA).

 

Albert Ramchand Ramdin a pris possession de la charge de secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) samedi dernier. Un changement dans l’organisation panaméricaine  internationale qui souhaite laisser derrière elle les polémiques qui ont caractérisé le mandat de son prédécesseur, l’Uruguayen Luis Almagro.

 

Ramdin, un Surinamien de 67 ans, a été élu le 10 mars dernier. sa candidature a été soutenue en particulier par les pays des Caraïbes et les Gouvernements progressistes de la région comme le Brésil, la Colombie ou le Mexique. C’est la première fois, dans l’histoire de l’OEA, qu’un représentant des Caraïbes est élu à ce poste.

 

Une longue expérience à l’OEA

 

Ramdin a été ministre des affaires étrangères du Surinam jusqu’au 25 mai dernier, date à laquelle s’achevait le mandat d’Almagro et se déroulaient les élections générales dans son pays. Auparavant, il a été l’adjoint du secrétaire général de l’OEA pendant 2 mandats (2005-2015) quand l’organisation était dirigée par le Chilien José Miguel Insulza. Ses relations avec l’organisation avaient débuté presque 10 ans plus tôt, en 1997, quand il avait été nommé ambassadeur et représentant permanent de son pays devant cette institution et ensuite conseiller politique du secrétaire général.

 

Le nouveau secrétaire général est un diplomate de carrière et est depuis 5 ans en première ligne dans le politique de son pays où, en plus de ministre, il a été vice-président du conseil des ministres et second vice-président du comité de sécurité nationale.

 

En outre, pendant cette période, il a concilié son travail au Gouvernement avec la présidence  du conseil exécutif de l’Association des Etats des Caraïbes (AEC) et la présidence  du conseil de coopération et de développement des Caraïbes de la commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes des Nations Unies  (CEPAL).

 

Né à l’époque où son pays était une colonie des Pays Bas, sa langue maternelle est le néerlandais mais il parle aussi anglais et espagnol. Il est licencié en géographie sociale de l’université d’Amsterdam, où il a approfondi les problématiques de l’économie latino-américaine.

 

Des idées progressistes

 

On espère que pendant son mandat, il encouragera la diversité et la représentativité des petits pays des Caraïbes dans l’organisme dont certains affrontent des crises en matière de dette publique et de sécurité des citoyens, en particulier.

 

De plus, il s’est distingué en défendant un soutien plus important et meilleur de Haïti, un pays qui affronte une crise multiple et des problèmes institutionnelles conflits armés et des famines.

 

Sur le site qu’il a créé en tant que candidat sont exprimées certaines de ses idées comme son pari sur des politiques destinées à atténuer le changement climatique, à maintenir la paix et en faveur du développement soutenable.

 

Il y a aussi de nombreuses références à l’équité, au renforcement des institutions financières internationales, à l’unité, à l’inclusion et à la reconnaissance de la diversité de la région.

 

A la recherche d’un nouveau profil pour l’OEA

 

Tout au long de son histoire, l’OEA a été l’objet de critiques et de polémiques qui ont été fréquentes sous la mandat du secrétaire général sortant, Luis Almagro. Elle a été accusée de partialité dans la résolution des conflits, en particulier à cause de sa position envers le Gouvernement du Venezuela.

 

Ainsi, en 2019, l’organisation a été accusée d’in Garence dans les affaires intérieures de la Bolivie à l’occasion des élections générales et de la crise politique qui les a suivies.

 

En 2018, Almagro a fait les gros titres de la presse internationale en affirmant à propos de l’ancien premier ministre espagnol José Luis Rodríguez Zapatero: « Mon conseil est qu’il nie soit pas idiot, » ce qui a provoqué une protestation officielle du Gouvernement espagnol.

 

De fortes critiques de sa partialité ont jalonné toute son histoire, de l’expulsion de Cuba en 1962 à cause de son adhésion au marxisme-léninisme à son silence sur les coups d’Etat soutenus par les Etats-Unis en Uruguay, en Argentine et au Chili, en passant par son mutisme face à la mort du président chilien Salvador Allende.

 

Maintenant, on espère que Albert Ramdin deviendra une figure unificatrice, impartiale dans les différends internes ou internationaux, facilitera le dialogue et mettra en place des politiques bénéfiques pour tous les États, y compris les plus petits des Caraïbes.

 

Source en espagnol:

http://www.cubadebate.cu/noticias/2025/06/02/de-la-confrontacion-al-dialogo-el-reto-del-nuevo-secretario-general-de-la-oea/

URL de cet article:

https://bolivarinfos.over-blog.com/2025/06/amerique-latine-les-defis-du-nouveau-secretaire-general-de-l-oea.html